Le Jour d’Après : Fred est un justicier du métro, il ne supporte pas les hommes qui profitent de la foule pour tripoter les femmes. Il les repère, les bouscule, leur fiche la honte. Un jour, il croise la route de Tilly, une jeune fille qui vient de frapper un de ces types. La police est sur le quai. Poursuivis par les agents, ils trouvent refuge dans le hall d'un immeuble où se trouve Jean, un homme acariâtre qui s'ennuie fermement depuis sa retraite. Pour échapper à ses enfants qui veulent le placer en maison de retraite et à sa voisine qu'il ne supporte plus, Jean va emmener Fred et Tilly dans une maison, non loin de Paris. ()


 Dans ce mode narratif, cher à Christophe Léon, d’entrelacements de personnages et de séquences temporelles, ce sont les vies de Tilly, Fred, Jean et Sofia qui vont se croiser pour un drame annoncé.
Les 2 premiers sont recherchés par la police pour une histoire anecdotique, un malentendu. Le second, retraité solitaire, les accueille et les embarque un peu malgré eux à la campagne. Là, Sofia pourra régler ses comptes avec son passé douloureux et ce ne sont pas seulement les coupables qui seront punis…
Autre lecture
Le père de Tilly frappe sa mère. Celui de Fred vient de quitter la sienne. Ils vont se rencontrer dans le métro et fuir ensemble après une altercation avec un "Frotteur". Ils vont croiser la route de Jean un retraité que ses enfants veulent mettre en maison de retraite et d’une jeune fille enfermée dans un terrible secret... La rencontre entre ces êtres en souffrance risque bien d’être... explosive !
Un roman bien construit avec au final une fin plutôt surprenante. Les cicatrices des personnages sont si nombreuses que le tableau de la société peinte par l’auteur est particulièrement noire même si les deux personnages principaux amènent une touche de fraîcheur et d’espoir... La jeunesse est en définitive à la fois un point d’explosion et une possible reconstruction. Intéressant.
« J’ai décidé qu’ils sont homme et femme. Pour l’intrigue c’est mieux. ça laisse la porte ouverte à un tas de possibilités. Ils pourront se détester, s’aimer, s’arracher les cheveux... La suite maintenant. » ()



3 adolescents, 3 mal-être: Tilly ne supporte plus les violences de son père vis à vis de sa mère et encore moins la soumission de cette dernière. Fred se réfugie dans le métro quand il apprend que son père quitte sa mère pour une femme plus jeune. Sophie étouffe dans sa famille et une petite vie étriquée. Un jour, alors que Tilly est dans le métro, un frotteur l';agresse. Fred intervient et se trouve malgré lui embarqué dans une course-poursuite entre la police et la jeune fille. De sa chambre, Sophie sera témoin de leur arrivée chez Jean, un vieil homme aigri, qui a décidé de les aider à échapper à la police. Ne vous fiez pas aux apparences dans cet ouvrage, quand on pense avoir compris qui sont véritablement les personnages, un retournement de situation les transforme en héros ou en monstres. Un roman déstabilisant, difficile à faire rentrer dans les cases mais qui assurément ne laisse pas indifférent ! ()




Imaginez que vous êtes une lycéenne qui souhaite que son père arrête de battre sa mère. Imaginez que vous êtes un jeune brillant dont la passion est de photographier les objets qu’il vole aux gens dans le métro. Imaginez que vous êtes un septuagénaire ronchon dont les enfants tentent désespérément d’enfermer en maison de retraite. Vous allez vous rencontrer, et après…?

Construction narrative dramatique menée de main de maître, suspens, rythme rapide, personnages se dévoilant peu à peu : un roman fort et cohérent. Une fin redoutablement efficace qui ne laisse pas indifférent. Un bel exemple de jeunesse forte et vive. ***coup de coeur*** )

Une petite interview sur France Bleu ()





T'arrive-t-il de t'interroger sur la vie des gens que tu croises dans la rue? Dans ce roman, tu t'immisces dans celle de quatre inconnus : Tilly la lycéenne au père violent, Fred le voleur à la tire du métro, Jean le retraité ronchon et Sofia l'ado déprimée. Quelle est leur histoire? Comment vont-ils se croiser ? Grâce à Christophe Léon, un écrivain au ton toujours juste, le quotidien n'est jamais banal et cache de petits drames. Un livre qui fait du bien!  ()





Le père de Tilly frappe sa mère. Celui de Fred vient de quitter la sienne. Ils vont se rencontrer dans le métro et fuir ensemble après une altercation avec un "Frotteur". Ils vont croiser la route de Jean un retraité que ses enfants veulent mettre en maison de retraite et d'une jeune fille enfermée dans un terrible secret... La rencontre entre ces êtres en souffrance risque bien d'être...explosive !
 
