Sur un coup de tête, Lucie accepte de parrainer Jordan, déficient mental de seize ans et en sixième d’intégration. Cette élève moyenne de quatrième a pourtant d’autres préoccupations, à commencer par le chômage longue durée de son père et les incessantes querelles de ses parents, qui disent ne rester ensemble que pour elle. D’abord circonspecte envers Jordan, Lucie va finir par apprécier sa gentillesse. Moins son caractère imprévisible et tortueux… qui lui réservera une mémorable après-midi de surprises.
Christophe Léon est toujours là où on ne l’attend pas. Il nous offre ici un roman social, du quotidien, avec des thématiques lourdes : le chômage et ses conséquences, le handicap. Mais parce qu’il aime aussi l’aventure, la relation Lucie/Jordan se finira (ou plutôt commencera ?) en forme de film hollywoodien, comme le remarque très justement Jordan lui-même. Donnant d’abord la narration à Lucie et ses rancoeurs légitimes, puis à Jordan dont on comprend alors le cheminement logique de son esprit, le roman finit par les réunir avec un point de vue externe mais très attentif à chacun des protagonistes. Autour d’eux, quasiment personne, ou des gens trop proches pour susciter de nouveaux sentiments, un changement. Son inoffensivité et son silence la calment, il aime son caractère sûre d’elle, qui le rassure. Ce couple mal assorti, sans s’en rendre compte, va s’entraider et grandir : Lucie verra plus loin que ses propres problèmes, et Jordan acceptera son adolescence. Ecrit très simplement mais avec force, le roman se lit vite – il ne saurait en être autrement - et vous laisse une tendre impression au cœur… (2)




"La balade de Jordan et Lucie" Tout commence par la creation d'une UPI dans un college (De 1995 a 2010, les UPI unites pédagogiques d'intégration ont permis d'accueillir des élevés en situation de handicap ou souffrant de maladies invalidantes On parle aujourd'hui d'Ulis unites localisées pour l'inclusion scolaire ) Le principal de l'établissement en question, soucieux d'une assimilation rapide, décide de doter chacun de ses nouveaux élevés d'un parrain ou d'une marraine, issus des classes d'enseignement general C'est ainsi que Lucie, eleve de quatneme, fait la connaissance de Jordan dont les premiers mots sont « Je sais que je suis différent » Des mots que l'adolescente pourrait faire siens sa situation familiale est si compliquée qu'il lui faut parfois aller trouver refuge chez sa grand-mère Stressée et malheureuse, Lucie ne tarde pas d'ailleurs a renoncer a son rôle de "marraine" Maîs Jordan s'accroche Cet orphelin de mere, surprotege par son pere, passe pour avoir le QI "d'une huître anémique" , il n'en est pas moins desarmant de gentillesse Et il parvient a entraîner son ex-marraine dans un stupéfiant road-movie, inspire du film culte de Ridley Scott, "Thelma et Louise" Au cours de cette "balade" en "Ford Fiesta d'un autre siecle", qui se termine sur l'autoroute, devant les gendarmes, Lucie se demande comment échapper a la proche et sans doute terrible reaction de sa famille. (La Dépèche du Midi, Fazy René, Juin 2012)




[...] La narratrice, Lucie, n'en peut plus de sa vie à la maison entre ses parents qui ne s'aiment plus. Elle se réfugie quand elle le peut chez sa grand-mère.
C'est à elle qu'elle peut raconter ce qui lui arrive au collège. Sa rencontre avec Jordan dont elle ne sait pas trop quoi penser.
Pour faire bonne impression en classe alors qu'elle allait se faire disputer, Lucie s'est portée volontaire pour un projet de tutorat envers des élèves d'UPI (Unité pédagogique d'intégration -récemment rebaptisée ULIS).
Elle se retrouve donc un peu malgré elle tutrice d'un grand garçon bizarre, Jordan.
Au début, Lucie aimerait se débarrasser de ce marginal dont ses copains et copines se moquent mais quelquechose la retient.
Jordan est différent mais il a peut-être quelque chose à lui apporter et elle se sent bien avec lui.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Jordan avec ses manies et sa fragilité, son regard sur le monde décalé, et le road movie final est assez surprenant. ()




