[...] Ce roman est l’occasion de vivre un témoignage. Celui d’un ouvrier, ancien résistant, militant au parti, mais aussi celui d’un père espérant pour son fils une vie meilleure. Ce roman c’est aussi le reflet d’une époque troublée par les événements de la guerre d’Algérie . Christophe Léon a bien choisi ses personnages. Maurice l’ouvrier, s’il n’a pas été longtemps à l’école il n’en est pas pour autant ignorant. Avec lui on découvre la condition ouvrière et l’engagement militant. Daniel qui voue une véritable admiration pour ce père à qui il voudrait ressembler est un adolescent qui regarde pour la première fois la vie et ses difficultés. Avec lui on découvre la vie lycéenne avant 68. Les faits relatés dans leur objectivité ainsi que la chronologie inversée du récit renforcent l’impact de témoignage de ce roman. Depuis la rentrée 2011, films, conférences et témoignages sortent de l’ombre ces événements. A travers  « Le dernier métro » il est possible de donner aux adolescents d’aujourd’hui l’opportunité de questionner et de réfléchir à cette période de l’Histoire contemporaine de la France. Un roman dont il ne faut surtout pas se priver. ()



[...] Un roman sensible et poignant ! Un témoignage retraçant des événements de la guerre d’Algérie à travers les yeux d’un ado; et puis le témoignage d’un ouvrier, militant communiste, mais aussi et surtout d’un père. Un père espérant pour son enfant une vie meilleure !? A lire dès 15 ans et + encore… ()



[...] Cet ouvrage, articulé en trois parties construites autour du 13 février 1962, fait revivre la période tendue de la Guerre d’Algérie. Sans chercher à présenter des faits historiques de façon impartiale, l’auteur relate le drame du métro Charonne en faisant partager au lecteur le point de vue d’un ouvrier et son fils, et nous entraîne ainsi dans le Paris populaire des années 60. Les premiers émois amoureux de Daniel, le machisme de Maurice et son fils -qui considèrent que «l’entretien de la maison [revient] à la femme, il n’y [a] pas à revenir sur ce principe»-, la distribution de «l’huma» sur les marchés le dimanche matin, la ballade dominicale en vélo le long du canal de l’Ourcq : tout contribue à récréer une ambiance authentique, renforcée par des dialogues écrits dans un style enlevé et pittoresque.... ()



[...] Cinquante ans tout juste après l’affaire de la station de métro Charonne, Christophe Léon nous livre une vision des choses d’autant plus forte que vue à travers un regard innocent qu’il a pris le temps de construire, celui de Daniel dont ce sera la première manifestation. Loin du regard d’un historien qui chercherait à disséquer les comportements de part et d’autre, l’auteur (narrateur externe) prend radicalement position en faveur de ses héros. Tout le long du roman, nous suivons donc le quotidien sage de Daniel dans cette France en mutation, nous voyons grandir ses idéaux influencés par un Maurice galvanisé, par un grand-père retraité des chemins de fer. Comme tout adolescent, Daniel se voir devenir homme, se rêve héros. On ne sait pas trop ce qu’il comprend du communisme, si ce n’est l’idée de suprématie du Peuple, peut-être celle de pacifisme. Peu importe, il ne fait de mal à personne, se forge une personnalité, un avenir. Et puis, à la fin du roman, en l’espace de quelques heures, les choses dérapent, et une implacable machinerie se met en place. Sans déflorer le récit, on peut dire que les sentiments intenses d’un tout jeune homme vont supplanter la loi qui s’applique à tous. Mais où se situe-t-elle exactement, cette loi, au lendemain de la meurtrière manifestation ?… Par la grâce d’une intrigue choquante, avec une langue paradoxalement épurée et visuelle, Christophe Léon exprime tout un panel de nuances et d’émotions qui coupent le souffle, prennent aux tripes. Et on se dit que ce roman-là, ah oui, c’est un superbe pavé de (ou dans ?) notre mémoire collective… ()



