Oran, 1962. Le jeune Momo se retrouve seul avec son petit frère encore bébé dans les rues de la ville, ignorant pourquoi ses parents lui ont dit d’aller chez sa tante Rosine. Quand, chez elle, il constate que les plantes sont sèches, il s’inquiète et doit improviser des soins pour Alain. Son étonnement et son inquiétude croissent à la vue d’une colonne de gens, les mains en l’air, devant un homme en uniforme. Alors qu’Alain commence à crier famine, un vieil indigène dans une charrette lui ordonne de monter…
C’est par les yeux et la bouche de Momo que nous découvrons l’ambiance particulièrement lourde dans une ville de l’Algérie indépendante. L’enfant alterne la description naïve de faits et l’évocation de souvenirs de la vie familiale. Sans détails sordides, la violence et la haine des indigènes contre les Français d’Algérie qui succèdent à celles des occupants et leur racisme féroce sont palpables. Ce que Momo découvre chez ces gens qu’on lui décrivait comme « barbares » c’est l’humanité, la générosité naturelle d’une mère qui ne choisit pas ceux qu’elle nourrit, l’amitié et l’amour. Mais chez eux aussi, on trouve parfois la haine, une soif de vengeance.
Un roman fort, court et concis, qui suggère la violence de cet épisode historique, et surtout qui montre la sottise des préjugés et de ceux qui les cultivent.




Christophe Léon nous entraîne en juillet 1962 en Algérie... Un livre intéressant  sur la tolérance et l'acceptation de l'autre.. (ptites souris 2009)



La langue est soignée et les associations de mots souvent poétiques et imagées. L'auteur a su trouver la forme et les mots précis pour présenter avec talent une guerre souvent oubliée. (Otium, 31 octobre 2009)




... Violence des hommes, intolérance, haine de l'étranger colonisateur, etc. : ces thèmes enrichissent cette histoire sensible, qui touchera les jeunes lecteurs. Un livre poignant avec ses non-dits et son amour du pays. (Revue Lecture Jeune, trimestriel, juin 2009)



.. J'ai adoré ce livre acheté pour ma fille après qu'elle ait lu un premier de cet auteur (Pas demain la veille).
l'histoire, le style, le sujet et surtout l'humour allié à une certaine gravité font de ce livre une vraie réussite. Je crois qu'il plaira aussi bien aux ados qu'à leurs parents. ()



Une histoire d’enfance réaliste, douloureuse. Une réflexion sur le colonialisme. Belle écriture. (Citédoc)



Un récit subtile et complexe. Aucun manichéisme, ici. Nous accompagnons Momo par son seul regard sur les événements et par le jeu de ses souvenirs, parfois tragiques, souvent drôles...  Le temps présent, le temps passé sont traités dans des aller-retour d’une remarquable efficacité. A recommander vivement pour tous à partir de 12 ans.  (Attac Cévennes) et aussi ici



... un récit souvent cocasse dans lequel la gravité s’installe au fil des pages...  (Lettres d'Aquitaine - Arpel)



C'est à travers les yeux de Momo, un jeune garçon pied noir, que l'on va vivre les premiers jours de l'indépendance en Algérie.
Momo se retrouve seul avec son petit frère Alain encore bébé. Plus de parents, sa tante a elle aussi disparue. Que doit-il faire ? Imram, un marchand de légumes qui les connaît, les prendra sous son aile.
Momo va vivre la vie de ceux qu'il appelle "les indigènes". Il découvre que, contrairement à ce que son père lui en avait dit, ces gens sont plein d'humanisme, de générosité et de bonté ; il y aura même une femme qui naturellement sera une mère de substitution pour Alain  et qui ne fera aucune différence avec son propre enfant. Il passe avec eux de merveilleux moments ; mais le père de Zakaria un enfant de la famille, combattant du FLN, revient et, lui, ne souhaite pas que Momo et son frère restent avec eux. Momo se rend compte que la haine et la violence sont bien partagées par tous les hommes, pieds noirs ou combattants du FLN !
Il se rendra en ville avec Zakaria, pour retrouver ses parents ou sa tante. Mais nulles traces des uns ou des autres...
Il devra donc embarquer avec son petit frère sur un bateau qui le ramènera en France... une France qu'il ne connaît pas.

Christophe Léon, avec Momo, nous offre la vision et des pieds noirs et des Algériens. Momo est parfois naïf mais fait de nombreuses découvertes grâce à la famille d'Imram. Le récit de la vie quotidienne de Momo est entrecoupée par des souvenirs. Écrit dans un style simple, spontané, parfois humoristique et qui nous fait découvrir l'avant et l'après indépendance à travers les yeux d'un enfant.
Un très bon roman historique. ()



Ecriture poignante et texte en nuance pour un narrateur bousculé, balloté entre l’enfance et le monde des responsabilités : là, il apprend à forger son propre jugement. (Comité Livres au trésor)



C'est un récit qui me touche particulièrement à cause de mes origines. L'histoire est singulière, intéressante et bouleversante. Mais le jeune lecteur ignorant les évènements dramatiques d'Oran après l'indépendance va t'il comprendre le climat de terreur, l'incompréhension des deux communautés, le massacre des français d'Algérie? Néanmoins, bravo pour ce roman qui a le mérite d'éveiller les consciences sur les débordements incontrôlés, qui sont la honte de cette guerre d'Algérie. (Bibliothèque de Salon de Provence, 2009)



