Ce livre est une suite d’histoires s’imbriquant les unes dans les autres.

A chaque histoire, un narrateur adolescent différent ; chacun est une victime collatérale de la crise et du chômage qui touche ses parents.

Chacun raconte à sa façon un équilibre familial bouleversé. Il y a Hugo, ulcéré de voir sa mère humiliée et résignée devant une employée de Pôle Emploi. Karine et Bruno sont un peu têtes à claques, l'une avec son Qi de 135 et ses airs supérieurs, l'autre obnubilé par ses jeux vidéo mais tous deux sont sensibles au drame qui couve depuis que leur père, cadre, est au chômage.

Pour Bruno "X-Ray la Crise est le pire prototype cyber-ninja que je connaisse. En comparaison, son pouvoir dévastateur est bien supérieur à un Spinal Smash, et papa est loin d'être un guerrier infaillible".

Le père d’Anthony, routier longue distance, est souvent absent et sa mère travaille de nuit dans un hôpital. Délaissé, le garçon passe ses soirées à boire avec son ami Flavien. Cyril, un garçon sans histoire, se laisse embarquer dans leurs jeux...

Avec sa verve habituelle et son sens de la formule, Christophe Léon dénonce une société où le travail reste une valeur essentielle et où celui qui le perd est mis sur la touche.

À paraître le 21 octobre 2014 ()



 Résumé : La mère d'Hugo le supplie de l'accompagner à Pôle Emploi pour lui porter chance. Le père de Karine vient de démissionner sans donner aucune raison à sa famille. Flavien, Cyril et Anthony noient le mal-être de leur crise d'adolescence dans l'alcool. Bruno, trop jeune pour regarder le monde des adultes s'oublie dans les jeux vidéo....

- Avis : Comme pour beaucoup de ses romans, Christophe Léon déploie sa trame favorite. Une histoire portée par différents protagonistes. Ils ne se connaissent pas. Chacun raconte l’histoire selon ses émotions et son ressenti. Finalement ils vont finir par se rencontrer. Destins croisés sur fond de crise. A chacun la sienne d’ailleurs, les parents subissent le chômage et l’emploi précaire qui secouent leur couple. Les enfants grandissent dans cet atmosphère pesante du stress permanent et de l’humiliation. Jeunes ils s’échappent dans la virtualité des jeux vidéo. Adolescents ils s’évadent dans des pratiques dangereuses pour échapper à un avenir qui leur fait peur. Christophe Léon dresse un portrait sociétal aussi triste que plombant. Ne sachant sans doute pas comment donner un peu d’air et de lumière à son roman il en élude la fin. Ou alors laisse-t-il la liberté au lecteur de choisir ? ()




Coup de cœur roman ados

Destins croisés d’adolescents sur fond de misère sociale. Hugo ne supporte plus de voir sa mère baisser les bras face à sa recherche d’emploi. Anthony ne voit jamais la sienne, qui travaille de nuit dans un hôpital tandis que Karine et son petit frère Bruno se disputent sans arrêt depuis que leur père est au chômage. Quant à ce dernier, il est tout simplement en train de péter les plombs…

C’est un roman intense et fort qui monte crescendo vers une fin que le lecteur devine tragique. La tension devient extrême… Et hop ! Au dernier moment, les personnages retombent sur leurs pieds, un peu abimés quand même mais bien vivants. Ce roman, plein de désespoir et de doutes, n’est au final pas complètement désespérant ! ()




Christophe Léon est un auteur que l’on pourrait qualifier de machine à écrire en publiant 30 romans jeunesse dont X-Ray, La Crise en 8ans. Certains de ses romans tels que Bleu Toxic (éditions Le Seuil) et Silence, on irradie (éditions Thierry Magnier) on été sélectionnés par l’Éducation Nationale pour être lus par les élèves de 5e et de 3e.

Son succès ne s’arrête pas là, le roman Délit de Fuite, parut en 2011 aux éditions La Joie de Lire, ayant été traduit en plusieurs langues fut adapté à la télévision. Cette adaptation reçu d’ailleurs le Laurier 2014 de la télévision et de la radio catégorie Civisme et Grandes causes.