Un roman bien construit avec au final une fin plutôt surprenante. Les cicatrises des personnages sont si nombreuses que le tableau de la société peinte par l'auteur est particulièrement noire même si les deux personnages principaux amènent une touche de fraîcheur et d'espoir... La jeunesse est en définitive à la fois un point d'explosion et une possible reconstruction. Intéressant. ()



Oui !!
Un bon roman de Christophe Léon, toujours très bien écrit ! J'aime la construction qui se divise en "grandes parties" qui prennent tour à tour le point de vue des différents personnages. Et puis, petit à petit, les destins s'imbriquent pour former un tout.
C'est tantôt drôle, tantôt triste, tantôt haletant, tantôt... outch quoi ! ()





Le jour d'après est le parcours de deux adolescents qui rencontrent par hasard Jean, 73 ans, veuf que ses enfants veulent mettre en maison de « vieux ». Tilly, jeune fille délurée, sèche les cours, fait pipi sur le paillasson du voisin et s'insurge contre la résignation de sa mère battue par son mari. Fred, un peu plus âgé, black, collectionne les trophées glanés dans le métro et apprend que son père, brillant avocat, quitte sa mère. À la suite d'un méchant coup donné par Tilly à un « frotteur » dans le métro, les deux jeunes s'enfuient, traques par la police, et se réfugient chez Jean.

Ce roman met en scène deux jeunes, peu heureux, entre qui s'ébauche une idylle. Le récit est un zapping perpétuel entre les personnages qui changent au gré des chapitres. Le dénouement, qui fait intervenir Sofia, adolescente de 14 ans en mal de vivre, devenue narratrice a mi-chemin du livre, ajoute l'idée d'un secret de famille très sombre et d'une fin « libératrice » meurtrière. Une écriture originale dans un contexte extrêmement noir. (Notes bibliographiques, mai 2014)



Bilan mensuel : Et s'il ne fallait en lire qu'un, ce serait...   ce surprenant roman pour ados : Le jour d'après / Christophe Léon ()





Tilly est une lycéenne à la personnalité très affirmée qui ne souhaite qu’une seule chose : que son père cesse de battre sa mère.

Fred, lui, est en terminale S. Il doit passer son bac à la fin de l’année, ce qui ne l’inquiète guère, étant bon élève. Les raisons de son succès auprès des filles ? Ses yeux vairons, sa peau mate et sa gentillesse ! Sa passion secrète (le terme de « toc » serait plus juste) ? Photographier les divers objets qu’il dérobe dans le métro. Après avoir commencé par ramasser des tickets de métro usagés ou des paquets de cigarette traînant sur le sol, Fred s’attaque désormais à des « trophées » plus conséquents et vole des téléphones portables ou des tablettes, qu’il photographie puis jette ensuite, afin de ne pas éveiller la curiosité de sa mère. Mère qu’il tente de protéger depuis que son père l’a quittée pour une amourette de passage.

Jean est un septuagénaire solitaire et acariâtre, depuis le décès de son épouse Mathilde. Les quelques visites de ses enfants, lesquels tentent, de façon peu subtile, de le faire inscrire en maison de retraite, ne lui permettent guère de renouer avec l’humanité.

Qu’ont en commun ces trois personnages ? Quel événement va réunir ces trois destins ? Pour le savoir, plongez-vous dans la lecture de ce roman de Christophe Léon et laissez-vous happer par sa construction dramatique très travaillée. Les péripéties s’y enchainent de manière aussi rapide que cohérente. La tension narrative va donc crescendo et les indices semés au fil des pages et au gré des aventures de Tilly, Fred et Jean mèneront le lecteur vers une fin surprenante et redoutable, un ultime personnage apportant la clef de l’intrigue.

