On est avec "Mado m’a dit" plutôt ici dans la peinture de faits de société contemporains, l’univers est d’autant plus imprécis, certainement une banlieue d’une grande ville française, que le héros se rêve venu d’ailleurs.

« C’est simplement que le vrai Bobby est un extraterrestre, un garçon d’une autre planète exilé de l’intérieur de lui-même ». (page 21)

Alain dit "Bobby" est un enfant adopté sans racine, vivant dans une famille d’accueil bien banale, ni maltraitante, ni malhonnête, ni malavisée, ni malléable, ni maltaise … Un jour il décide de faire de son cartable une arme de combat afin de défendre une dame d’un certain âge vivant seule. Cette dernière avait été agressée par un groupe de trois jeunes voyous. Ceci est l’occasion de rappeler que les élèves français du secondaire ont des sacs de classe que leurs collègues européens ne leur envient pas.

« Quotidiennement les élèves se baladent avec des cartables pesant au bas mot plus d’un tiers de leur poids, sans que cela ne gêne ni les professeurs ni l’administration. Aujourd’hui, cet inconvénient majeur se transforme en avantage précieux. Quinze bons kilos de manuels, trousse, cahiers, classeurs, règles et compas s’abattent sur l’occiput du caïd en herbe » (page 28)

Le reste du livre nous conte une amitié où l’une retrouve un fils et l’autre une mère. Sera-t-elle perturbée et par qui ou par quoi ?

L’adresse de l’ouvrage est tournée vers Bobby Lapointe dont deux vers de la chanson "Madame Mado m’a dit" sont présentés, de plus Bobby est le surnom choisi pour le héros Alain.

De cet auteur on avait déjà apprécié un roman historique autour du drame de 1962 au métro Charonne "Dernier métro". Un autre de ses ouvrages "Délit de fuite" a connu une adaptation télévisuelle.  ()



Petit, bagarreur, Boby, 13 ans, est un faiseur d'embrouilles. Il vit en famille d'accueil. Un soir après les cours, il voit trois ados agresser une dame grosse et âgée. Boby la secourt et la raccompagne chez elle. Elle s'appelle Made... et elle est très bizarre. Elle élève des mouches pour ses plantes carnivores, picore du gruyère râpé, tricote des écharpes gu'elle ne porte jamais. Ces deux êtres solitaires souffrent d'un terrible mangue d'affection. Mais alors gué Made cherche la tendresse, Boby, lui, la fuit.
Ce roman court, à l'écriture percutante, décrit une rencontre gui va marguer le lecteur pour longtemps. ()



Au collège, Boby n'est pas un jeune homme comme les autres. Il n'a pas d'amis. Il se suffit à lui-même. Il est insolent, bagarreur et menteur. Les autres élèves rasent les murs à son approche ! En plus de son comportement brutal, Boby affirme être un extra-terrestre ! Il n'accepte pas d'être un "souzixe" et il a fini par croire à son propre mensonge sur sa naissance mercuro-jupitérienne. Il est détestable et détesté de tous mais un jour sans que lui même comprenne pourquoi, il vole au secours d'une vieille dame agée et obèse bousculée par trois adolescents agités ... Ce sauvetage permet à Boby et Mado de faire connaissance autour d'une tasse de chocolat dans le salon de la vieille dame. Boby se rend rapidement compte que Mado est encore plus excentrique que lui ... Contre toute attente et malgré tout ce qui les sépare, Mado et Boby vont vivre une amitié aussi intense que courte malheureusement ... Ce roman de Christophe Léon est singulier. Le style vif et incisif souligne la relation complexe et inexpliquée entre Mado et Boby qui ne peut pas laisser le lecteur indifférent ... Un roman qui laisse pantois et un peu chose mais que l'on n'oublie pas … comme tous les romans de Christophe Léon d'ailleurs ! Dès 13 ans. Et merci Monsieur Lapointe ! ()