La crise vue par les jeunes
 
Ce livre est une suite d’histoires qui s’imbriquent les unes dans les autres. Ce sont l’histoire d’adolescents et d’enfants qui vivent la crise à travers le chômage d’une mère, l’absence d’un père, et les querelles que les difficultés financières et sociales peuvent apporter à la maison.
Leur rapport à la crise n’est pas direct, certains sont même trop jeunes pour la comprendre, cependant ils la vivent au quotidien et c’est leur point de vue que X-Ray la crise nous propose.

Des histoires les unes dans les autres

Le point fort de ce roman jeunesse est la façon dont les histoires sont liées. Le lien qui n’est pas forcément évident au début de la lecture devient flagrant et apporte beaucoup à l’histoire commune de ces familles qui vivent la crise.
La seconde chose qui m’a plu c’est la distance donnée par les enfants de la vision de la crise que nous avons communément. On ne cède pas à la morosité même si ces jeunes ont des difficultés, à aucun moment ils n’inspirent la pitié (contrairement à leurs parents dans certains cas).

 Finalement, ce que j’ai apprécié dans ce roman c’est que malgré la vision distante que ces enfants ont de la crise, ce livre ne les prends justement pas pour des enfants "trop jeunes pour comprendre" ce qui se passe dans la société qui les entoure. Cette histoire comprends que les jeunes, même si ils ne vivent pas la crise comme leurs parents à travers le chômage, les problèmes d’argent et de couples, ils vivent la crise quand même en en connaissent les enjeux. ()


Ecoutez l'émission 29 minutes

X-Ray la Crise sur France Culture, l'émission Le Temps buissionnier, d'Aline Pailler le 17 mai 2015






X-Ray, La Crise est un roman ados publié le 21 octobre 2014 par les éditions Joie De Lire. Je les remercie ainsi que Babelio pour m’avoir permis de lire cet ouvrage et ainsi de découvrir cet auteur.

Christophe Léon a choisi d’aborder un thème actuel, un thème qui fait la une des journaux, un mot que les enfants et ados entendent tout les jours : “la crise”. Cette “crise” qui touche les adultes, les gens qui travaillent, l’économie et en réalité les enfants plus que ce qui n’est véritablement dit notamment sur les JT.

Synopsis et structure

A travers des voies diverses nous allons voir comment la crise a bouleversé le quotidien de ces jeunes et de leur famille. Comment LA crise va provoquer une crise familiale, une crise personnelle, une crise de nerf.

Chaque chapitre est focalisé sur un enfant différent.

Il y a tout d’abord Hugo qui accompagne sa mère à pôle emploi et qui voit la résignation et la fragilité des gens qui cherchent du travail au point d’accepter n’importe quel emploi.

Ensuite il y a Karine avec un QI bien au dessus de la moyenne. Brisée, elle cherche à tout contrôler, à briller et à être parfaite seulement elle ne peut pas remplacer ses parents. Prise au coeur de la dispute conjugale de ses parents, elle doit faire avec un petit frère fragile, Bruno. Nous le retrouverons deux chapitres plus loin avec sa passion pour les jeux vidéo.

Cyril se trouve pris entre les soucis familiaux des parents de Karine et Bruno et les déboire de son meilleur ami Anhtony. Ce dernier, livré à lui même à cause des emplois de ses parents, se met à boire démesurément avec ses amis Cyril et Flavien ou même seul.
Un avis global

Des histoires séparées qui ont des liens plus étroits que l’on ne le pense.

Christophe Léon nous présente des tranches de vies qui offrent une vision de la réalité. Un témoignage réaliste sur ce que vivent les enfants délaissés, dont les parents sont aux chômages, sans revenus, avec un maigre salaire malgré les heures de travail … Une lecture qui m’a plu mais qui n’est pas douce et rose. Une intrusion dans des vies pas forcément éloignée de la notre et qui donne à réfléchir sur l’actualité, sur la société, sur l’économie et le système français.