Lucie est une élève ordinaire de quatrième. Elle supporte tant bien que mal la puberté, la dégradation progressive de son père au chômage et alcoolique, les pénibles querelles de ses parents, la façon dont ils la mêlent à leurs disputes... Autour d'elle, il y a sa grand-mère et ses copains, dont Sylvia, une ado au look tendance-gothique et Marc. Bientôt, apparaît aussi Jordan, 16 ans, un ado avec un léger retard mental, en classe d'UPI (Unité Pédagogique d'Intégration) et dont Lucie a accepté de devenir la marraine sans trop savoir pourquoi... Leur binôme va provoquer les railleries des copains de Lucie qui elle, va d'abord légèrement rejeter Jordan. Puis les liens vont se resserrer. Jordan va vite s'attacher à Lucie et éprouver pour elle des sentiments amoureux. Lucie, elle, va se laisser aller à cette relation qui sera pour elle amicale... en se cachant à elle-même la tournure amoureuse qu'elle prendra ("Elle éprouve de la sympathie pour lui - un peu plus peut-être. Ne jamais l'avouer à personne !"). Et puis, Lucie sera surprise par le passé de Jordan, sa mère morte dans les tours jumelles de New York, son père, architecte, qui l'a élevé tout seul. Elle sera inquiète de la tendance de l'ado à déjouer les situations difficiles en créant des événements dangereux. Elle sera déroutée (ou séduite) par son mutisme, ses réponses brèves à l'extrême, sa passion exagérée pour le film Thelma et Louise. Jordan sera touché par le charme, le naturel et la fraîcheur de la jeune fille.

Et si la vie avec Lucie était comme au cinéma ?

Christophe Léon a su saisir l'intime des personnages avec les monologues, parfois à vif, des deux adolescents (le roman se découpe en trois parties : le monologue de Lucie, celui de Jordan et le final pour les deux ados). On savoure le talent de l'auteur qui sait être subtil et percutant dans les propos qu'il aborde : les relations familiales, amicales et amoureuses, dans toute leur diversité et complexité, le handicap mental (le monologue de Jordan est tout à fait crédible). Les phrases courtes et justes du texte sont tantôt percutantes, tantôt émouvantes.

Des digressions, des passages, des phrases, des mots viennent se glisser en italique et correspondent à des événements ou des dialogues passés ou bien révèlent les pensées profondes de Lucie ou Jordan. Les propos sont intègres et rendent les personnages encore plus proches de nous.

Un coup de coeur ? Le lecteur ne peut pas rester insensible à cette histoire d'amour qui détonne, celle de deux individus que rien ne semblerait rapprocher. L'histoire enseigne aussi qu'il faut toujours aller plus loin que les premières impressions sur autrui. Déroutant ? Cela aurait pu l'être et j'ai été perturbée par la confession de l'adolescent sur l'acte d'une cruauté extrême qu'il aurait commis plus jeune sur un chaton... On apprend également qu'il est à l'origine de l'accident de Marc qui s'est cassé la jambe en tombant des escaliers du collège, on doute du coup qu'il ne soit aussi l'auteur de l'agression de Sylvia... On s'interroge sur cette tendance à se vouer insidieusement à des actes très violents sur autrui même si, à la fin, son "projet" de suicide, entraînant avec lui Lucie (une façon de l'unir à lui), étouffe l'aspect machiavélique supposé de l'ado...