Boby se tient à l’écart des garçons de son école, il est « petit, teigneux, le poil roux, les genoux cagneux, les cheveux hirsutes des dents plantées de travers », mais les filles l’adorent, alors qu’il ne fait que les mépriser. Enfant abandonné, il s’est inventé une famille d’extraterrestres et les rejoint la nuit au milieu des étoiles. Mais il ne peut éviter d’intervenir un jour à l’arrêt de bus quand trois caïds aussi méchants que cruels agressent une très grosse vieille dame, lui vident son cabas sur le trottoir, l’insultent et lui prennent son porte-monnaie. Il cogne fort et éloigne les trois méchants de quartier. Puis, il raccompagne la vielle dame trop choquée pour rentrer seule chez elle. Là, elle lui offre un chocolat et lui montre son élevage de mouches destinées à nourrir sa collection de plantes carnivores. Cette Mado est aussi folle que lui!  Il lui promet de revenir mais ne le fait pas car il se méfie de ses bizarreries. Mais un jour, les trois voyous le tabassent si fort qu’il n’ose pas rentrer dans sa famille d’accueil et se réfugie chez Mado. Elle est si heureuse ! C’est la première fois de sa vie qu’elle a une visite ! Elle lui propose de dormir dans sa caverne aux trésors, là où elle range les peluches depuis son enfance et son adolescence de fille obèse, donc mise à l’écart et solitaire.
Cette nuit-là, dans la maison de Mado, des événements étranges, cruels et beaux vont se dérouler. Seuls ceux qui comprennent la force des rêves pourront suivre leur déroulement. Christophe Léon excelle à décrire l’enfance, l’horreur, l’étrange. J’avais déjà beaucoup aimé cet univers détonant et fort, dans Silence, on irradie, et je le retrouve aussi violent et pourtant poétique dans ce tout petit livre. (Li&Je, 4 juillet 2014)



Résumé :

Petit, teigneux, le poil roux, des allures de caïd, Boby vit en famille d’accueil. Un soir, devant l’arrêt de bus, Mado, trop grosse et fatiguée, se fait agresser par trois adolescents. Heureusement, Boby est là…
********************
Les premiers mots

Jouer au football et ne pas se laver pendant une semaine – voilà de quoi, entre autres, est capable Boby.
********************

Ce que j’en ai pensé
La couverture intrigante (et aussi un peu inquiétante) et le titre de ce roman m’ont interpellée et j’ai eu envie d’en savoir plus.
On fait donc connaissance avec le jeune Boby. On sent que c’est un garçon assez solitaire et indépendant. On apprend qu’il vit dans une famille d’accueil et qu’il ne se sent pas vraiment intégré par ses « accueillants ». Un jour, alors qu’il va monter dans le bus, il assiste à un spectacle désolant et révoltant : 3 caïds ont décidé de s’en prendre à une petite mamie. Ils l’insultent, la bousculent, piétinent ses courses. Boby essaie de lutter contre lui-même mais il ne peut pas laisser faire ça et il va y mettre un terme. La petite mamie (Mado) le remercie et il décide de la raccompagner chez elle. Il va alors découvrir l’univers étrange et peu commun qu’elle a créé chez elle.
Entre ces deux solitaires il va se passer quelque chose. Il ne sait pas pourquoi mais il se confie un peu à elle. alors que quelque chose en elle l’inquiète. Mado de son côté voit peut-être là une occasion de se faire un ami.
Mado m’a dit est un court roman mais il s’y passe beaucoup de chose. Des émotions, des vérités, une amitié naissante, des destins qui se croisent… Ces deux personnages vont se trouver, se craindre mais aussi se comprendre à demi-mots. ce que j’ai aimé dans ce roman c’est toute la part de non-dits, tout ce que l’auteur suggère et que l’on ressent. Il y a beaucoup de chose à lire en très les lignes. Tout se met en place jusqu’à une fin inattendue.
C’était ma première découverte de l’écriture de Christophe Léon et j’ai apprécié son style fluide et efficace. En peu de pages, il nous trace le portrait de deux personnages vrais et émouvants.
En bref…
Une découverte de la plume de l’auteur qui me donne envie de découvrir d’autres titres de sa bibliographie. ()

Petit, teigneux, le poil roux, des allures de caïd, Boby vit en famille d'accueil. Un soir, devant l'arrêt de bus, Mado, trop grosse et fatiguée, se fait agresser par trois adolescents.
Heureusement, Boby est là...
Deux destins qui se croisent, elle, vielle femme obèse et solitaire, lui, jeune garçon mal dans sa peau vivant en famille d'accueil. Et surtout, une amitié naissante.
C'est joliment écrit, une belle tranche de vie.
()






Récit d'une rencontre improbable entre un jeune garçon en rage contre la vie et une vieille dame épuisée par la vie. Des personnes en marge qui vont se reconnaître et faire un (court) bout de chemin ensemble. Lui n'aime personne, elle est tout amour pour ses plantes carnivores. Lui pense être né d'une Mercurienne et d'un Jupitérien, cela tombe bien, Mado croit justement aux extraterrestres...
 
