[...] Il y a déjà de quoi faire avec de telles thématiques mais Christophe Léon poursuit son cheminement. Il se plait à détourner radicalement la suite et la chute attendues, et ce, à plusieurs reprises. La joyeuse atmosphère bascule non seulement dans le drame, mais aussi dans le thriller. Une dégringolade qui vous laissera le cœur palpitant et une boule au fond de la gorge.
L’écriture tient de la nouvelle. On en saura peu sur chacun de nos protagonistes. Mais ce peu-là vaut bien des portraits. En quelques touches, il brosse un caractère, le détail qui fait mouche et révèle la faille de ces cinq loustics. Les phrases sont courtes, les images saisissantes, le rythme soutenu tout en laissant sourdre les sensations, l’écoulement particulier du temps dans cet univers insaisissable. [...] On attend la rédemption pour les ados désaxés, la fin de leurs souffrances, la promesse d’un avenir meilleur ou une simple lueur d’espoir. En vain. On imaginerait alors un drame entre ados, un remake de Sa Majesté des mouches. Peine perdue. Christophe Léon nous emmène encore plus loin. Sur une voie sans issue, là où se découvrent à la fois le meilleur et le pire de l’homme. Lisa cherchait à échapper aux monstres de son quotidien. Lukas tremblait à l’idée des corrections reçues. Mariam ne voulait plus se sentir gibier. Aucun répit ne leur sera accordé. Il n’y a pas de justice ici, juste de la noirceur et un terrible retournement final. La sauvagerie de la nature humaine à côté de laquelle celle de la nature semble bien inoffensive. ()


Pour les amateurs de suspense, une aventure à couper le souffle aussi efficacement qu'une marche en pente très raide !
Deux garçons et trois filles cabossés par la vie partent pour une randonnée de quelques jours dans les Pyrénées avec Jeff, leur éducateur. [...]
[...] Que ceux qui rêvent de promenades bucoliques, se méfient des apparences ... ()


Christophe Léon écrit une sorte de robinsonnade, avec isolement et apprentissage de la vie commune mais au détour du chemin, la catastrophe pressentie s’abat, sans rémission. La comédie de mœurs des émois adolescents bascule dans la tragédie construite classiquement, le mal rôdait invisible, un seul lieu, une seule action, des héros qui ne peuvent pas échapper à leur destin. Déterminisme social ou manipulation divine, dans cette tragédie moderne, les héros, petits trop petits ne pèsent rien, broyés par la bêtise. L’illusion de la rédemption s’achève en roman noir et laisse le lecteur assommé. A la violence initiale des adolescents qui se résorbait, réplique celle des adultes. La seconde est sans espoir. Un roman très fort. ()



L'histoire: Jennifer, Lisa, Meriam, Damien et Lukas sont cinq adolescents déjà bien meurtris par la vie. Alors pour les aider à se reconstruire, Jeff un éducateur spécialisé les emmène en randonnée dans les pyrénées. Mais cette randonnée va vite devenir inquiétante: hurlements la nuit, empreintes de pas et même des coups de feu...

Mon avis: Un bon roman à l'histoire assez inattendue. )




[...] Un roman très fort, qui laisse place à l’imagination jusqu’à la dernière ligne et digne d’un bon film d’épouvante ! ()



Un éducateur propose à cinq jeunes une randonnée en montagne. Ironiques et blasés, les jeunes vont peu à peu communiquer et prendre goût à l’effort physique et à la cohésion du groupe. Un incident surgit alors, les obligeant à tester leurs limites.

Noir et serré, un récit haletant.