La balade de Jordan et Lucie est un de ces romans auquel on repense après sa lecture, un roman qui interroge, qui inquiète, et dont les personnages, ni parfaits, ni médiocres, émeuvent en dépit de leur banale apparence... ()




[...] Difficile que cette histoire… le narrateur passe de Lucie à Jordan, on découvre tour à tour comment les deux ados vivent cette rencontre de l’intérieur... comment les autres perçoivent Jordan et son handicap... les ados ne sont pas tendres entre eux...
On sent comme Jordan est parfois à la limite de “péter un plomb”; ça fait froid dans le dos...
Jusqu’à la fin, il est difficile de savoir comment l’histoire va se terminer, la tension va crescendo et j’avais hâte d’être à la fin pour reprendre mon souffle...  )



[...] Une superbe histoire d’amour !
Lucie s’est désignée pour parrainer un élève en difficulté. Elle tombe sur Jordan, un garçon plutôt étrange. Mais après des débuts difficiles, une complicité va se nouer entre ces deux êtres que tout oppose…
Un premier amour difficile et pourtant sincère jusqu’au bout ! Une histoire touchante et sincère, écrit avec beaucoup de talent.
Une lecture très agréable qui plaira à tout âge... ()




[...] Christophe Léon (Lire aussi Granpa', Le goût de la tomate, Ecran total, La randonnée) sait à merveille placer ses héros dans des atmosphères décalées. Une fois de plus, l'auteur propose une plongée dans un espace tout près, mais à côté. De ceux qu'on ne décèle pas immédiatement mais qui prennent peu à peu à la gorge et au coeur. De ceux qui hantent encore longtemps une fois le livre refermé. Cet amour-répulsion, cette amitié honteuse, entre une fille "normale" et un gamin à la marge, désorientent et  captivent tout à la fois. Une maîtrise du texte et des scènes qui mettent mal à l'aise avant que d’envoûter durablement ! Par le truchement d'une plume caméra, qui suit les ondulations des sentiments comme les virages d'une route, laissez-vous prendre... ()



Ce roman destiné aux adolescents est une très belle histoire. Il dresse le portrait de deux jeunes que tout oppose. Deux jeunes qui vont apprendre à se connaître et même à s'apprécier. Dans cette histoire, il est surtout question du handicap mental. Un sujet délicat mais bien traité, sans pathos ni mélodrame. Au contraire, Christophe Léon, l'auteur sait faire preuve de légèreté. Les conversations entre les deux jeunes sont souvent drôles et les situations parfois décalées. Un roman sur le regard des autres qui peut parfois être très lourd et difficile à gérer pour des adolescents en pleine découverte d'eux-même.
Un petit roman sans prétention mais qui a réussi le pari de divertir avec un sujet pourtant pas évident. Une jolie histoire d'amour sans eau de rose à conseiller aux ados et même aux plus grands.
()



Ma photo
[...] Après les témoignages personnels de Lucie et Jordan, un narrateur extérieur prend alors le relais pour laisser vivre la suite de leur histoire, de leur balade...
Parce que cette histoire est bouleversante, qu'elle parle de ce qui est si proche et si loin à la fois, qu'il est question d'amour mais aussi de répulsion, de difficultés et d'exclusion,...on est emporté par un flot d'émotions qu'on ne maîtrise pas. Des émotions qui chamboulent, qui mettent mal à l'aise, qui désorientent et c'est souvent le coeur serré que l'on tourne les pages de ce livre.
Laissez-vous emporter.... ()





Belle rencontre et échanges intéressants, toute la journée d’hier, au CDI, entre l’écrivain Christophe Léon et la classe de 3eB ainsi que le club-lecture. Avec humour, il a évoqué ses premiers pas dans l’écriture et certains de ses récits ; il a sensibilisé aussi nos élèves à la force de la lecture et au pouvoir des mots mais également à l’écologie, les guidant ainsi vers la voie de la réflexion… Puis, le soir même, à la bibliothèque de Meschers, il est intervenu devant un public attentif et réactif ; deux élèves de 6e, Axelle et Anaïs ont lu des extraits du roman "la balade de Jordan et Lucie" et deux 3es, Vincent et Dylan, ceux d’ "Argentina, Argentina". Tous, élèves, parents d’élèves et professeurs ont apprécié l’humanité et la disponibilité de cet auteur. ()


Parution en Italie le 4 avril 2016 aux éditions CameloZampa

Una storia toccante e sincera che affronta il tema dell'affettività nell'handicap e il diritto all'amore.