Encore une fois, l'auteur s'intéresse aux petits gens qui n'ont pas trouvé leur place dans la société alors qu'ils sont paradoxalement d'une grande force intérieure. De façon allégorique, il leur propose dans ce récit, de se réaliser quand même, d'aller jusqu'au bout de leurs rêves... Une histoire dure et poétique avec deux portraits forts et beaux. Reste un roman inclassable qui j'espère trouvera son public. ()






Boby ? « Petit Teigneux (…) / Les cheveux hirsutes / Des dents plantées de travers / Crache toutes les deux minutes entre ses pieds. » Né sous X et persuadé d’avoir des parents biologiques martiens. En attendant de les retrouver, sa famille d’accueil fait l’affaire. Aucune fille dans ses fréquentations, « elles sont des mères biologiques en puissance ». Charmant tableau.
Et pourtant il nous étonne, Boby, lorsqu’il vient en aide à une vieille femme obèse chahutée par 3 ados imbéciles. Le début d’une relation bancale et atypique entre deux solitudes, mais plus forte que les doutes et les incompréhensions. Avec une chute aussi étrange que ce qui les lie… ()






Boby est un rêveur. Orphelin, il s’imagine des parents extraterrestres. Un jour il en est sûr, ils le reconnaîtront du haut de leur planète et viendront le chercher. Handicapée par un corps difforme, Mado vit seule depuis très longtemps, c’est comme ça. Après nous avoir présenté ses personnages, Christophe Léon nous invite à leur rencontre improbable. Ces deux oubliés de la vie, ces laissés pour compte vivent à la marge des autres parce que jamais personne n’a fait attention à eux. Alors chacun croit à l’imaginaire de l’autre parce que plus rien ne les étonne. Mado accepte Boby l’extra-terrestre tout comme Boby accepte Aurore l’amie invisible de Mado. Les personnages sont attachants et sensibles. Avec eux Christophe Léon nous interroge sur la différence, la difficulté de se construire quand on n’est pas comme les autres. Bien que la fin ne déroge pas au principe tragique de l’auteur, le roman est un formidable élan de fraternité et d’espoir. ()





C’est l’histoire d’une rencontre, celle d’un jeune ado, Boby  et de Mado, une vieille femme… C’est  une histoire peut-être improbable car tellement « solidaire »… Encore un grand plaisir de retrouver l’écriture de Christophe Léon, une écriture simple, sensible et qui ne nous autorise pas à lâcher le livre… ()




Il y a tout d'abord Bobby, nait "Sousixe", trimballé en famille d'accueil, qui, sous son  profil de petit caïd, se vante d'être le fils d'un Jupitérien et d'une Mercurienne.
Et puis il y a Mado, qui un jour se fait agresser sous les yeux de Bobby. Etrange, seule, handicapée par un corps trop lourd, en bout de vie, amoureuse de ses plantes carnivores et attachée à tous ses souvenirs du passé, elle croit à l'histoire de Bobby et aux extra -terrestres.
Ces deux-là s'attachent l'un à l'autre et vont faire un (court) bout de chemin ensemble. L'espace de quelques heures, ils vont s'apporter le peu d'amour que jamais ils n'ont reçu et s'alléger de leur peine.
Un livre pas très épais mais dont le contenu est dense.
Un récit dérangeant, un conte "extra-terrestre" dont la fin surprend par sa rapidité.
J'aurais tant aimé rester avec Bobby et Mado plus longtemps.... ()




Courts, percutants, déstabilisants,
Ces romans sont construits de telle manière, que l'on est surpris par la fin. On l'attend, mais on n'a pas envie qu'elle arrive, car on en a peur et on l'espère en même temps.

     Boby, enfant adopté placé en famille d'accueil, est ce que l'on peut appeler « un faiseur d'embrouilles ». Petit, teigneux, le poil roux, il dissimule derrière des attitudes de caïd, un coeur tendre ...

Une rencontre entre un ado et une vieille, qui n'ont rien pour plaire. Il était tellement improbable, qu'ils entrent en contact, qu'ils se passent quelque chose entre eux, qu'il y ait une connexion. Tellement improbable, et pourtant ... ça marche. Une histoire courte, trop courte. Comme un goût de pas-assez. Une écriture très prenante, qui embarque tout de suite le lecteur aux côtés de Boby.  
()





Boby est né sous X et vit dans une famille d’accueil. C’est un dur au cœur tendre qui s’est inventé une famille extraterrestre qu’il rejoint la nuit dans ses rêves.

