J'avais déjà beaucoup apprécié Désobéis ! du même auteur dans la même collection.

Et si vous suivez ce blog assidûment (ce que je ne doute pas !), vous avez pu constater combien j'apprécie la plume de cet auteur pour son engagement, son regard sur notre société et son regard acéré sur la place des adolescents dans ce monde cruel.

De plus, la nouvelle est un genre que j'affectionne tout particulièrement : cette forme courte qui en dit long...

Ce recueil de nouvelles, je l'ai avalé d'une traite un soir de ce presque printemps et j'ai bien fait car les personnages se répondent et cela donne un belle unité.

On part en banlieue dans la cité. Un mot qui fait peur hein ? Z.U.S pour Zone Urbaine Sensible (Il n' y a que les énarques pour inventer ça dans leurs bureaux dorés). Bref, en quartier défavorisé, celui dont on entend parler que pour les faits divers avec des raccourcis bien raccourcis...

Pourtant, des gens y vivent quotidiennement et en particulier des jeunes : on entre dans la cité Nelson Mandela et son bâtiment E. On y fait la connaissance de plusieurs adolescents, des rêves plein la tête, un peu d'inconscience aussi mais pas de réelle méchanceté.

11 histoires caustiques, drôles, graves, tragiques sur le quotidien, les clichés qui ont la vie dure, du bonheur aussi de se sentir quelqu'un.

La langue de Christophe Léon est sans détours : elle épouse parfaitement le langage des ces jeunes comme si on y était, elle rend parfaitement bien leur soif d'être reconnu pour ce qu'ils sont mais il y a aussi en filigrane une certaine dose de fatalité car il n'est franchement pas aisé de se sortir de cette étiquette de la cité sans un coup de pouce du destin. Et on ne gagne pas à tous les coups, loin s'en faut.

Pas de leçon dans ces pages mais une vérité sans jugement.

Et une fois le recueil refermé, ces personnages, on a envie d'aller les rencontrer...
Et oui, de mieux en mieux ! ()

 


Revue Inter CDI mai / juin 2015




Dans le bâtiment E de la cité Mandela, dans une banlieue défavorisée, vivent un certain nombre de jeunes. Ils fréquentent le collège Mandela où l'on retrouve professeurs et éducateurs. Il y a Coraz, le jeune Polonais amoureux de Latifah, la plus belle de la classe, inconditionnelle de Lady Gaga. Glad, qui espère profiter de l'absence de ses parents pour faire la fête et se retrouve en train d'aider sa voisine à accoucher. Honecker, un peu simplet mais doté d'une superbe voix. Des missionnaires de l'Église adventiste du 7e jour qui se défendent grâce au karaté, ou Stella qui n'en peut plus d'être harcelée à l'école et veut devenir quelqu'un.
Ces onze nouvelles sont liées entre elles par leur cadre géographique et social. Elles croquent des portraits de jeunes plus ou moins défavorisés ou un peu déjantés, mais qui tentent de s'en sortir. Les personnages sont attachants, parfois drôles et les adultes,
professeurs, éducateurs ou missionnaires, tiennent bien leur place. Une lecture tonifiante dans une Z.U.S. (Zone urbaine sensible). (Notes bibliographiques, juillet août 2015)





Journaux  La  Dépêche et Eure infos décembre 2015



Journal La Maurienne décembre 2015


Ils sont une petite dizaine. Leur point commun ?
Ils habitent  le bâtiment E de la cité Mandela et sont tous héros du quotidien.
Il y  là  le destin de  Glad, Taoufik,  Ahmed, Coraz, Latifah, … jeunes délaissés mais qui sont  l’exemple même que rien n’est fatalité.
Jamais désabusés, même si leur environnement semble une impasse, leur spontanéité, leur croyance, leurs espoirs, leur fierté… nous poussent à les admirer.

Croyez-moi, dans ce recueil de nouvelles, si l’inquiétude est sous-jacente, elle est bien vite balayée ! Ils ont la force, ces jeunes, de toujours rebondir et de retomber sur leurs pattes.

Cette lecture m’a régalée et je l’ai avalée d’un trait. Il faut dire que la construction qui lie les nouvelles et les personnages les uns aux autres nous embarque immédiatement au cœur de cette cité… que l’on n’a pas vraiment envie de quitter.

C’est une belle galerie de portraits que nous propose Christophe Léon, un regard réaliste et engagé sur une société  qui n’est pas tout à fait ratée.  ()



Dans les parutions du mois de mars de Christophe LEON, vous trouverez aussi un recueil de 11 nouvelles.