Daniel a 16 ans en 1962. Sa mère décédée, le domicile familial déserté par Louise, la sœur lasse de jouer la « boniche », reste le père, Maurice, ouvrier spécialisé et fervent syndicaliste qui devient le mentor du jeune adolescent. Le 8 février 1962, à l’appel du PCF, un rassemblement populaire est organisé pour dénoncer la guerre d’Algérie et les attentats perpétrés par l’OAS. Les CRS, armés de leurs « bidules » et sur ordre du préfet de police de Paris, Maurice Papon, chargent les manifestants et les poursuivent sur le quai du métro Charonne. Frappé, Maurice tombe dans le coma ; la vie de Daniel bascule. Une histoire tragique dans la grande Histoire non moins tragique. Huit personnes trouveront la mort ce jour-là. Un portrait très sensible d’adolescent et une peinture sociale et politique sans concession de ces années-là. ()



[...] Le récit de Christophe Leon vient compléter cette production, comme d'une concertation intelligente dans un devoir de mémoire. L’auteur rapporte ainsi le triste épisode du métro Charonne qui s’est déroulé en février 1962 quand le préfet Maurice Papon  donna l'ordre de réprimer par la force une manifestation pacifique contre les actes terroristes de l'OAS (l’organisation secrète militaire contre l'indépendance de l'Algérie) envers des sympathisants pro-algériens.
Mais au delà de la grande Histoire, 1962 est aussi l'époque qui voit fleurir une émancipation féminine revendiquée, un changement dans les mentalités. L'auteur met également l'accent sur une époque où la politique avait sa place à table et tenait une part importante dans l'éducation des jeunes. Ce roman est une œuvre forte, humaine, qui touche en plein cœur car Christophe Leon ne s’arrête pas au récit du métro Charonne mais livre une chronique tendre et familiale En cette période électorale en France, Dernier métro donnera peut-être envie à certains adolescents de s'intéresser aux grandes décisions qui gouvernent notre pays et leur attribue des droits et devoirs. Un très bon support pédagogique de discussions entre adultes et ados. ()



Paris, début 1962. Daniel vit seul avec son père. Sa mère, une femme aux petits soins pour sa famille, est partie trop tôt. Sa sœur a pris sa liberté dès sa majorité. Une relation complice s’est tissée entre le père et le fils, une relation pourtant pleine de non-dits comme c’est souvent le cas à l’époque. Cette relation donne envie au jeune homme d’être la fierté de son père, et le pousse à s’engager dans les jeunesses communistes. Sa conscience politique s’éveille et le mène au cœur des événements.

Christophe Léon donne une vision forte des événements de la guerre d’Algérie. A travers le regard innocent d’un jeune homme de 16 ans et le témoignage d’un ouvrier militant communiste qui espère un monde meilleur pour son fils, il raconte les manifestations de 1962. Une position qui lui permet de se soustraire à la neutralité de l’historien pour brosser un portrait d’adolescent et une peinture sociale des années 1960. Joanne )



Ce roman historique nous conte l’histoire fictive de Daniel, un adhérent aux Jeunesses communistes de seize ans, issu d’une famille ouvrière (le grand-père fut un résistant communiste déporté début 1944), dont l’avenir va basculer, non lors de la manifestation du 8 février 1962, mais peu après. Le père est peintre aux usines Renault de Billancourt, il est lui-même adhérent au parti et vendeur de L’Humanité. La famille est réduite à lui et à son fils car la mère est décédée et la fille aînée vient de quitter à sa majorité le domicile commun, ne désirant plus servir de bonne à son père et à son frère. Si on est certain que les grands-parents habitent Meaux, le lieu du domicile de Daniel est plus imprécis et il semblerait être situé dans le quartier de la Villette.

L’auteur dépeint très bien l’univers idéologique et matériel d’une famille ouvrière, même s’il ignore que les compartiments de 3e classe ont été supprimés le 3 juin 1956 (il fait emprunter au héros une voiture SNCF de ce type pour se rendre à Meaux avec son père) et s’il présente le jeune David comme un lycéen de « Première ». Christophe Léon n’indique pas le caractère exceptionnel de la présence d’un fils d’ouvrier à ce niveau de l’enseignement secondaire classique, alors que la scolarité obligatoire est fixée encore à 14 ans. L’obligation jusqu’à 16 ans n’entrera en vigueur qu’en 1967 et les collèges d’enseignement technique (CET) bénéficient encore d’une bonne image en 1962, car les classes de Fin d’études perdurent. On peut regretter qu’à la page 43 le récit laisse croire que les enfants des classes populaires sont alors légion à préparer un baccalauréat non technique. 