Certes Christophe Léon met en scène des personnages écorchés vifs et peint, à travers des thèmes comme l’adultère ou la violence conjugale, un portrait bien pessimiste du monde des adultes qui malmènent à bien des égards les plus jeunes. Mais c’est pour mieux ensuite mettre en lumière cette force constitutive de la jeunesse, qui pousse à la révolte, à la destruction pour reconstruire, sur les vestiges du passé, un futur plus heureux.

Une lecture qui ne laissera, en résumé, aucun lecteur indifférent et qui, malgré les sujets graves abordés dans cette fiction par l’auteur, met en exergue la vitalité forcenée de la jeunesse. ()





Le titre « jour d’après » me fait immédiatement penser à ce film devenu culte de Roland Emmerich et l’hypercultissime chanson finale de Chimène Badi. Autant vous dire qu’en matière d’apocalypse j’en attendais beaucoup. Et je ne suis pas déçu. Dans un tout autre registre ! Avant tout -stop à la blague- ce roman est tout sauf apocalyptique quoique… si la Terre n’est ni ravagée par un fléau, ni sous la crainte d’être heurtée par une comète ou ne voit un débarquement de petits hommes verts cannibales dans ce récit vous en sortez bien secoué. Ce roman suscite bien des émotions et ouvre au débat.

L’histoire est celle de trois personnes qui n’ont aucun lien entre eux. Tilly souffre de voir sa mère violentée par son père. Il y a Fred un chapardeur, collectionneur, voleur et super-héros dans le métro parisien qui cherche en outre l’affrontement avec son père. Et enfin un vieil homme vivant seul qui tente d’échapper à un placement en maison de retraite. Par la force des événements ces trois personnages se rencontrent. En échappant à la police les deux ados se réfugient chez Jean. Ensemble ils prennent la décision de fuir en proche région parisienne dans une maison abandonnée depuis longtemps. Leur arrivée est remarquée par une jeune fille qui s’étonne d’y apercevoir de la lumière. La tragédie s’installe. Le hasard ? Le jour d’après rien ne sera plus jamais comme avant.

Un roman destabilisant. Difficile de s’attacher aux personnages d’ailleurs l’auteur ne nous y invite pas vraiment et ne nous en donne pas le temps. Difficile surtout d’oublier les dernières pages de ce roman. C’est intense, choquant, révoltant. Le tout est magistralement rédigé. L’auteur, Christophe Léon, se livre à un véritable travail de style. Un texte rythmé, pas si évident à suivre, avec une construction qui permet au lecteur d’être en recul. Fort heureusement du reste. A lire et en discuter, indéniablement. (Adopage,2 décembre 2014)






Tilly une jeune fille lycéenne à la personnalité affirmée déserte la maison pour fuir son père, qui bat sa mère depuis longtemps.
Fred, un jeune homme en terminale S, est très bon élève. Son père, avocat, vient de lui apprendre qu'il quittait sa mère pour une jeune femme de 25 ans. Fred a un hobby : voler les passagers dans le métro qui constitue pour lui un véritable terrain de jeu, photographier son butin et enfin s'en débarrasser. Autre hobby, pourchasser « les frotteurs » dans ce même métro. Il surprend un jour un frotteur qui vient de s'en prendre à une jeune fille qui n'est autre que Tilly. Fred, qui est très grand, le malmène un peu, la police du métro intervient. Fred et Tilly s'enfuient de peur d'être inquiétés.
Ils vont être sauvés par Jean, un retraité, acariâtre, solitaire, dont la femme est décédée. Sans s'enivrer vraiment il boit pour tromper son ennui depuis qu'il vit seul, reclus dans son appartement. Il passe son temps devant la télé, il a deux enfants mais ceux-ci ne pensent qu'à le faire entrer dans une maison de retraite.
Tilly et Fred vont alors basculer dans une autre histoire avec l'entrée en scène d'un nouveau personnage, Sofia, 14 ans.
Cette construction dramatique fait monter la tension. La fin est violente. A travers cette fiction, des sujets graves sont abordés : la maltraitance conjugale, l'adultère, les agressions sexuelles. Ils décrivent un monde d'adultes qui peut laisser la jeunesse bien pessimiste. Mais l'esprit de révolte et le désir de reconstruction apportent ouverture et espoir. (LivrJeun, décembre 2015)