Présélectionné pour Lire au 17. ()







Lorsque cinq adolescents d'un centre d'accueil et leur éducateur partent en séjour randonnée dans la nature, l'ambiance est plutôt électrique. Peu à peu chacun apprivoise l'autre et tente de s'adapter au milieu montagnard plutôt hostile à ces jeunes gens habitués à la ville. Rien n'est simple, l'inattendu surgit dès qu'un problème trouve solution. L'écriture et le découpage cinématographiques de l’œuvre, incluant des flashbacks violents de la vie de chaque personnage, introduisent peu à peu le mystère, la tension et l'angoisse. Le récit devient un thriller prenant, où la pire menace ne vient pas d'où nous pouvons le supposer. La problématique de la réinsertion d'espèces disparues localement est posée.
 Haletant.
()



Jeff, éducateur pour adolescents, encadre un groupe de 5 jeunes volontaires (3 filles et 2 garçons) dans un périple de deux jours à la montagne. Ce retour à la nature, aux sources doit leur permettre de devenir un groupe soudé et solidaire. Au départ, Jeff a du mal à canaliser leur énergie, leur aptitude à s'envoyer des vannes, à être agressifs. Et puis, au fil des kilomètres, de la sueur, de la fatigue... les esprits s'apaisent. Sur le chemin du retour; Jeff disparait. Ou est il ? Comment nos 5 jeunes héros vont faire pour sortir de cette montagne ?
Un roman court, qui démarre très tranquillement pour se finir d'une façon brutale. Une fin qui m'a mis d'ailleurs un peu mal à l'aise je dois l'avouer. Un  bon roman que je ne regrette cependant pas d'avoir lu. ()



Après avoir lu « La vie est belle » de Christophe Léon, je me doutais qu’a priori « La randonnée » serait aussi implacable. Tout commence tranquillement : cinq adolescents et leur éducateur partant en randonnée en montagne. Quelques indices sont donnés : des traces de pas d’un animal sauvage imposant, des yeux jaunes qui brillent furtivement, du bruit dans les fourrés. Et à un moment, un des adolescents rencontre l’ours à la rivière. On pense que c’est de l’ours que pourrait provenir le danger. Mais en fait non, ce n’est pas la nature, mais les hommes qui sont dangereux. Tout dérape avec la disparition de Jeff, retrouvé mortellement blessé, sans sac à dos, sans chaussures, auprès d’un ours tué et mutilé avec cruauté. Aussi, lorsque les adolescents rencontrent (trop) fortuitement des hommes en 4X4, qui proposent de les aider, d’amener Jeff à l’hôpital et les adolescents aux gendarmes, on se doute que ça va mal finir… La fin est bluffante, et ouverte, au lecteur d’imaginer ce qui se passe vraiment et quelle sera la suite. Un roman glaçant sur la cruauté des hommes. Les personnes inadaptées par rapport à la vie ne sont pas forcément celles que l’on pense, et les apparences sont souvent trompeuses. ()

[...] Un très bon suspense pour ce roman qui décrit bien la difficulté pour des adolescents de quitter leur environnement et aussi le choc salutaire du drame qui survient ! ()



Jeff, éducateur, choisit d'amener 5 ados écorchés par la vie (on n'en sait guère plus) pour une rando dans les Pyrénées. 3 jours à camper, se balader, pour renouer avec la vie et oublier les blessures intimes.
Christophe Léon retraduit parfaitement les tempéraments des ados, les accrochages avec l'éducateur, les douleurs physiques, les râleries, les frayeurs et les fous rires sous la tente.
Mais ce réalisme de situation est rapidement contrebalancé par un changement radical de dénouement. Le roman d'aventure tourne à la tragédie.
Un final brutal, où tout est suggéré mais rien n'est expliqué.
Un final choc, qui m'a laissé bien seule lorsque j'ai tourné la dernière page. ()




[...]  Ça commence comme un récit social, sur des jeunes qui doivent apprendre à vivre ensemble, et ça finit comme un thriller, comme un roman noir. Bien noir. Même si on se doute de la fin, on ne peut s'empêcher d'être hébété à la lecture des derniers mots du livre. Bien sûr, l'ambiance générale est plutôt glaçante, et on n'a pas vraiment le temps de s'attacher aux personnages, mais il n'empêche qu'on se prend comme un coup de poing dans le ventre à la fin... ()



Lorsque cinq adolescents d’un centre d’accueil et leur éducateur partent en séjour dans la nature, l’ambiance est plutôt électrique. Peu à peu chacun apprivoise l’autre et tente de s’adapter au milieu montagnard. Mais rien n’est simple, l’inattendu surgit dès qu’un problème trouve solution. L’écriture et le découpage cinématographiques de l’œuvre, incluant des flash-backs violents de chaque personnage, introduisent le mystère, l’angoisse et la tension. Le récit devient un thriller prenant où la pire menace ne vient pas d’où nous pouvons le supposer. La problématique de la réinjection d’espèces disparues localement est posée. ()