Toutes ces nouvelles ont pour point commun de se dérouler au même endroit, la cité Nelson-Mandela. Elles mettent en scène différents ados, que nous recroisons au hasard des autres nouvelles. Certaines s’avèrent drôles comme « Lady Gaga » ou la spontanéité de l’adolescence y ressort et on a qu’une envie c’est d’éclater de rire à la fin de celle-ci, d’autres vous pincent le cœur et vous révoltent comme « Boloss » avec l’histoire de cette jeune fille harcelée.

Différents tons pour différentes nouvelles, mais toujours avec beaucoup de justesse. )




De mieux en mieux est un recueil de nouvelles composées d’histoires qui s’entremêlent, qui s’entrechoquent, formant un microcosme, celui de la cité HLM Nelson Mandela dans laquelle vivent Coraz, Marie, Latifah ou encore Stella. Dans ces tours épinglées en "Zones urbaines sensibles", se côtoient une fan de Lady Gaga qui rêve d’être une star, des adolescents qui vivent une descente de flics de la BAC, un jeune garçon qui assiste à un accouchement surprise, ou encore deux tourtereaux qui vivent leurs premiers émois amoureux. Toutes ces histoires se rejoignent autour d’un événement symbolique, la réparation des ascenseurs de la cité.

Se croisent dans ce recueil des adolescents aux portraits drôles ou tragiques, mais toujours attachants, dans lesquels les jeunes lecteurs pourront s’identifier. Surpris dans leur quotidien, ces héros offrent corps et âmes à la cité et donnent à voir une réalité au-delà de certains clichés. Il y a de la peur, du découragement mais aussi de l’espoir et une rage de vivre qui font de ce recueil une lecture agréable et émouvante. ()






Christophe Léon, auteur prolixe (pas moins d'une trentaine d'ouvrages en huit ans) et multi-récompensé, continue d'interroger la société dans son dernier recueil de nouvelles. Après les dérives de la société de consommation, le suicide ou encore l'adoption, l'auteur français nous offre ici une succession de tranches de vie au sein d'une banlieue dite "sensible".

Bien loin des clichés de journaliste, De mieux en mieux dresse le portrait des habitants du bâtiment E de la cité Nelson Mandela en alternant cri de détresse et espoir d'un avenir meilleur, fatalité et rêves fous. Ainsi, l'humour dû à la spontanéité et l'admiration excessive de Latifah pour Lady Gaga côtoient le désespoir de Stella, adolescente maltraitée et humiliée par ses camarades de collège, qui ose se rebeller et affirmer son identité sur Youtube. Les réussites, par le talent ou le travail, sont d'autant plus brillantes et admirées qu'elles sont l'exception au sein d'un environnement qui semble être une impasse.

Christophe Léon parvient parfaitement à faire entendre les voix de ces jeunes "difficiles" et celles de leurs professeur et éducateur. Un ouvrage percutant et émouvant. ()






Le quotidien de jeunes et d'adultes dans la cité Mandela en banlieue Parisienne. Deux générations qui ont bien du mal à se comprendre et s'accepter.
Des portraits tragiques, parfois amusants sans détour, sans filtre.
Des nouvelles courtes et prenantes sortant de la plume de Christophe Léon, coutumier des sujets sensibles.
J'ai regretté parfois la brièveté des nouvelles, quittant des personnages auxquels je commençais à m'attacher. Cependant, ces nouvelles n'auraient pas autant d'impacte si elles étaient plus longues.
Pas vraiment d'originalité dans les sujets mais ce que j'ai aimé ce sont les petite notes moins sombres, les petites notes d'espoir malgré un texte nous prédisant souvent le contraire. ()






Voici une plongée dans la cité Mandela, « aux alentours de Paris ». Par petites touches, au fil de onze nouvelles, le lecteur pénètre dans les immeubles de la cité où il croise Julien, à la voix singulière, Driss, l’intellectuel et le modèle de tous, Stella, souffre-douleur qui ne veut plus se laisser faire, Marie qui vit son adolescence intensément, Latifah, grande fan de Lady Gaga… Leurs quotidiens drôles, touchants et parfois tristes ou cruels s’entremêlent. Les rebondissements, racontés avec finesse et humour, transportent le lecteur avec régal. Notre coup de cœur ! (



RADIO TÉLÉVISION SUISSE, émission Dernier rêve avant la nuit, 2 juin 2016, à partir de la 28ème minute





En sortir ou pas, se faire remarquer ou raser les murs... Coraz, Marie, Latifah, Julien ou Stella ont des rêves plein la tête et des idées folles pour quitter la zone, celle de leur banlieue qualifiée de difficile par les médias. Il y a Stella, la boloss, qui va se rebeller sur youtube et affirmer son identité, son existence. Il y a Coraz qui espère un jour que ça ira mieux, de mieux en mieux comme son prénom le clame jour après jour. Il y a Marie qui cherche le bonheur sans savoir où sa quête la mène. Il y a la voix d'Honecker qui surprend et emballe sans vraiment le savoir. Il y a Driss qui a trouvé sa voie, celle des hautes études et qui fait la fierté de la cité... autant de portraits croisés qui révèlent la face cachée de ces Zones urbaines sensibles et éclairent des visages où l'espoir brûle autant les conneries que les merveilles.