La fuga di due ragazzi verso la felicità, sulle note della colonna sonora di Thelma & Louise.

Il nuovo romanzo dell'autore di Granpa', Finalista Premio Legambiente.

A Lucie, volontaria in un programma scolastico di integrazione, viene affidato Jordan, un ragazzo più grande di alcuni anni, affetto da handicap mentale. Malgrado le difficoltà iniziali e la derisione dei compagni, l'handicap di Jordan, anziché un ostacolo insormontabile, diventa agli occhi di Lucie quel qualcosa in più che suggella un legame affettivo molto forte, forse l'amore, sicuramente l'amicizia tra due persone diverse ma ugualmente maltrattate dalla vita e in cerca di un po' di felicità.
()




[..] La première partie du récit est assurée par Lucie, désabusée, cynique, solitaire derrière une apparence de collégienne lambda. Elle nous explique son ras-le-bol de la situation familiale, ses agacements face à un Jordan pot-de-colle. La seconde partie voit Jordan devenir narrateur. Il nous dit sa vie tranquille mais triste (sa mère est décédée), son intérêt pour Lucie qu'il juge différente des autres. On comprend mieux le fonctionnement par associations d'idées de son esprit dérangé, mais toujours affectueux. Lorsque l'un et l'autre commencent à s'apprivoiser, un narrateur externe prend le relais et les rassemble, lors d'une mémorable après-midi. Je ne peux guère en dire plus, mais attendez-vous à un final en forme de film hollywoodien... au cours duquel chacun accèdera à une forme peut-être pas de maturité, mais de découverte de soi-même. Jordan se révèle adolescent, Lucie s'octroie le droit de ne pas supporter ses parents. Ceci dit, la balade tournant court, ce ne sont que des possibles qui s'ouvrent devant nos héros. Ecrit simplement et avec une tendresse sincère pour les personnages, ce joli roman parvient à rendre légères des thématiques lourdes. On en ressort le cœur tout chaviré... ()




[...] Une singulière histoire d'amitié où sont mises en avant les particularités des deux adolescents, comme si leurs différences les rapprochaient...
Cela débute, j'allais dire comme un banal roman de littérature jeunesse ( rejet du handicap, relations entre ados) mais très vite, on est emporté sur un terrain mouvant : Lucie se débat dans ses problèmes familiaux, Jordan découvre des sentiments qui lui étaient inconnus.Les références à "Thelma et Louise " sont nombreuses et m'ont bouleversée. On est emporté par un flot contre lequel on ne peut rien. L'auteur ne cherche pas la vraisemblance, il nous emmène où il veut et il n' y a qu'à se laisser porter ! Une très belle découverte... )




Dans un collège est organisé un parrainage entre des élèves du cycle général et des élèves en classe d’intégration, en marge du système éducatif. Lucie devient alors la marraine de Jordan. Les différences extérieures hérissent crûment des frontières entre les deux adolescents. Les confrontations sont violentes. Mais par le jeu de l’alternance des points de vue, on se rend finalement compte que les deux protagonistes ont chacun une vie personnelle et familiale compliquée, des soucis divers. Ces points communs vont peu à peu favoriser une vraie rencontre entre Jordan et Lucie, deux jeunes êtres que tout semblait opposer et qui pourtant ont tant à partager. ()