Christophe Léon, signe un roman haletant, voire même angoissant, très bien construit dont je ne dévoilerais absolument pas la fin (sinon pas la peine de donner envie de le lire !).
Quatre jours : c'est le défi que s'est donné Jeff, éducateur de jeunes en difficultés. Il a décidé d'emmener avec lui ces cinq adolescents en rupture, volontaires pour le suivre en randonnée en montagne. On assiste donc à leur départ, on suit le déroulé du projet rondement mené et minutieusement préparé par Jeff, on voit peu à peu ces jeunes apprendre à se connaître, à s'apprécier, à tester leurs limites et à enfin voir la beauté du monde et percevoir le sens de leur existence. Jusqu'à ce que tout bascule quand Jeff disparait...
Ce roman court et ramassé se lit d'une traite : les relations entre les individus sont très bien perçues, l'atmosphère mystérieuse de la montagne très bien rendue, le suspens monte crescendo, on sent bien que quelque chose de pas normal va se jouer...Quelques menus indices semés ça et là met les sens du lecteur en alerte.
La fin, brutale et plus suggestive qu'aboutie, laisse le lecteur pantelant et seul face à l'angoisse savamment orchestrée par l'auteur.
Ce roman m'a fait penser (mais en beaucoup moins angoissant, quoique... !) à "Déroute sauvage" de Guillaume Guéraud, (Le Rouergue, 2009).
Comme quoi, dans la vie, la confiance est un bien rare et précieux, tout dépend qui s'en empare et à qui on la donne...
Pour grands ados et adultes.()




Sous l’initiative de leur éducateur, cinq adolescents en rupture avec la viepartent en randonnée à la montagne.Marcher, camper, se laver dans la rivière, la relation avec la nature : c’est l’aventure qui commence pour ces citadins avec
l’apprentissage de la vie en communauté. Puis il y a ces bruits étranges, ces aboiements, ces coups de feu, ces traces, ces silhouettes… le mal rôde, invisible, dans une nature en apparence déserte.Un roman angoissant, fort, qui monte en tension, avec un final coup depoing qui ne fait que suggérer mais horrifique, et qui laisse le lecteurbouche bée. )




Jeff, éducateur, part en randonnée accompagné de Jennifer, Lisa, Meriam, Damien et Lukas, tous adolescents « cabossés » par la vie.
Jeff a improvisé cette randonnée la 1ère semaine de la rentrée des classes pour réconcilier les jeunes avec eux-mêmes. Dès le départ, les cinq jeunes sont bien décidés à  » jouer leur partition « .

La confrontation à un milieu parfois inhospitalier, la souffrance des corps à l’épreuve vont favoriser les gestes de solidarité mais aussi la découverte de la nature qui procure ces instants de petits bonheurs où le temps n’a plus prise: ils sont tout à la fois épuisés mais heureux. Au fil de leur lente progression, la randonnée prend une tournure inattendue : à qui appartiennent ces yeux jaunes observés çà et là, à quoi correspondent ces détonations ? Ce qui est sûr, c’est que le groupe n’est pas seul. Alors que Lukas connaitra la frayeur de sa vie en apercevant un ours, Jeff croisera la route des chasseurs qui jouent, pour le moins, un rôle ambigü. (Monique)

Pour une épreuve, c’est une épreuve ! Les ados doivent à la fois apprendre à se contrôler, s’ouvrir aux autres  et vivre ensemble. Ils auront à prendre des décisions pour se sortir ensemble de situations dramatiques. Eux auront réussi à faire un petit pas vers le monde des adultes, en étant un peu plus responsables. Quant aux adultes qu’ils croisent …

La thématique de ce roman est assez classique au début - 5 ados fragilisés qu’un éducateur soumet à rude épreuve. Mais très vite, les rôles s’inversent de façon très abrupte. La violence qu’ils ont réussi à maîtriser, chacun à partir de leur histoire personnelle, va se retourner contre eux.  Le lecteur est projeté d’ »un roman pour ados » à un roman très noir. Bien joué le coup du couperet ! (Armelle Hervé)
()




Carine de l’Espace Jeunesse a lu un roman Ados qui lui a bien plu ! C’est La randonnée de Christophe Léon. Un vrai page-turner !