Un ouvrage de 123 pages, conseillé à partir de 15 ans, qui se lit facilement grâce à une plume délicate et qui transcrit avec douceur et justesse un sujet difficile et épineux.
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La crise : pas très glamour comme sujet ! Oui, mais un texte de Christophe Léon, c’est toujours prometteur. Ici encore, il ancre son texte dans une réalité sociale dure. Le roman s’étale sur une journée et le lecteur suit 6 adolescents sur un temps très court, chaque chapitre s’attache à l’un d’eux mais un fil plus ou moins ténu les relie les uns aux autres. Ils ont en commun d’être les enfants d’adultes perdus dans un monde en crise : perte d’emploi, fins de mois difficiles, couples en rupture… Les parents sont souvent vulnérables, désemparés et leurs tourments se répercutent sur les enfants, eux aussi prennent la crise de plein fouet et se retrouvent en manque de repère, en décrochage scolaire pour certains, livrés à eux-mêmes pour d’autres… « La Crise, elle revient tous les jours sur le tapis. Je n’y pige pas grand-chose. Je pense que c’est comme une attaque X-Ray qui, au lieu de briser les os en scannant le squelette des victimes, casserait le moral de toute la tribu en révélant la face sombre de chacun. Une arme fatale » résume avec lucidité Bruno, un enfant de 10 ans qui se réfugie dans le virtuel pour échapper au quotidien bien trop inquiétant. Un texte factuel, sec, nerveux, une tension grandissante au fil des pages, on pressent le drame et puis…

Pour ados (et adultes !) ()





Il y a Hugo, qui a accepté d’accompagner sa mère à Pôle Emploi et déteste l’image de perdants que ça lui renvoie de ses parents et de lui-même; Karine, un QI de 135, un père au chômage, une mère qui n’en peut plus et un frère qui préfère s’abrutir dans les jeux vidéo; Anthony et Flavien qui noient leur détresse dans les jeux à boire et entraînent Cyril. Chaque chapitre raconte à la première personne l’histoire d’un des personnages, les suit l’espace d’une soirée et d’une nuit, sur des chemins où les adultes mis sur la touche par notre société qui fait passer le travail avant tout ne sont plus toujours capables de tenir leur rôle et où les enfants doivent se montrer forts à leur place. Un roman coup de poing à conseiller aux plus grands.  ()





La mère de Hugo est au chômage. Le père de Karine aussi. Quant à Anthony, Cyril, Flavien, ils jouent avec l' alcool sous le nez de leurs parents, trop occupés à lutter contre la précarité. Et Bruno, lui, s' oublie dans les jeux vidéo. Le temps d' une nuit, toutes ces vies vont se croiser. La Crise ne touche pas que les parents.

Ce livre court à la lecture facile grâce au découpage en courts chapitres (6 chapitres, 6 enfants) et à l’écriture simple pose bien le mal-être actuel des ados, complètement paumés face à la crise qui touche leurs parents. Faire finir le roman par le chapitre consacré à « l’homme » qui à mon avis ne sort pas grandit de cette histoire est une bonne idée. Une vision de la réalité économique actuelle où chacun essaye de trouver un moyen d’évasion comme il peut. Pas très gai…. ()





Troisième rencontre avec l'auteur après Délit de fuite et Silence, on irradie et encore un texte qui fait mouche. C'est un roman choral qui met en scène plusieurs jeunes gens issus de milieux sociaux difficiles. Leurs parents sont au chômage, leurs familles sont disloquées et leur quotidien souvent compliqué. C'est une fiction contemporaine mais cette histoire autour de la misère sociale dans un contexte de crise a un mauvais goût de réel... Une fois de plus l'auteur signe un texte qui remue le lecteur. Dans une société où le travail reste la valeur première, ceux qui n'en ont pas sont mis au rancart et la perte d'un emploi peut facilement détruire, y compris l'entourage proche. Les personnages de X-ray la crise n'ont rien d'exceptionnel, ce sont des ados comme on en rencontre, hélas, partout. On voudrait les aider, les sortir de cet univers sordide, leur rendre leur place d'enfant. Car, dans ces familles meurtries, ils sont parfois obligés de prendre des responsabilités d'adultes et de remplacer leurs parents qui ne savent plus ou ne peuvent plus endosser leur rôle.
L'écriture de Christophe Léon est frappante et particulière, chaque fois on reconnaît son empreinte, et son talent. ()




X-Ray la Crise aborde un thème très actuel, peu abordé dans la littérature adolescente : la crise, le chômage, la précarité et tous les changements que cela entraine pour des adolescents.
Christophe Léon écrit des histoires fortes en émotion, qui laissent un goût amer une fois le livre refermé. J'ai déjà lu Silence, on Irradie, Mon père n'est pas un héros/Fukushima et Bleu toxic du même auteur (autour de la dangerosité du nucléaire) et le sentiment est toujours le même. C'est un roman court, très rythmé, avec une narration presque cinématographique.
A lire !  ()






L'auteur nous propose de passer au rayon X la "Crise".