Christophe Léon  est né en Algérie en 1959 et on voit, à travers les vingt pages qu’il consacre à la manifestation restée dans l’histoire pour s’être terminée tragiquement au métro Charonne, qu’il connaît parfaitement les évènements et les enjeux de la guerre d’Algérie. En même temps, sa production littéraire à destination de la jeunesse est globalement marquée par un souci renouvelé d’originalité.

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Pas facile de raconter aux ados les événements du métro Charonne en février 62 et pourtant Christophe Léon s'en sort avec brillo et propose un véritable roman historique pour ado. Ouvrant et fermant son livre par deux foules et le sentiment qu'elles peuvent procurer comme peur et sensation, il recrée le contexte d'une époque idéologique et historique par le biais d'un amour père/fils hors du commun et nous donne à voir et à comprendre ce qui se jouait alors dans la société française. Une simple balade à bicyclette, divertissement de l'époque en recrée tous les motifs et la confiance et la curiosité qu'entretiennent plusieurs générations donne le ton d'un livre où l'engagement n'est pas absent et constructif. Christophe Léon réalise ce que Didier Darninckx a réussi depuis quelques années dans la littérature adulte. Qu'est-ce que militer, qu'est-ce que s'engager, quels en sont ses dangers ? A toutes ces questions, Christophe Léon répond en tissant une trame historique ténue et documentée où se joue les enjeux de la transmission et le questionnement de l'adolescence qu'un éclairage presque cinématographique parfois éclaire avec un grand talent. Quand l'histoire d'un peuple trouve ses échos dans une histoire familiale ... ()



[...] Un récit fort, émouvant, qui, non seulement relate une époque importante et douloureuse de notre histoire, mais nous décrit aussi avec justesse, les liens qui unissent ce père et son fils. Un vrai coup de coeur ! ()


[...] Ce roman propose une évocation de la vie parisienne ouvrière de cette période et de la vie d'un militant communiste. Ce qui aurait pu être un peu cliché vire au drame et rappelle combien cette période a aussi été tragique. ()



Début des années 60 : la France se déchire entre partisans de l’indépendance algérienne et partisans de l’Algérie française, un contexte favorable à l’entrée en politique de nombreux jeunes gens. C’est le cas de Daniel, fils de Maurice, militant communiste et syndicaliste. L’enfance de Daniel a été baignée par les activités de son père. Après la mort d’Yvonne, sa mère et le départ de sa sœur aînée Louise, Daniel vit seul avec son père. Devenu lycéen, il s’initie peu à peu à l’action politique. C’est aussi le temps des promenades en vélo avec Maurice ou de ses premiers émois. Une insouciance qui prend brutalement fin quand père et fils se retrouvent face à la répression policière dans la station de métro Charonne en février 1962…

Le quotidien et l’atmosphère de cette époque sont dépeints avec un ton juste et sobre. Les retours en arrière et les changements de rythme amènent le lecteur à ressentir particulièrement bien le renversement d’une vie qui ne demandait qu’à se reconstruire… (PRIL, )



Paris, février 1962, à la veille du rassemblement populaire organisé pour dénoncer les agissements de l’OAS et la guerre d’Algérie. Le préfet de l’époque, Maurice Papon, ordonne de réprimer cette manifestation. Une dizaine de personnes trouveront la mort dans les affrontements. Daniel, 16 ans, le héros de l’histoire, assiste et participe aux échauffourées. Le roman débute sur l’enterrement des victimes au Père Lachaise, cérémonie à laquelle assiste Daniel. Il semble paumé, faible et fébrile. Les pensées se bousculent dans sa tête et dès la première page, il nous entraîne dans son chaos intérieur. On remonte le temps avec lui, à la découverte de sa famille : des ouvriers, issus du Peuple avec un grand P, communistes de père en fils. Et puis surtout, il y a son père, un homme bourru, juste ce qu’il faut pour cacher un coeur d’or. Daniel l’admire et le respecte même si parfois il lui fait un peu honte (surtout quand il est boudiné dans son short de vélo et qu’il pédale avec peine le long du canal de l’Ourcq). Il y a entre eux deux, une très belle relation faite de non-dits certes mais sensible et complice…
Ce roman dense, à l’écriture « distanciée » (comme si Daniel n’était plus lui même, mais s’observait penser…)est étonnamment construit : passé et présent se superposent sans jamais nous perdre. Ce texte évoque avec finesse que l’Histoire avec un grand H est construite sur les blessures des « petites histoires » (et surtout des petites ?) ()