 Un soir, en rentrant du collège, il assiste à l’agression d’une femme par trois ados. Malgré sa répugnance à se mêler des affaires des autres, il met en fuite les voyous. Comme la pauvre femme a du mal à se remettre, il l’accompagne jusque chez elle. Là, il découvre avec une curiosité mêlée de frayeur l’univers de Mado. La vieille fille, obèse et solitaire, s’est construit un petit monde clos dans lequel elle vit ses rêves d’évasion et de bonheur.

Une rencontre inattendue entre deux êtres qui ne parviennent pas à s'accomplir, meurtris par des enfances difficiles ; entre deux êtres qui peinent à trouver leur place dans une société qui impose de vivre conformément à des modèles familiaux, physiques et moraux.

La chute est brutale, et longtemps après avoir fermé le livre, on songe aux fleurs carnivores qu’aimait tant Mado… ()


 


Mado m'a dit, un nouveau livre de Christophe Léon vite je fonce.
Et encore une fois, je ne suis pas déçue.
Tout commence avec Alain, plus connu sous le nom de Bobby, c'est un adolescent né sous x, il vit dans une famille d'accueil, il est différent de tous les autres.
Quand soudain, il voit une femme se faire agresser par trois adolescents, il décide de voler à son secours et de la raccompagner. Il va faire peu à peu la connaissance de cette femme étrange nommée Mado.
Un texte sur l'amitié, l'indifférence, l'entraide et la solidarité, mais aussi la relation entre un fils et une mère de substitution.
Encore une fois, la plume de l'auteur est intense, impossible de lâcher le roman sans savoir la fin et quelle fin.
À chaque livre de cet auteur, il y a quelque chose de touchant, de bouleversant, bravo et merci ! (





Petit, bagarreur, Boby, 13 ans, est un faiseur d’embrouilles. Il vit en famille d’accueil. Un soir après les cours, il voit trois ados agresser une dame grosse et âgée. Boby la secourt et la raccompagne chez elle. Elle s’appelle Mado… et elle est très bizarre. Elle élève des mouches pour ses plantes carnivores, picore du gruyère râpé, tricote des écharpes qu’elle ne porte jamais. Ces deux êtres solitaires souffrent d’un terrible manque d’affection. Mais alors que Mado cherche la tendresse, Boby, lui, la fuit.
Ce roman court, à l’écriture percutante, décrit une rencontre qui va marquer le lecteur pour longtemps. ().






Boby, né sous X, en famille d’accueil, n’aime personne. Il est exaspéré par les tentatives d’approche des filles qui décèlent en lui le cœur tendre que sa hargne tente de cacher. Sans trop savoir pourquoi, il prend un jour la défense de Mado que trois voyous du collège ont lâchement agressée. Handicapée par son poids, fatiguée de vivre, seule au monde, Mado se prend d’amitié pour le jeune garçon. Pour elle, Boby tombe littéralement du ciel. Il s’est inventé une mère Mercurienne et un père Jupiterien et Mado croit justement aux extraterrestres. Méfiant, Boby est tout de même attiré par cette femme un peu folle qui collectionne les plantes carnivores.

Léger par sa taille, dense par son contenu, Mado m’a dit emmène le lecteur là où il ne peut pas s’y attendre. Référence explicite à la chanson de Boby Lapointe – par le titre et le surnom du héros, le roman de Christophe Léon n’est pourtant pas frivole et badin. La minceur du roman (84 pages) n’empêche pas en effet l’épaisseur des personnages, deux marginaux qu’un épisode de la vie va réunir d’une courte mais néanmoins intense façon.