Ses héros sont des jeunes adolescents dont les parents sont en train de vivre le tsunami que constitue le chômage. Une sorte de mise au rebut concoctée par la société afin de mettre de côté tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent plus rester dans le rail.

Le récit commence par une visite humiliante à pole emploi. C'est le chômage qui constitue en quelque sorte le personnage principal de l'histoire.

L'auteur suit la trajectoire d'une poignée de jeunes qui sont confrontés à ses conséquences : parents en fuite, désespérés ou encore anesthésiés et surtout moral en berne et perte du goût de la vie.

Pourtant, ses héros sont ces ados qui continuent à se battre et à croire une autre vie possible. Même s'ils ne reçoivent qu'un mur en réponse.
 
Leurs prénoms ornent la plupart des chapitres. Au contraire, le dernier s'intitule "L'homme" comme pour mieux montrer sa déshumanisation par le système mis en place.

Le lecteur tremble bien souvent avec eux. Qui y a t-il sous la couverture de cette vieille Volvo ? Il me semble que ce sont nos peurs de voir les conséquences de l'acceptation de la mise à l'écart des plus faibles au nom de "la Crise".

C'est donc un thriller qu'il appartiendra, une fois encore au lecteur de terminer puisque l'écrivain suggère plus qu'il n'impose une fin. Il n'y plus vraiment de place pour la famille dans ce monde cruel. A moins de faire le grand saut ?

Un livre intriguant pour discuter, réfléchir, et sûrement aussi s'indigner d'un monde où le fantôme de la crise sert à lobotomiser les pensées. A lire... ()






Ils sont jeunes, ados, et confrontés directement aux conséquences de la crise.
Leur point commun ?  Le chômage qui touche un de leur parent. Le chômage qui rythme leur quotidien et entraine toute leur famille dans un engrenage ascendant quasi-irrémédiable.
Perte de poste, rendez-vous infructueux à pôle emploi,  humiliation, désespoir, couple mis à mal, ... quelle issue semble possible ?
Chaque chapitre nous expose un ado au cœur de sa propre situation personnelle, face à son propre bouleversement et à sa propre réaction : la résignation,  la violence, la responsabilisation, ...
Des histoires individuelles, finalement très proches et liées les unes aux autres.
 
Ne cherchons pas de réponse dans ce court roman. Christophe Léon n'a pas de recette miracle !
En nous proposant les témoignages réalistes et presque intrusifs de destins brisés d'adolescents, Christophe Léon, comme à son habitude, s'indigne, nous interpelle et cherche à nous fait réfléchir sur des questions de société.
Alors, le débat est lancé !  ()

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« La Crise, (...) je pense que c'est comme une attaque X-Ray qui, au lieu de briser les os en scannant le squelette des victimes, casserait le moral de toute la tribu en révélant la face sombre de chacun. Une arme fatale... ». Cette définition, ô combien parlante, est celle d'un jeune garçon qui se réfugie dans les jeux vidéo depuis que son père, au chômage, s'enfonce dans la dépression, entraînant l'équilibre familial. Bruno doit aussi supporter sa soeur, Karine, dont la route croisera celle d'Anthony, ado en manque de repères qui passe son temps à boire avec Flavien... Impossible pour un ado, de ne pas reconnaître une part d'eux-mêmes ou de leur histoire dans une des figures de ce roman social. Destins qui se croisent pour tisser le portrait d'une société en déliquescence. Victimes collatérales des problèmes professionnels et financiers de leurs parents, les ados souffrent avec eux, mais sont surtout... en colère. Ils leur en veulent de se montrer faibles, de briser le mythe du parent « tout-puissant ». Justesse psychologique, rythme, émotions, suspense, tension... Christophe Léon montre, ici encore, qu'il n'est pas nécessaire de parler de police ou de vampires pour construire un excellent page turner. Jusqu'au bout, on ne sait s'ils finiront par sombrer ou trouver les raisons d'espérer. ()