 Jeff, un éducateur, emmène cinq ados d’un centre d’accueil en randonnée dans la montagne. Tous crapahutent, campent et apprennent à s’orienter dans ce no man’s land végétal. Mais des cris percent la brume, des trouées apparaissent dans les taillis. Ils ne sont pas seuls. Et Jeff disparaît…

Le récit est prenant, on tourne les pages sans même s’en rendre compte, jusqu’à la claque finale. ()




http://www.adbs.fr/images/photos/0004/img_1240999218164.gif
Tous sont partis en randonnée dans les Pyrénées sous la conduite de Jeff l’éducateur plein de connaissances. Le contact avec la faune et la flore, la végétation, la nature, le bivouac devraient les faire sortir d'eux mêmes. Le texte met en valeur le moindre tressaillement des personnes et du décor, les fragilités, les caractères des uns et des autres, le mouvement et les bruits autour d'eux dans cette belle forêt. Bientôt des traces inquiétantes autour d'un camp. Une angoisse monte et se diffuse sur tous les personnages. Le danger prend plusieurs visages. Hommes et nature entre chien et loup. Au final tout explose dans la pire sauvagerie, le roman d'aventures vire à la tragédie. Aussi rude dans son propos que subtil dans sa forme, ce livre m'a vraiment plu car nature, animaux sauvages (végétation, faune, flore, ours, chien... ) font un ensemble très positif et très rude dans l'ensemble. Certains personnages sont très courageux, très dépressifs mais aussi râleurs dans certaines actions que demande Jeff, le personnage principal de l'histoire. Certains extraits m'ont marqué, dans des actions de moqueries ou certaines actions visuelles (ex : les étoiles en pleine nuit et le soleil frappant sur la peau d'une lourdeur fracassante, etc. ) Ce livre est très appréciable à lire, car certains moments de ce livre nous font penser à certains moments de notre vie qu'on oublie au fil du temps passé...  ()

*

Le livre que j'ai lu s'appelle " La Randonnée ". Thierry Magnier est l'éditeur de ce livre. Christophe Léon est l'auteur de ce livre. Le livre est un récit fictif. Le titre est un en parallèle avec la couverture, ça évoque une randonnée qui se passe plus ou moins bien ( les arbres qui sont vert et les autres sont noirs). Le livre raconte en partie une randonnée en montagne pour réconcilier cinq adolescents en rupture avec la vie qui va prendre une tournure vraiment pas attendu.
Le genre du livre est une fiction réaliste, Damien est un personnage qui est attachant parce-que quand Jeff a disparu, il s'est comporté comme un " chef de groupe protecteur " . Les cinq autres personnes sont ni énervants, ni attachants, ils étaient normaux. Ce récit se passe en France, dans les Pyrénées. Le narrateur narre l'histoire à la 3ème personne du singulier. Le narrateur est un narrateur omniscient. Ce livre m'a appris qu'il faut aider les personnes en " danger " mais ne pas faire confiance à tout le monde, les personnes qui proposent leur aide n'ont pas réellement tous les mêmes intentions.
" Bon, bon... avant dit Jeannot après que Damien eut terminé ses explications. Va falloir qu'on vous aide, si je comprends bien. Vous avez une sacrée veine qu'on soit passés dans les parages. Normalement, aujourd'hui, on devrait s'occuper des bêtes avec le vétérinaire, mais il a eu un empêchement. Alors, on s'est dit, comme ça, qu'on allait réparer quelques clôtures, histoire de pas prendre notre journée, et depuis ce matin on vadrouille..." J'ai choisi ce passage pour montrer que tout le monde n'est pas "honnête", en proposant leur aide, les éleveurs de moutons ne proposaient pas réellement leur aide, on le sait en lisant la suite du livre. Les éleveurs de mouton étaient gentils avec les jeunes, ils insistaient sur le fait qu'ils devaient s'occuper des bêtes avec le vétérinaire ce qui n'était pas vrai, les éleveurs de moutons ne disaient pas la vérité.
Je conseil ce livre à un public plus ou moins jeune car il est facile à lire, je le conseil à un public qui aime le suspens. (3-4 Clervoy, Babelio 27 novembre 2014)