La fin du roman, totalement inattendue, oblige à revenir en arrière pour vérifier que, oui, on a bien compris. Dense, épais, intense, ce roman est une expérience.
(Librairie Croquelinottes, 24 mars 2014)




chardonettelit

À voir sur Youtube une chronique de Chardonette :





Boby est un dur, un vrai. Sa mère était mercurienne et son père jupitérien. Il a été conçu un jour de pleine lune martienne. La preuve, c’est que c’est lui qui le dit. Enfin… Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’est pas toujours appelé Boby. Aux premières heures de sa vie, il était Souzixe. C’est pour ça que « Boby ne dit jamais ni papa ni maman, encore moins mes parents, mais plutôt mes vieux ». Mado… Elle est : « Trop bizarre. Trop grosse. Trop moche. » Et vieille ! Mais on peut lui faire confiance. « Ce n’est pas elle qui irait raconter qu’elle connaît un extraterrestre, ça non. » Evidemment, il n’y avait aucune chance que ces deux-là se croisent, encoremoins que leurs destins se lient. Donc, cela va
arriver. Et, vous savez quoi ? Boby n’est pas vraiment un dur. Mado n’est pas un monstre. Et leur histoire (6,90 €), eh bien… Elle vaut drôlement le coup ! ()






Un roman extraterrestre, voici ce qui me vient à l'esprit.
Une rencontre improbable entre deux êtres différents, malmenés par la vie.
D'un côté, Boby, né "souzixe", dans une famille d'accueil depuis l'âge de trois ans. Un gros dur. Qui joue aux p'tits caïds. Qui s'est imaginé des parents venus d'une autre planète. Pour être comme les autres. Et qui a réussi le tour de force de le faire acter par ces mêmes autres. Mais il s'en pose des questions ce Boby et sous ses poings toujours prêts à partir se cache un être sensible.

Sa rencontre avec Mado va justement lui faire voir cet aspect de sa personnalité. Il a défendu Mado, agressée par trois ados sur le trottoir. Proie facile pour les lâches Mado. Obèse, transpirante, voix haut perchée, elle cache son mal-être et le traîne.

Elle entraîne donc son sauveur chez elle...Il va découvrir la vieille dame, son "1er étage", ses collections d'enfance, ses plantes carnivores et son aquarium de mouches et entre eux, une drôle de rencontre...

Un roman singulier que Christophe Léon sert une fois de plus avec son écriture précise. Beaucoup de tact aussi dans cette relation éphémère. Le lecteur glisse à la surface des choses mais perçoit aussi l'envers du décor. Un roman entre terre et ciel, aux accents métaphoriques.

Mais tout de même, cette fin...Soit, je ne l'ai pas comprise du tout, soit je l'ai comprise et je ne veux pas me l'avouer...

Un roman qui laisse un drôle de sentiment dans la tête... ()






Le voyou et la grosse dame
L'histoire de ce livre est originale et, à la fin, un léger malaise pointe son nez... Voici Boby, un ado qui grandit dans une famille d'accueil : «Petit, teigneux, le poil roux...» Un jour, il aide une vieille dame très grosse et très moche, alors que 3 gamins l'embêtent. Leur rencontre est très curieuse. La fin rappellera peut-être à certains d'entre vous celle d'un autre livre : La Vie devant soi, de Romain Gary. (Mon Qotidien Livres, 10 avril 2015)


 Télérama du du 31 mai au 6 juin 2014







Bobby, né Souzixe, comme il dit, vit dans une famille d'accueil sans problème. Mais l'adolescent aux allures de caïd est différent; petit, roux, teigneux et gringalet, il est mal dans sa peau. Un jour, il voit une femme se faire agresser par trois ados et vole à son secours. Made est grosse, laide et fatiguée. Bobby la raccompagne chez elle et fait connaissance avec cette étrange femme qui l'intrigue, le fascine et lui fait peur. Ces deux-là n'ont en commun que d'être, chacun à sa façon, des êtres en marge. Mado élève des mouches pour nourrir ses plantes carnivores et tricote des écharpes qu'elle ne porte jamais, Bobby ne se lie avec personne et s'est persuadé que ses parents biologiques sont des extraterrestres. Ils font pourtant un court bout de chemin ensemble, dans une relation bancale et atypique basée sur l'amitié et l'entraide. Raconté d'une écriture percutante avec des accents poétiques, ce roman est aussi inclassable que ses personnages. (Revue Notes Bibliographiques, juin 2014)





D’abord il y a Bobby,violent, teigneux et à vrai dire assez peu aimable.  Sa naissance sous X, sa vie dans une famille d’accueil qui assure tout juste le minimum syndical sont sans doute des explications suffisantes pour expliquer la rage sourde qui consume le jeune garçon.

Très peu de potes, une sale réputation mais un cœur en or caché tout au fond, que quelques filles du bahut semblent avoir perçu. Leurs tentatives d’approche restent lettre morte pour Bobby qui trace sa route en solitaire.