La narratrice, Lucie, n'en peut plus de sa vie à la maison entre ses parents qui ne s'aiment plus. Elle se réfugie quand elle le peut chez sa grand-mère.
C'est à elle qu'elle peut raconter ce qui lui arrive au collège. Sa rencontre avec Jordan dont elle ne sait pas trop quoi penser.
Pour faire bonne impression en classe alors qu'elle allait se faire disputer, Lucie s'est portée volontaire pour un projet de tutorat envers des élèves d'UPI (Unité pédagogique d'intégration -récemment rebaptisée ULIS).
Elle se retrouve donc un peu malgré elle tutrice d'un grand garçon bizarre, Jordan.
Au début, Lucie aimerait se débarrasser de ce marginal dont ses copains et copines se moquent mais quelquechose la retient.
Jordan est différent mais il a peut-être quelque chose à lui apporter et elle se sent bien avec lui.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Jordan avec ses manies et sa fragilité, son regard sur le monde décalé, et le road movie final est assez surprenant.  ()



Une adolescente en 4eme au collège, Lucie, est perdue et désabusée. Les gens gravitent autour d’elle, mais elle ne les considère pas vraiment comme des amis. A la maison la situation ne va pas mieux, avec ses parents qui se disputent et essayent de la prendre à parti. Sans vraiment comprendre la raison de ce choix, elle se porte volontaire pour parrainer un élève d’UPI. La voilà maintenant face à Jordan, un grand garçon aux mains moite et dont elle ne veut finalement pas s’occuper.

On croyait revenir dans le monde du collège avec douceur, mais c’est une bonne baffe qui nous attend en fin de compte !  Si l’envie nous prend d’avoir de la peine pour Lucie, ses préjugés face à Jordan nous font vite replonger dans la cruauté de l’adolescence … jusqu’à ce qu’on se rende compte que ses préjugés sont ceux de Monsieur et Madame tout-le-monde.
L’auteur nous livre les pensées de ses personnages sans détours, leur donnant un côté attachant malgré leurs travers et leurs problèmes. Et si ces pensées peuvent parfois être dérangeantes (notamment avec Lucie qui se répète « débile, débile, débile ! » à chaque fois qu’elle pense aux UPI) l’histoire est menée de telle manière, que nous les acceptons pour mieux les voir évoluer.

Une belle leçon sur l’acceptation des différences ! )

[...] Christophe Léon raconte l’amitié de deux êtres fragiles dont la cellule familiale est malmenée ou amputée. Alors que le handicap de Jordan aurait pu devenir un obstacle insurmontable aux yeux de Lucie, surtout à un âge où on fait peu de concessions, il devient le plus qui scelle des liens affectifs très forts.
Avec un style qui use sans abuser du langage « made in collège », on ne sombre ni dans le mélo larmoyant, ni dans le pathos, et on suit avec plaisir Jordan et Lucie dans leur balade, un peu comme celle de Thelma et Louise (Ridley Scott, 1991), film préféré du jeune homme, mais sans la violence ni la fin sans concession. ()



[...] Loin d'être une énième variation sur la tolérance face au handicap, loin de déborder de bons sentiments, Christophe Léon aborde davantage le thème de l'amitié entre deux êtres au départ différents mais qui sont tous les deux abîmés par la vie et en quête d'un peu de bonheur. Sans abuser des clichés sur les ados et leur langage si caractéristique, le récit s'avère vivant, porté par des personnages fortement présents et qui vont sans cesse de l'avant.
"Mon handicap fait partie de mon quotidien, un peu comme un animal domestique qui me suivrait partout où je vais" dit Jordan, très lucide sur sa condition. Et c'est peut-être pour ça que le lecteur y croit jusqu'au bout, ayant même la possibilité, grâce à une fin ouverte, de choisir son propre épilogue. Une belle lecture... ()




Lucie accepte au Collège d'être la marraine d'un enfant différent qui est en classe d'intégration. Mais elle regrette aussitôt son choix. Jordan est collant et les amies de Lucie se moquent d'eux ! Et pourtant, est-ce vraiment par hasard que Lucie s'est portée volontaire? N'ont-ils pas en définitive beaucoup de choses en commun?
 De l'intérêt pour la différence de l'autre aux sentiments, l'auteur nous amène à dépasser les frontières de l'apparence pour nous entraîner dans une aventure où chacun va être obligé d'aller à la rencontre de soi. ()