[...] Le style de Christophe Léon est précis et réaliste, nous nous représentons très bien des images de cette aventure et la vivons en même temps que les personnages. Les personnalités de ces derniers, leur psychologie sont très bien détaillés, nous rentrons dans leurs problèmes, avons connaissance des causes de leur mal-être et du bien que va leur faire cette randonnée…jusqu’au moment où tout bascule. Cette aventure initiatique pour adolescents semble en effet être positive mais quelque chose de complètement inattendu et d’incompréhensible pour les héros va faire irruption: la cruauté de l’homme vient trancher brutalement avec le caractère paisible de la nature et justifie en quelque sorte l’amertume des personnages principaux quand aux mauvais coups du sort dont ils sont en permanence victimes. Ce roman est très prenant jusqu’aux toutes dernières pages mais celles ci nous déconcertent complètement, difficile de trouver un livre avec une fin plus imprévisible, de quoi séduire tous les amateurs de suspense. ()


Ils se sont cognés dès l'enfance à l'hostilité du monde et sont devenus un peu sauvages, ces adolescents placés dans un centre spécialisé, partis en randonnée dans les Pyrénées, sous la conduite d'un éducateur plein d'espérance. Le contact avec la nature, le bivouac devraient les faire sortir d'eux-mêmes. L'auteur dit avec finesse l'ambiguïté de l'entreprise, et celle de la montagne en suggère la beauté et la menace. Le texte, économe de son souffle, met en valeur le moindre tressaillement des personnages et du décor, les fragilités des uns et des autres, les mouvements et les bruits autour d'eux. Et bientôt des traces, inquiétantes, autour du camp. Une angoisse diffuse monte. Le danger prend plusieurs visages, hommes et nature entre chien et loup. Au final, l'utopie explose dans la pire sauvagerie, le roman d'aventures vire à la tragédie initiatique. Aussi rude dans son propos que subtile dans sa forme. ()



[...] Tout va crescendo jusqu’à un final aussi brutal qu’horrifique, qui pourtant suggère bien plus qu’il ne dit (et c’est là tout son talent !) mais qui laisse le lecteur dans une telle solitude face au texte qu’il est difficile de passer à autre chose sans avoir envie d’en discuter. Même si c’est un choc que l’on peut pressentir, il arrive quand même comme un coup de poing.
Une littérature efficace et qui frappe... ()




[...] On vous rassure tout de suite : la réponse est oui, plutôt bien. Le danger mortel viendra encore d'ailleurs... Ce très court roman entièrement écrit au présent d'une narration externe joue avec nos nerfs, car les trois-quarts du récit, il ne se passe rien. Et même quand il se passe quelque chose, on ne le voit pas dans la forêt dense, on l'entend. Branches qui craquent, cris d'animaux ou coups de feu, les cinq jeunes gens ont largement de quoi imaginer sans cesse le pire. Christophe Léon pointe du doigt notre éloignement de la nature, milieu considéré comme hostile alors que nous en sommes pourtant issus. Petites séquences psychologiques entre deux frissons, l'auteur esquisse les situations de chacun et on comprend comment la randonnée fait effectivement écho avec leurs souvenirs d'enfance. Mais on n'a pas vraiment le temps de s'attacher aux personnages. L'essentiel est dans la fin cruelle, abrupte. Un peu semblable à celle d'une nouvelle, elle n'a pas fini de vous hanter bien davantage qu'un film d'horreur ou un jeu vidéo d'aujourd'hui... Entre l'homme et l'animal, vous choisirez votre camp.()