Christophe Léon (Lire aussi Granpa', Le goût de la tomate, Ecran total, La randonnée, La balade de Jordan et Lucie, Qui va loi, revient près, Le petit criminel) écrit les états-d'âmes de ces corps adolescents qui attendent à la lisière d'un monde trop souvent tranché en deux que quelque chose arrive, les fasse basculer vers un ailleurs qu'ils espèrent forcément radieux. La difficulté de s'affirmer, de se trouver puissance mille quand, dans ces ruelles sans joie, les immeubles ont bouffé le ciel et l'horizon. Pourtant, le meilleur est parfois tout près, dans un mot ou au creux d'un baiser... Un recueil de onze textes percutants et sensibles ()




De grands bâtiments avec de petits appartements et des ascenseurs qui ne marchent pas, voilà le lot des cités de banlieues, où les forces de l’ordre comme les services de santé hésitent à venir. Cité Mandela, ne fait pas exception. Chaque mètre carré a son histoire et ses personnages isolés, malmenés par la vie ou les autres. Dans ce recueil sont réunies onze nouvelles, onze aventures plus ou moins tragiques qui parlent de fanfaronnades, d’un quotidien plein d’imprévus et de barrières à franchir pour garder la tête hors de l’eau.
Dans ces nouvelles, peu de place au rêve, même s’il y a des moments d’espoir, des portes qui s’ouvrent tout à coup comme cela arrive dans « Une bouffée d’oxygène ». Ici, une petite fille n’a pas mis un pied en dehors de l’appartement depuis des années, en réalité depuis la mort de ses parents. Sa grand-mère la garde enfermée pour mieux mieux veiller sur elle. « Mais un jour, Grand-mère ne respire plus. » La vie peut enfin commencer. ()






Cité Mandela : des vies fragiles, des personnages en proie à des situations difficiles. Les bâtiments sont grands, les appartements petits. Chaque mètre carré a son histoire et ses personnages malmenés. Dans les onze nouvelles de ce recueil, on retrouve de l'inquiétude, des faux pas qui provoquent la chute, des situations difficiles à gérer, de l'inattendu...
Peu de place au rêve, même s’il y a des moments d’espoir, des portes qui s’ouvrent tout à coup. « Une bouffée d’oxygène » apporte ainsi une belle note d'espoir même si l'histoire est troublante. Une petite fille n’est pas sortie de l’appartement depuis des années, depuis la mort de ses parents. Sa grand-mère la garde enfermée pour mieux veiller sur elle. « Mais un jour, Grand-mère ne respire plus. » La vie peut enfin commencer. Rien n'est vraiment noir ni vraiment rose. L'auteur a su mettre de la nuance dans ses nouvelles qui offrent une belle diversité de portraits et de situations. C'est un livre sans rage mais plein de vérités. ()



Fais pas ci ! Fais pas ça ! ou l’art de ne pas être un mouton

Un ensemble de neuf nouvelles absolument magnifiques, tendres, tragiques, inventives et émouvantes pour éveiller chez chacun l’esprit de contradiction et de révolte lorsqu’il est nécessaire.

Que Desobei[1]ce soit les loyers trop élevés, la guerre, la surconsommation, la pollution lumineuse, l’homophobie, la violence routière, nombre de phénomènes de société sont abordés avec humour, force et un brin de nonchalance dans cette oeuvre facile et agréable à lire.

Elle ouvre les esprits sur les problématiques actuelles de notre société, des plus connues au moins reconnues avec une grâce et une élégance concises et efficaces tout en nous faisant voyager au cœur des aventures de ces jeunes qui ont choisi de faire « bouger » les choses.

J’ai particulièrement aimé la seconde nouvelle « Guérilla » qui montre comment Eliya et Ménahem, deux jeunes israéliens, ont décidé de faire « tomber » un mur de la honte. Mais sans oublier Falah qui a su faire renaître les étoiles ou Bouli qui a revendiqué son droit à vivre et à se déplacer librement…

A lire et à faire lire pour ne pas oublier que nous ne sommes pas que des moutons.