Le titre et la couverture en disent long. Nous sommes à Paris en février 1962. Dans la famille de Daniel, on est communiste de père en fils. C’est un honneur d’avoir sa carte au parti. Daniel n’a que 16 ans lors de sa première manifestation.  Il  a accepté le couteau que son grand père lui a offert. Lui-même le tenait de son propre père mais le père de Daniel l’avait refusé.
Ce présent scelle l’entrée des garçons de la famille dans la maturité. Mais le jeune homme ignore ce qui va se passer par la suite. Daniel vit seul avec son père depuis la mort de sa mère, et depuis le départ de sa sœur qui en avait assez de leur servir de bonne. Maurice le père accepte enfin de renouer les liens avec sa fille à qui il ne pardonnait pas de les avoir abandonné pour aller vivre sa vie de femme.
Christophe Léon a une très belle écriture, il appuie sur les mots, n’hésite pas à nous décrire l’ambiance et le décor dans lesquels se déroule cette histoire. Nous rentrons vite dans le récit.()





Le cimetière du Père-Lachaise est tout près du métro Charonne

Les morts du métro Charonne appartiennent au martyrologue de la gauche française, le plasticien Ernest Pignon-Ernest a d’ailleurs réalisé en 1971 un hommage aux morts de la manifestation de Charonne. L’évènement eut lieu en février 1962 et le préfet de police de Paris est toujours Maurice Papon. Ses suites aident à la consolidation en métropole d’une majorité hostile à la poursuite de la Guerre d’Algérie.

Ce récit a été écrit par quelqu’un qui a passé les trois premières années de sa vie en Algérie ; il s’est bien documenté sur l’évènement du 8 février 1962 et nous le conte longuement. Auparavant il nous décrit une famille de l’aristocratie ouvrière, du grand-père au petit-fils tous sont au Parti communiste. Le père est à l’atelier peinture chez Renault à Boulogne-Billancourt. Outre cette dernière commune, le quartier de la Villette et Meaux sont évoqués.

Le père entraîne son fils lycéen à la manifestation et cela fera basculer tragiquement le destin du jeune dans les jours qui suivent alors que le père est dans le coma.

Cet ouvrage porte bien l’atmosphère d’une époque et son aspect littéraire est porté par une grande fluidité du récit. On prolongera sa lecture par l’ouvrage "Les fantômes d’octobre : 17 octobre 1961" d’ Ahmed Kalouaz, qui conte la répression de la grande manifestation lancée par le FLN. ()




Avec son style, bien particulier, mêlant humour, légère impertinence et sérieux, Christophe Léon nous fait découvrir ou redécouvrir un épisode tragique de répression policière qui a eu lieu en France, station Charonne, en 1962.

On revisite l'Histoire au travers de l' histoire de Daniel, 17 ans. Fils et petit fils de communiste, qui fait ses premiers pas de militant, d'abord avec son père lors des ventes de journaux sur les marchés le dimanche matin et puis ensuite seul, avec son adhésion au parti et son premier coup d' éclat au sein de son lycée.

Daniel voue une admiration sans limite à ce père  qu'il aime, avec qui il partage une existence heureuse malgré la disparition de "tante Yvonne" sa maman...