Cinq ados d'un institut spécialisé, trois filles et deux garçons, encadrés d'un moniteur, s'aventurent pour une randonnée de cinq jours dans les Pyrénées. Beaucoup de longues marches, des pauses, du camping, des disputes pour des broutilles entre filles et garçons. Et puis de bons moments de complicité, de vraie détente... Les personnalités s'affichent à mesure que la fatigue se fait sentir, les vieilles blessures d'enfance se ravivent chez certains... La tension monte pour le lecteur, l'angoisse va crescendo dans ce paradis vert perdu "là-haut sur la montagne", au milieu de rien. On craint un drame, interne au groupe ou une menace extérieure (animal ? intempérie ?)...
Un thriller-ado sans temps morts, qu'on a envie de dévorer non-stop, à l'atmosphère de plus en plus flippante. Bon moment de lecture. La raison des alternances de narration au présent et au passé, malgré l'unité de temps et de lieu dans les dernières pages m'a échappé - hormis le fait qu'elle perturbent le lecteur et accélèrent ses pulsations cardiaques ? [...]  je ne suis pas certaine d'avoir compris - ou de vouloir comprendre - le message de l'auteur pour cette fin (un peu) ouverte ! ()




Dans le cadre du prix littéraire des collégiens « du Bessin au Virois », l'auteur Christophe Léon est venu échanger, après avoir présenté son dernier ouvrage.

Cela concernait les élèves de 4 e A de Françoise Lambert, enseignante de français, avec l'aide de Brigitte Pinçon, documentaliste au collège Simone-Veil. Mais auparavant Christophe Léon a présenté sa biographie. « Après des études artistiques qui m'ont conduites vers une carrière ratée de joueur professionnel de tennis, j'ai passé de nombreuses années à douter de moi, ce qui n'était pas un grand mal, mais aussi de la société. » Un temps engagé dans le monde professionnel, il s'est décidé à vivre pauvrement, écrire, après des romans de jeunesse, une pièce de théâtre, et des fictions contemporaines.

Son dernier ouvrage La Randonnée. Un livre qui l'emmène en randonnée dans la montagne, en compagnie de cinq adolescents en rupture avec la vie. Ce prix, né il y a une dizaine d'années à l'initiative des documentalistes de la région, regroupe plusieurs établissements. L'objectif de cette démarche est de faire lire les élèves, y compris les moins lecteurs d'entre eux, favoriser leur enrichissement culturel en leur permettant de rencontrer des écrivains. De développer leur sens critique par des fiches de lecture et renforcer les échanges culturels inter-établissements.

« Christophe Léon a écrit six ouvrages, diversifiés tant par leurs thèmes que leur genre. Ces livres permettent de ne pas s'enfermer dans un genre littéraire unique, d'aborder des sujets de société au travers d'ouvrages accrocheurs », précise Brigitte Pinçon. Les élèves avaient préparé en classe des questions se rapportant à l'auteur et à son roman.. ()




Au départ, on croit à une intrigue banale: quatre ados accompagnés de leur éducateur partis pour deux jours de randonnée en montagne dans le but de mieux se connaître, mieux s'apprivoiser, bref s'accepter.
Les quatre jeunes sont quatre citadins "jusqu'au bout des ongles" qui trimballent leurs galères et leurs bleus à l'âme, cependant, Jeff, leur encadrant , pense qu'ils sont les "héros de leur propre existence", que ce sont "leurs différences qui font leurs richesse". Or, pas trop emballés par la promenade, ils comprennent pourtant très vite que les codes ne sont pas les mêmes que dans "la vraie vie": solidarité, entraide et respect de l'autre et surtout de l'adulte qui les gère, sont essentiels.
Rivière à l'eau transparente, végétation luxuriante, paysage grandiose, air pur, Christophe Léon aurait pu tomber dans les clichés de la randonnée "gnangnan" sauf que, très vite, la forêt a comme des relents de "Blair Witch project", et le sol se crible d'empreintes bizarres. Quant à ce qui ressemble à des coups de feu...
"En montagne, le temps est comparable à un battement de cœur. L'urgence est permanente. La lumière est plus diffuse dans ce no man's land végétal, et la forêt semble se refermer sur eux et vouloir les digérer."
Mais est-ce vraiment la nature qui est hostile?
Le rythme est soutenu, sans temps mort, avec un suspens qui monte, qui monte, et qui contredit toutes les possibilités de fin qu'imagine le lecteur. Parfois, les phrases nominales poussent l'intrigue à son paroxysme. On a l'impression que les personnages deviennent le jouet d'une entité beaucoup plus forte qu'eux. Ils la sentent, semblent même parfois la voir au détour d'un bosquet, mais reste toujours finalement cachée.
Christophe Léon a pris des libertés avec le genre et la catégorie (n'oublions pas que nous en sommes en littérature jeunesse) pour offrir une fin totalement inédite, cohérente avec la trame de l'histoire, et qui interpelle le lecteur sur la noirceur de l'âme humaine.
Un petit bijou pour la jeunesse (quoique!) à partir de douze ans ()