On voudrait que, une fois ce mince livre refermé, les adolescents confrontés, à travers leurs parents, au chômage, à l'humiliation, à la précarité, se sentent un peu moins seuls, et que ceux qui ne connaissent pas ce drame aient un vrai regard de "sympathie" ( étymologiquement : souffrir avec ) sur "les autres", sur ceux qui, un jour peut-être, ont été eux aussi heureux.
Toute la gamme des situations et des sentiments que le chômage entraîne sont là, vécus à travers six ados, dont les destins se rencontrent l'espace d'une nuit, puis à travers "L'homme ", le père de Karine et de Bruno, qui a perdu jusqu'à son nom, le seul qui ne parle pas à la 1ère personne, puisqu'il n'est plus une personne, mais seulement un homme sans travail...
Il y a donc Karine, la surdouée 135 et son petit frère Bruno, rivé à son écran d'ordinateur, mais que des mots de "grands" viennent pourtant rejoindre, des mots comme "assisté", à moins que ce ne soit l'odeur forte de son papa, qui n'a plus le courage de se laver. Il y a Flavien, l'obèse, qui a un jour été un mince enfant poète que son père amenait sur sa Harley voir une corrida pour qu'il "s'en fasse une idée par lui-même". Il y a Anthony, définitivement étiqueté cyclothymique, qui remplace par l'alcool le manque de dialogue avec les adultes, Anthony qui joue les durs, puisque sa mère ne sait que lui demander "quelle connerie il a encore faite" quand il arrive péniblement à lui dire "Je t'aime, maman". Il y a Cyril, qui se laisse entraîner dans le vol d'une voiture. Il y a Hugo qui, tout à coup, explose de violence parce qu'il ne supporte plus de voir sa mère humiliée et offensée à Pôle Emploi.
Et il y a ces mères, résignées ou révoltées, celles qui luttent encore et celles qui n'appellent plus leur mari par son prénom, qui sont prêtes à abandonner tout, maison, époux, enfants.
Il y a les premiers temps du chômage, où le cœur était encore à l'espoir, presqu'à l'euphorie, parce qu'on disposait enfin de temps pour les siens et qu'on croyait qu'il est facile de retrouver du travail quand on est qualifié.
L'écriture de ce roman est simple, sa lecture facile grâce au découpage en courts chapitres, et l'utilisation de la première personne - sauf, on l'a dit, pour le dernier chapitre consacré à "l'homme" - permettra aux adolescents, même à ceux qui ne sont pas de grands lecteurs, une forte identification.
Merci à Babelio, à Masse Critique, à Christophe Léon l'auteur, et aux éditions La joie de lire, dont on ne peut qu'encourager la collection "Encrage".  ()






Hugo, un père en invalidité qui se noie dans la bière, se révolte devant l'humiliation vécue par sa mère à Pôle Emploi et sa résignation.
Cyril, dont le père a été tué dans un accident, se laisse entraîner par Anthony et Flavien, compagnons de beuverie qui comblent le vide de l'absence dans l'alcool. Karine, la surdouée -un père déshumanisé par le chômage, une mère en fuite - essaye de tout prendre en charge. Quant à Bruno, son petit frère, il se réfugie dans le monde virtuel des jeux vidéos. Chaque protagoniste livre, en un court chapitre, le ressenti de sa vie qui un jour a basculé.

Il y eut l'avant, il y a l'après, le temps heureux révolu et le présent désespérant Monde cruel où décès, licenciement, chômage insidieusement dévastateur ou précarité bouleversent l'équilibre familial et personnel de ces ados victimes des effets collatéraux Humiliation, docilité servile, désespérance, déchéance, fuite font des parents des adultes pitoyables dont ils ont honte, qu'ils aiment et qu'ils assistent. Parfois, comme dans un thriller, la peur s'installe car le pire semble inévitable. Sur fond de crise, un roman au ciel plombé, poignant regard croisé qui ne laisse pas indifférent. Le soleil reviendra,
nous le souhaitons avec eux. (Notes bibliographiques, mars 2015)





Au fil des chapitres nous rencontrons des adolescents et leurs parents en plein mal être.  Chaque chapitre, relativement courts, porte le prénom d’un personnage. Ce personnage prend la parole pour raconter un moment de son quotidien. Ils vivent dans la même ville, sont amenés à se croiser mais ne se rencontrent pas réellement. La « crise » est le fil rouge de ce roman (ou de cette compilation de nouvelles).  Par la voix des jeunes,  chômage, précarité, alcoolisme sont ici abordés…Cette crise bouleverse la vie de tous, crée des crises familiales et personnelles.

Christophe Léon dans une belle écriture aux tonalités différentes en fonction des protagonistes,  présente au lecteur des tranches de vie, des situations réalistes, actuelles. Un roman pas très gai, ni drôle,  donc mais,   qui peut donner à réfléchir à certains et entrer en résonance avec le quotidien d’autres. ()