" Daniel aimait son père. Un sentiment qui ne laissait pas d' étonner le garçon, tellement il entendait ses copains de lycée brocarder leurs parents, les traitant successivement de "vieux cons" et " d'emmerdeurs". L' amour qu 'il éprouvait pour Maurice était bien sûr filial, mais aussi empreint de respect. Qu 'un homme comme lui, sans vraiment d' éducation, eût atteint un tel niveau d' engagement social, une telle consience de ses devoirs envers les autres et de l'obligation de défendre les défavorisés était pour lui un sujet d' admiration...."

On assiste alors au passage de Daniel à l' âge adulte, comme si l' adhésion à ce parti était un rituel de passage! Et du même coup, entrée dans la réalité de ce que peut être un combat militant. Car c'est bien de combat dont il va s' agir lors de cette confrontation qui aura lieu dans cette rame de métro, métro Charonnne, le 8 février 1962.  C' était pour eux leur première manif ensemble, d' égal à égal. Ce qui n' était alors qu 'une manifestation qui se voulait pacifiste va se transformer en véritable tracnart.

"Les policiers avaient revêtu leurs tenues anti-émeutes et étaient armés de grenade lacrymogène ainsi que de bâtons de déense, les fameux "bidules" Maurice en avait fait la description à son fils : des bâtons de en bois dur de 80 cm de longpour 4 de diamètre..."

Daniel va alors vivre un moment terrible de peur, de terreur, de colère, d' incompréhension... Son monde s' écroule et il prend alors réellement  conscience de ce que peut-être l' engagement militant de son père et ses possibles conséquences,  mais aussi ce que peut-être l' amour d' un père.

Ce roman est un récit très fort, qui vous fait passer du rire (scène de labalade en vélo, par exemple...) à la peur. En effet au moment de cette manifestation, le roman change tout à coup de rythme. Les phares se font plus courtes, plus saccadées au rythme de ces gens affolés, qui courrent qui crient, qui cherchent à s' échapper...

Un récit fort.
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Le courrier des auteurs : 20/01/2012 :
1) Qui êtes-vous ? !
Le mieux est de poser la question à mère, elle détient le copyright.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'histoire en 1962 à Paris d'un adolescent et de son père, ouvrier communiste, pris dans l'engrenage d'un événement tragique de l'histoire - la manifestation du 18 février et la mort de huit personnes à la station de métro Charonne.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Ce n'est pas vraiment un choix mais une pioche : Ce 13 février 1962, Daniel Châtelet ne put se retenir. Il vida sa vessie dans son pantalon, sous les acclamations de la foule et sur les dernières paroles de l'Internationale.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le temps des cerises, de Jean-Baptiste Clément et Antoine Renard, revisité par Philippe Katerine (s'il ne l'a pas encore fait, qu'il ne tarde pas).

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La solidarité, la désobéissance et la résistance.

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Daniel, adolescent réservé de 16 ans, vit seul avec son père dans le Paris du début des années 60. Entre son père syndicaliste et militant communiste qui travaille à l'usine, sa soeur qui vient de quitter la maison et les questions quil se pose sur les filles, Daniel a de quoi avoir le vertige.
D'autant qu'il vient de faire son premier choix d'adulte, il a rejoint le parti communiste et s'apprête à manifester coude à coude avec son père pour la première fois. Et c'est là que l'histoire de Daniel va croiser celle des heures sombres de l'histoire car ce 08 février 1962, la répression policière va dépasser tout ce qu'ils auraient pu imaginer.
Un roman poignant pour les (grands) ados et les adultes sur un épisode mal connu dont on parle encore peu cinquante ans plus tard. )



[...] Où l’on apprend que face à la violence automatique, un adolescent, même plein de bonnes intentions et fragile, poussé à bout, répond par la défense violente. Christophe Léon donne une vision juste de la société de ces années là. Un roman foisonnant de vie et d’élan. [...]
Les relations entre le fils et son père sont justes, touchantes, très humaines. Les conflits de l’Histoire, brièvement évoqués, vont passer par là, broyant les individus.  ()



[...] Un beau texte sensible, profond.
Un portrait d’adolescent sincère et aimant qui se heurte à la violence d’une époque troublée de l’Histoire, celle des « événements d’Algérie. » ()