Cinq adolescents et leur éducateur partent en randonnée, quelques jours dans les montagnes. C'est l'occasion pour ressouder les liens du groupe, en partageant la vie au grand air et en appréciant les plaisirs simples qu'offre la nature. Jeff a un peu de mal à canaliser l'énergie de ces grands ados, mais la cohésion du groupe finit par se conforter après quelques mises à l'épreuve pas bien méchantes.
C'est finalement dans les dernières pages du roman que l'histoire prend un ton complètement différent, plus tendu, plus angoissant. Je n'en dévoile pas davantage mais j'avoue que j'ai été stressée, à moitié surprise, et du coup de plus en plus inquiète quant au dénouement de l'intrigue.
Croyez-moi, la fin est une vraie chute libre ! C'est flippant. J'étais bluffée, sonnée mais bluffée.
Je ne pense pas que je rangerai ce titre de Christophe Léon parmi mes préférés, mais je lui tire mon chapeau pour son action lente et son ambiance si proche des idées qu'il défend : parce qu'il est question de la nature et de l'environnement sauvage, celui qu'on doit préserver, découvrir et apprécier à sa juste valeur, et puis il y a les actes de violence, de barbarie et de bêtise infligés contre les espèces protégées. Et là, le roman fait preuve d'une grande intelligence, puisqu'il ne juge pas avec cris et fracas, la condamnation tombe, sans commentaire. C'est très, très fort car le lecteur sera seul critique en la matière. ()





Christophe Léon en visite à la librairie Montaigne avec une classe de 4ème du collège le Cluzeau (Sigoulès)


Après une première rencontre avec Christophe Léon, les élèves de quatrième sont venus exposer à la librairie leurs travaux sur l'auteur et son oeuvre le mardi 27 mars. ()



[...] Christophe Léon a pris des libertés avec le genre et la catégorie (n'oublions pas que nous en sommes en littérature jeunesse) pour offrir une fin totalement inédite, cohérente avec la trame de l'histoire, et qui interpelle le lecteur sur la noirceur de l'âme humaine.
Un petit bijou pour la jeunesse (quoique!) à partir de douze ans. ()




Avec leur éducateur, cinq adolescents partent pour une randonnée de quatre jours dans les Pyrénées Dans un décor bucolique, au rythme de la marche de la petite troupe, le lecteur perçoit quèlques indices perturbants Peu à peu, l'intrigue prend de l'épaisseur, l'inquiétude monte jusqu'à l'explosion finale Lin roman noir a éviter de lire juste avant de partir en camping sauvage. « Un trekking loin des sentiers balisés, le cadavre d'un ours soigneusement découpe, trois braconniers trop serviables ' frissons garantis avec ce suspense très noir ».  AT. &&& (Revue Notes Bibliographiques, juin 2012)



Trois filles et deux garçons, partent en randonnée dans les Pyrénées avec leur éducateur, Jeff. Renouer avec la nature, marcher, se laver dans les torrents, camper, devrait permettre de resserrer les liens. A la descente du bus, Jeff scotche les clés sur une roue arrière. On sent les précautions prises « au cas où » il y aurait un problème. Et dès lors en effet, rien ne se passera comme prévu. Le lecteur va sentir monter l’angoisse lentement, non pas au sein du groupe, mais dans cette nature en apparence déserte : des bruits, des coups de feu, une présence invisible mais peu rassurante. Jeff va chercher à en savoir plus, mais son absence dure bien trop longtemps. Les jeunes vont devoir agir seuls.
Tout va crescendo...
♥♥♥ ()