[...] Deux chapitres, deux voix, Lucie d’abord, puis Jordan, chacun leur histoire, une vision forcément différente de leur rencontre. Et le troisième, qui raconte objectivement la suite, leur vraie rencontre. De leur balade, placée sous le signe du film fétiche de Jordan, Thelma et Louise, je ne dirai rien, sinon qu’elle s’achève de façon beaucoup moins dramatique et qu’il faut absolument la lire.

Parce qu’elle est souvent bouleversante et pourtant constamment drôle, parce qu’elle parle d’amour mais surtout de manque d’amour, de différence et d’exclusion sans jamais verser dans une leçon lourdement démonstrative. Pour sa narration parfaitement maîtrisée, son écriture simple, juste et limpide. Parce qu’un roman de Christophe Léon, c’est toujours bien, et souvent, comme ici, vraiment très très bien. ()




Dans le cadre des rencontres littéraires et de l'opération Écrivains 17, la bibliothèque municipale accueille vendredi l'écrivain Christophe Léon. L'événement va se dérouler en deux temps. Le matin, au collège de Cozes, le club de lecture, animé par la documentaliste et un professeur de Français, va recevoir l'écrivain. Un groupe d'élèves a réalisé une biographie de l'auteur, ainsi que des affiches publicitaires, un autre groupe a recréé la couverture de l'ouvrage « Argentina, Argentina », composé d'un article de presse et d'un poème argentin en version espagnole avec sa traduction.

En soirée, c'est à Meschers que Christophe Léon viendra s'entretenir avec le public, pour lui faire découvrir ses livres et sa démarche d'écriture. À cette occasion, deux collégiens liront un extrait de la « Balade de Jordan et Lucie ».

Biographie
Christophe Léon est né en 1959, à Alger. Après une enfance tropézienne, il a étudié aux beaux-arts de Marseille, été joueur professionnel de tennis, appareilleur en orthopédie, gérant de société et artiste peintre, un parcours plutôt éclectique qu'il consacre exclusivement depuis une dizaine d'années à l'écriture.

Son premier roman, « Tu t'appelles Amandine Keddha », a été publié aux Éditions du Rouergue en 2002. « Palavas la Blanche » a suivi en 2003. Paru en 2006 à l'école des loisirs, « Longtemps » est son premier roman consacré à la jeunesse. Son thème de prédilection est la défense de l'environnement : « Écoloco », « Silence », « on irradie », « Bleu Toxic ». Son dernier roman « Engrenages », est paru chez Oskar éditeur en octobre 2012.

Au cours de la rencontre animée par Anne-Lise Dyck-Daure, les travaux réalisés par les élèves du collège seront présentés et exposés à la bibliothèque jusqu'au 3 mars. Quant aux ouvrages de l'auteur, ils seront mis à disposition sur la table de lecture proposée par la librairie Lignes d'Horizon. ()




Lucie vit une période compliquée à la maison, ses parents se disputent très régulièrement depuis que le père de famille est au chômage. Elle est en quatrième et c'est porté volontaire au collège pour être marraine d'un jeune issu d'une unité pédagogique d'intégration. C'est ainsi qu'elle va faire la connaissance de Jordan.

Jordan est différent il a deux ans de plus que Lucie, il est âgé de seize ans et vit avec son père. Lorsqu'il va rencontrer cette jeune fille il va voir la vie différemment.

Mais Lucie semble regretter son rôle de marraine.

Que va-t-il se passer pour ces deux enfants ? L'auteur a choisi de donner la parole à Lucie, mais aussi à Jordan.

Comme toujours avec Christophe Léon, l'histoire est percutante, touchante, émouvante et différente ayant pour fil conducteur le film Thelma et Louise. (Chardonnette lit, 4 juin 2016)