Le garçon n’est décidément pas comme les autres; ses origines indéterminées l’ont porté à croire qu’il descendait d’un père Jupitérien et d’une mère Mercurienne. Une sorte d’extraterrestre. Et Bobby lui-même en est maintenant persuadé.

Ensuite il y a Mado. Vieille, usée, handicapée par sa corpulence et le poids de sa vie. « Mado peut rester toute une semaine sans bouger de chez elle. Elle n’aime pas la compagnie. Pour dire la vérité, Mado ne s’aime pas non plus. Son corps obèse et pesant est un handicap de chaque instant et elle répugne à l’imposer aux autres ».

Le jour où elle se fait agresser par les trois caïds du quartier c’est Bobby qui viendra à son secours. Mado n’en revient pas que quelqu’un se soit soucié de son sort. Elle invite aussitôt le jeune garçon chez elle et contre toute attente Bobby accepte. Ça tombe bien, Mado croit très fort aux extraterrestres.

La suite je vous laisse la découvrir vous-mêmes parce qu’elle est dérangeante, émouvante et complètement inattendue.

La rencontre improbable de ces deux êtres à la marge est portée par l’écriture envoûtante de Christophe Léon. Des phrases assez courtes, des dialogues ciselés et une poésie noire vaguement oppressante qui habille l’ensemble.

On s’attend très vite à quelque chose de bizarre, mais quand même pas à ça. Mais si pourtant, on a bien lu. Ça se termine comme ça alors ? Besoin d’aller vérifier. Repartir en arrière de quelques pages. Et oui. C’était bien ça.

Bobby est peut-être un extraterrestre mais ce livre est à coup sûr un petit ovni littéraire. J’ai beaucoup aimé. ()





L’histoire d’une rencontre improbable entre la vieille Mado, prise à partie et malmenée par trois abrutis dans la rue, et le jeune Boby, jeune garçon révolté qui va la secourir. Un court roman facile à lire sur l’amitié, les différences et la complémentarité. (Magazine Causette n° 47, juillet - août 2014)





La réputation  de Boby, le jeune héros de ce roman n’est plus à faire : C’est un dur !
Il est à la fois « Boby l’insolent, Boby le bagarreur, Boby le menteur ».
Il s’est aussi appelé lui-même « Souzixe », s’imaginant des parents extraterrestres pour se fondre dans la normalité, car en réalité, il vit dans une famille d’accueil où il se sent un « produit ».
 
Pourtant c’est ce même Boby qui prend un jour, à la sortie de l’école, la défense de Mado, une vieille femme agressée par trois jeunes qui lui bloquent le passage, renversent son cabas et s’apprêtent à lui voler son portefeuille.
Raccompagnant Mado qui « marche avec la lenteur des gens consumés par les aléas de la vie quotidienne », il découvre son intérieur vieillot mais propret, sa solitude et surtout son surprenant élevage de mouches destinées à nourrir ses plantes carnivores…
S’il lui promet de revenir la voir le lendemain, il est aussi enfermé dans des mensonges…
Et ce n’est que plus tard qu’agressé à son tour, il ira chercher du réconfort auprès de Mado…
 
Un très joli petit roman qui rapproche deux êtres atypiques qui n’ont rien en commun : un jeune dur et une vieille dame grosse et fatiguée.
Ce qui les rapproche, c’est leur pouvoir de rêver et de s’inventer une vie autre pour supporter leur quotidien très solitaire.
Les sentiments affleurent seulement, cachés sous beaucoup d’humour protecteur.
Un clin d’œil à Bobby Lapointe ! ()






Boby est un rebelle, «une créature marquée par le destin». Petit. Teigneux. Le poil roux. Le genou cagneux. Les cheveux hirsutes. Des dents plantées de travers. Il crache toutes les deux minutes entre ses pieds. Dit avoir 15 ans mais n'en a que 13 selon sa carte d'identité. Né sous X, il a l'habitude de prétendre qu'il est un extraterrestre. De sa rencontre avec Made, une grosse vieille dame à l'apparence disgracieuse et à la voix fluette que Boby défend contre des jeunes qui la chahutent, va naître une histoire improbable d'amitié et d'affection bourrue, au cours de laquelle leurs rêves vont s'entremêler un instant, se confondre et bouleverser leurs deux vies. Un récit incisif, tranchant comme un diamant. Une étonnante histoire qui mêle la poésie du quotidien et le pouvoir des rêves.... et un beau portrait de femme. «Mado m'a dit», de Christophe Léon (Est Éclair, 6 mars 2016)