Un roman choc, coup de coeur  pour moi !
Jeff, un éducateur a décidé d'emmener dans une randonnée montagnarde , cinq adolescents écorchés  et pas très motivés !  Damien  leader, Lukas, fragile mais résistant, les filles qui jouent les starlettes, tous apprennent à vivre ensemble en pleine nature malgré les rivalités.Lorsque des bruits terrifiants puis la disparition de Jeff les font basculer dans l'horreur.
Suspense, angoisse qui monte inexorablement vers une fin  inattendue pour un livre jeunesse...mais percutante ! )



Cinq adolescents d’un centre pour jeunes en difficulté et Jeff, leur éducateur, font une randonnée de quelques jours dans les Pyrénées : une expérience enrichissante, où l’on va marcher, bivouaquer, préparer les repas ensemble, loin de la civilisation, des portables et des habitudes de la société moderne. Du moins Jeff en est-il persuadé. Les premiers jours voient naître des relations et parfois des tensions entre les adolescents, ou des complicités s’ébaucher : l’expérience est difficile, voire éprouvante pour certains. Lorsque des coups de feu éclatent dans la forêt, et que Jeff disparaît, l’angoisse monte au sein du groupe. L’histoire prend alors un tour inattendu et terrifiant… ()


 
Lukas, Damien, Jennifer, Lisa et Meriam sont cinq jeunes à la dérive qui vivent dans un centre spécialisé quelque part en France. Afin de leur faire découvrir la vie au grand air et afin de leur permettre de se surpasser tout en tissant des liens, Jeff, leur éducateur, les invite à faire une randonnée de quelques jours dans les Pyrénées. D’abord réticents, nos adolescents vont tout doucement se prendre au jeu. Mais quelles sont ces traces de pas découvertes à l’aube et ces hurlements ? Sont-ils vraiment seuls dans cette partie de la montagne ? Lorsque Jeff disparait sans crier gare, l’angoisse est alors à son paroxysme…

Christophe Léon nous offre ici un récit court (115 pages) dans un style très direct mais efficace. Une lecture coup de coeur à découvrir ! ()



Cinq adolescents qui ont de la difficulté à vivre en société sont entrainés par leur éducateur Jeff dans une balade en montagne. Si l’expédition est au début difficile, toute technologie étant interdite durant les trois jours et tous étant à fleur de peau, le grand air finit par offrir un moment de répit à chacun. Du moins jusqu’à ce qu’un des leurs se cache et que Jeff, en tentant de le retrouver, disparaisse. C’est lorsqu’ils découvrent un ours tué par balle tout près du sentier qu’ils comprennent que la montagne n’est pas aussi sécuritaire qu’ils le pensaient.

Roman d’aventure qui installe un climat de tension dans sa deuxième partie avec la disparition de Jeff et les péripéties qui en découlent, La randonnée permet aussi au lecteur de rencontrer cinq jeunes abimés par la vie et de comprendre ce qui les a amenés là où ils sont. Plus lent au départ, le rythme s’accélère à partir du milieu du récit et captivera les lecteurs intermédiaires et avancés.

La randonnée est un roman surprenant. Alors qu’on se croit dans une histoire davantage centrée sur la psychologie, la randonnée initiatique tourne au cauchemar et vient souffler violemment la petite lueur d’espoir allumée chez chacun.

En fait, c’est ce que j’ai trouvé très dur avec la fin parce que Christophe Léon a créé des personnages criant d’authenticité qu’on découvre à tour de rôle, tantôt dans la dureté de leur parole et leur mauvaise foi, tantôt dans les souvenirs qui remontent et nous font comprendre d’où vient cette agressivité mal contrôlée. Après l’ambiance électrique du début, on sent que la confiance de Jeff en son programme crée son chemin en chacun et on voit les jeunes évoluer. Oui, le tout reste bien fragile, d’ailleurs l’auteur décrit très bien cette fine ligne sur laquelle ils se trouvent, mais on a espoir qu’ils s’en sortiront. Sauf qu’on plonge alors dans la tragédie classique avec des héros qui ne peuvent échapper à leur destin, tout espoir étant brusquement écrasé par la violence adulte. C’est noir, dur, surprenant et sans appel. Nécessaire? Je me le demande encore… ()