Paris, février 1962. Alors que la rue dénonce les agissements de l'OAS et la guerre d'Algérie, un lycéen de 16 ans décide de s'engager aux jeunesses communistes. Daniel suit les pas de son père, Maurice, membre actif du PCF employé chez Renault, avec lequel il vit seul depuis la mort de sa mère et le départ de sa soeur aînée. Entre eux s'est installée une routine tendre et joyeuse qui va bientôt voler en éclat... Si les événements de l'époque y jouent bien sûr un rôle primordial, le roman porte moins sur la grande Histoire que sur celle, universelle, de l'adolescence et celle, touchante, d'un amour filial aussi pudique qu'inébranlable. On comprend vite que l'engagement de Daniel au sein du parti vise plus à susciter l'admiration de son père... Mais sa révolte est sincère. Sa volonté de «défendre la justice et la liberté» le rapproche des jeunes «Indignés» d'aujourd'hui. À ceci près que l'on rallie désormais plus facilement un groupe via Facebook qu'un parti et qu'on ne «ronéotype» plus de tracts, on twitte! Un roman sensible au suspense poignant sur la fin. )



La chronique ActuSF de Fanny & Anahi sur "Dernier métro" de Christophe Léon réalisée le 11 février 2012 à la Bibliothèque de Montreuil par Marc Alotton.



Un livre fort et plutôt noir sur la relation père-fils et le prix à payer pour défendre ses valeurs. Daniel vit seul avec son père, militant communiste actif, il souhaite à présent participer lui aussi à la lutte. Nous sommes en 1962 et les événements historiques vont amener les deux personnages à être confrontés à leurs idées mais aussi tout simplement au destin.
 Un beau livre qui demande de se laisser emporter pour vivre cette page sanglante de l'histoire. ()



[...] L'écriture de Christophe Léon est remarquable : il retrace avec beaucoup de simplicité cette relation père/fils très forte, leur quotidien chargé d'habitudes masculines. Les interrogations d'un adolescent de cette époque face à la politique pourraient être celles d'un ado d'aujourd'hui. Un roman qui se prêterait bien à une adaptation cinématographique.
Un roman sensible, attachant et à la fin poignante. Pour grands ados et adultes. ()




1962. Depuis la mort de sa mère et le départ de sa sœur Louise, Daniel Châtelet, 16 ans, vit seul avec son père, Maurice. Celui-ci, ouvrier aux usines Renault à Billancourt, est délégué syndical CGT, adhérent au Parti Communiste, vendeur de L’Humanité le dimanche. Sur les traces de ce père qu’il admire, Daniel fait ses premiers pas de militant dans son lycée.
Jusqu’aux événements de la station de métro Charonne, le 8 février 1962.

Ce roman aborde la répression policière de la manifestation anti-OAS du 8 février 1962, répression qui a causé la mort de plusieurs personnes à la station de métro Charonne.
Il permet également de faire découvrir aux lecteurs l’engagement syndical et politique fortement présent dans les années 1960. La situation politique qui sert de toile de fond (guerre d’Algérie, retour de De Gaulle en 1958) n’est pas explicitée en détail, mais le roman invite à s’intéresser à la période.

Les premiers émois de l’adolescence, la pudeur de la relation père-fils, les mentalités de l’époque bien restituées (par exemple le rôle de la femme) rendent le personnage de Daniel consistant et le récit très crédible.
La richesse du vocabulaire et plusieurs flash-back peuvent complexifier un peu la lecture. Malgré la fin tragique et émouvante – qui invite à réfléchir sur la notion de méprise – on prend beaucoup de plaisir à la narration un peu distancée et à l’humour souvent présent. ()




Paris, 8 février 1962.
A l'appel du PCF et d'autres organismes, un rassemblement populaire est organisé pour dénoncer les agissements de l'OAS et la guerre d'Algérie.
Le rassemblement est interdit et le préfet donne l'ordre de réprimer la manifestation.
Huit personnes trouveront la mort.


L'histoire se déroule en France en février 1962, en pleine guerre d'Algérie. La tension est palpable en France, l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète) qui est pour la présence francaise en Algérie a perpétré des attentats sur le territoire français. On suit Daniel, un garçon de seize ans et son père, fervents militants pour la paix en Algérie et contre l'OAS. Ces deux personnages vont participer à une manifestation organisée à Paris le 8 février 1962 suite aux actes terroristes. Cette manifestation sera interdite comme toutes les autres et les policiers auront l'ordre de la réprimer absolument. La manifestation va dégénérer et les manifestants vont chercher à s'enfuir, notamment dans la station de métro Charonne, où ils seront poursuivis par la police...

C'est un roman court mais assez fort en émotions. Le contexte de cette époque y est assez bien décrit et on arrive à comprendre ce qu'il se passe même si on ne l'a pas vécu, ce qui est mon cas. Je ne m'attendais pas à cette fin, je suis restée sans voix, sans savoir quoi en penser.

On suit presque exclusivement la vie de Daniel et son père, militants pour la paix en Algérie. Le roman se déroule sur une courte période de temps, de quelques jours avant la manifestation à quelques jours après. La vie de ces personnages en sera changée à jamais.

Je me suis attachée à Daniel, ce jeune finalement encore innocent, qui sera impliqué malgré lui dans ces évènements tragiques.

L'écriture est simple, le roman se laisse lire sans difficultés. J'ai beaucoup aimé ce roman et il me donne maintenant envie d'en savoir plus sur les évènements de cette époque.  )


Février 1962. L’Algérie est encore française, mais, à l’appel du parti communiste, des manifestations
contre l’Organisation armée secrète (0AS) ont lieu à Paris. La conscience politique de Daniel, lycéen et fils d’un ouvrier communiste, s’éveille. La tradition
familiale et son propre cheminement intellectuel conduisent le jeune homme au coeur des « événements », et il assiste, horrifié, à la brutalité policière et au massacre des manifestants à la station de métro Charonne. Son père, son mentor,
figure parmi les blessés… Maladroitement, entre enfance et âge adulte, peur et violence, mesure et excès, destin personnel et genre humain, Daniel se cherche, au risque de se perdre. ()



Le roman de Christophe Léon raconte avec précision les événements qui ont mené, le 8 février 1962, à la morts de neuf personnes en plein cœur de Paris, un peu plus d’un mois avant la signature des Accords d’Evian qui mettront fin à ce qu’on appelle pas encore une guerre mais «les événements d’Algérie». Plus encore qu’un livre sur la Guerre d’Algérie, c’est un formidable portrait d’un père et de son fils dans le milieu ouvrier de la France des Trente Glorieuse. À quelques années seulement des bouleversements sociaux et économiques qui modifieront le visage de la France, Christophe Léon brosse le portrait d’un monde en train de disparaître. Dans son récit, des familles d’ouvriers peuvent encore vivre dans la capitale, les dimanches (après la distribution de l’Huma sur le marché) sont consacrés à de longues promenades à vélo avec pause casse-croûte au bord du canal de l’Ourcq, les femmes sont assignées aux tâches domestiques et le père est le chef de famille tout puissant. Déjà, dans le regard de Daniel – où se mêlent admiration pour la ténacité et les engagements de son père et honte devant sa gouaille et sa rusticité moulée dans une tenue de cycliste amateur vieillissant – ce monde, celui de l’après Seconde Guerre mondiale, est en train de vaciller.

La fin du roman donne de multiple sens à son titre Dernier métro : il entre en résonance avec la Résistance à l'occupant allemand du film de François Truffaut, évoque les grilles baissées de la station Charonne contre lesquelles sont venus s’écraser les manifestants du 8 février mais aussi la fin, brutale, de l’adolescence de Daniel, qui se heurte à la violence de l’Histoire et annonce des lendemains qui, s’ils verront la fin des «événements d’Algérie», ne seront pas que chansons. )



[...] Il y a du Camus dans cette écriture, de l’étranger / de l’étrangeté, dans l’enchaînement des faits. Un roman âpre pour lecteur averti, sans concession mais non sans tendresse. ()



De ce roman, le lecteur sort figé par des images effroyables : celles des répressions policières du métro Charonne, le 8 février 1962. Parmi les manifestants, Maurice et son fils Daniel : 16 ans et, jusqu’à ce jour, des rêves de lendemains qui chanteraient L’Internationale à tue-tête. Enfin ça, c’est depuis qu’il a cassé sa tirelire pour s’offrir une carte du parti, comme son père l’avait fait avant lui, et son grand-père avant son père. Ce bout de carton le baptise camarade. C’est déjà bien même si, pour la jolie Ginette, apprentie chez le boucher du quartier, un marteau et une faucille ne suffisent pas à tailler une carrure d’homme.[...]
Christophe Léon, l’auteur de ce roman habilement construit autour
d’un suspense de plus en plus serré, comme une tragédie antique, trempe sa plume dans un encrier de tendresse pour décrire une époque intense et une rencontre entre un père et son fils. (Jourrnal )



[...] Ce roman d’une vraie originalité – les préoccupations politiques sont rares en littérature de jeunesse – fonctionne par cercles concentriques. Les pages d’ouverture passées (pages qu’on relira sitôt l’ouvrage achevé), un long flash-back assied le lecteur à la table du petit déjeuner familial: il y a là Daniel et son père, ouvrier moustachu de chez Renault et militant communiste confirmé. Et c’est ainsi, en le suivant dans son quotidien le plus élémentaire, qu’on va accompagner ce duo touchant, et à bien des points de vue exemplaire, vers le drame final que la France appellera l’affaire de la station de métro Charonne.
Un éclairage subjectif et empathique, montrant aussi bien les petits riens que les grandes décisions, les gestes anodins et ceux terriblement déterminants, fait que l’on observe la trajectoire de l’adolescent avec un sens aigu de la destinée – et de la fatalité. ()



[...] Que dire de ce roman, si ce n'est qu'à la fin j'en ai eu la chair de poule. Le lecteur est littéralement transporté dans l'histoire de ce jeune garçon que l'on sait inoffensif et qui va se retrouver dans une situation qu'il était loin d'imaginer. Ce roman traite d'un fait historique, celui de la répression policière du métro Charonne qui a eu lieu le 8 février 1962 mais il traite aussi de l'amour entre un père et son fils.
Un roman que je vous conseille!
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COUP DE CŒUR ADOS !
Paris, février 1962. Daniel, jeune lycéen de 16 ans, participe à sa première manifestation au côté de son père pour dénoncer la guerre d’Algérie. Le mouvement se veut pacifiste mais, tout rassemblement étant interdit, le préfet donne l’ordre de réprimer la manifestation. L’affrontement tourne au drame sur les quais du métro Charonne et huit personnes trouveront la mort. Nous suivons le quotidien de Daniel quelques semaines avant ces événements. Le jeune homme vit seul avec son père, ouvrier chez Renault et fervent militant au parti communiste. Au-delà des préoccupations propres à tous les adolescents, on découvre peu à peu chez Daniel l’envie de suivre les pas de ce père considéré comme un modèle. Il s’engage donc aux Jeunesses communistes et débute avec appréhension et fierté ses premières actions politiques. Christophe Léon nous livre une histoire poignante, tant par les liens forts unissant le père et le fils que par les événements tragiques auxquels ils sont confrontés. D’une écriture profonde et sensible, ce roman nous emporte car c’est à travers le regard d’un adolescent que l’on est immergé dans le difficile contexte social de l’époque.()



Paris, début 1962. Daniel vit seul avec son père. Sa mère, une femme aux petits soins pour sa famille, est partie trop tôt. Sa sœur a pris sa liberté dès sa majorité. Une relation complice s’est tissée entre le père et le fils, une relation pourtant pleine de non-dits comme c’est souvent le cas à l’époque. Cette relation donne envie au jeune homme d’être la fierté de son père, et le pousse à s’engager dans les jeunesses communistes. Sa conscience politique s’éveille et le mène au cœur des événements.

Christophe Léon donne une vision forte des événements de la guerre d’Algérie. A travers le regard innocent d’un jeune homme de 16 ans et le témoignage d’un ouvrier militant communiste qui espère un monde meilleur pour son fils, il raconte les manifestations de 1962. Une position qui lui permet de se soustraire à la neutralité de l’historien pour brosser un portrait d’adolescent et une peinture sociale des années 1960. ()


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