Les Coups de Coeur des Ados : Mars/Avril 2009 (Lib. Sauramps)



...très intelligent et bien mené... fourmille de phrases percutantes et drôles (Le blog d'Ulaz, 30/10/09)



 ... Un roman fort, courts et concis qui montre non seulement la violence de cet épisode historique, mais surtout la sottise des préjugés et de ceux qui les cultiveent (Revue Union pacifiste, Mai 2009)



[..] Dans une langue truculente et avec parfois beaucoup d’humour, Christophe Léon raconte l’errance de ces deux enfants aux prises avec l’Histoire.
Au fil des quelques jours que Momo et Alain passent au bled – et des souvenirs que convoque Maurice de sa vie avec ses parents, français d’Algérie, englués dans leurs préjugés racistes – Christophe Léon, nous fait vivre de l’intérieur cette période si particulière entre l’arrêt officiel des combats et la déclaration d’indépendance de l’Algérie. Une période de violences durant laquelle les espoirs des uns sont le désespoir des autres. À hauteur d’un jeune enfant – mais ce n’en n’est que plus terrible – il donne à voir à son lecteur à peine plus âgé que Momo, cet inévitable déchirement entre deux peuples et deux cultures. Une séparation qui ouvrira une blessure béante entre les deux rives de la Méditerranée et laissera un goût à la fois amer et sucré dans la mémoire de ceux qui l’auront vécue. ()




Voix du Dropt juillet 2012 - Des lectures publiques (dont La guerre au bout du couloir) par les comédiens : .




Dans son roman La Guerre au bout du couloir, Christophe Léon aborde ce qu'on appelle "les évènements" d'Algérie, c'est-à-dire la guerre d'Algérie et ici, plus précisément, la fin de ce conflit et l'indépendance du pays proclamée le 5 juillet 1962. Le jeune Maurice, dit Momo (nous ne connaissons pas son âge) est le narrateur du récit. A travers ses yeux, nous vivons ces évènements, le bouleversement de la vie quotidienne pour les Français d'Algérie comme lui et la reprise en mains du pays par les Algériens. Alors que les deux communautés parvenaient à vivre côte-à-côte depuis de nombreuses, sans toutefois trop se mêler entre eux, celles-ci se déchirent dorénavant et les Algériens aspirent clairement à la vengeance.
Outre la description des faits, Momo revient aussi en alternance sur des souvenirs du passé. Il rappelle les discours de ses parents et surtout de son père qui avait de nombreux préjugés concernant ceux qu'ils appellent les "indigènes". Ce sont immanquablement des attitudes comme celles-ci qui poussent à la révolte de ceux qui les subissent. Mais Momo tempère beaucoup ces discours car il est véritablement sauvé par le vieil Imran et sa famille et il découvre alors que ces gens ne sont pas du tout comme son père les décrivait. Cette famille est généreuse, accueillante, aimante. Momo se fait même un ami, Zakaria.
Roman avec des touches d'humour au début, il glisse doucement vers des moments beaucoup plus tragiques. Malgré tout, Christophe Léon a fait le choix judicieux de suggérer la haine et la violence, sans jamais la décrire en détails. Pour le lecteur, ces passages sont beaucoup plus forts. )

Un nouveau roman remarquable de Christophe Léon qui se passe à Alger, juste après le 1er juillet 1962...  (La revue des livres pour enfants, février 2009)



Voici un très beau livre sur la guerre d'Algérie qui a le mérite de présenter ce conflit de façon objective, sans prendre parti pour l'un ou l'autre des camps et qui montre que dans tous les conflits se sont toujours les plus faibles qui payent le prix fort. Une vraie réussite. (
)



Eté 1962. Séparé de ses parents Mau­rice fuit les mili­taires algé­riens. Avec son petit frère, il est recueilli et caché par un vieil indigène.
Maurice dit Momo dont on ne saura jamais vrai­ment l’âge fuit à tra­vers les rue d’Oran. C’est l’été 1962 et ses parents lui ont intimé l’ordre de se réfu­gier avec son petit frère Alain, encore un bébé, chez sa tante Rosine. Mais celle-ci est absente et ses voi­sins aussi. Momo ne sait plus où aller et craint de se faire repé­rer par les mili­taires algé­riens, seuls occu­pants des rues déser­tées. Alors qu’il aper­çoit des mili­taires en jeep qui sur­veillent une file de pri­son­niers, les deux enfants atter­rissent dans une char­rette pleine de légumes, cachés par le vieux maraî­cher arabe qui ser­vait leur mère au mar­ché. Celui-ci les emmène au bled. Momo va décou­vrir que les « indi­gènes » ne sont pas tout à fait tels que ses parents les avaient décrits.
Cette période que l’on appelle encore « les évène­ments » est vécue et racon­tée par Momo qui alterne la situa­tion pré­sente et les sou­ve­nirs de son passé récent avec ses parents. Il y décrit la vie des Pieds-noirs, qui aiment ce pays et le consi­dèrent comme le leur. Mais il y a aussi les Algé­riens et les deux mondes coha­bitent sans jamais se mêler vrai­ment. On ne fré­quente pas les même plages, ni les mêmes quar­tiers et le père de Momo a des idées bien arrê­tées sur les effets de la colonisation :
Papa appe­lait patois la langue du pays. Il assu­rait que ce peuple, en appre­nant le fran­çais, ferait un grand bond vers la civilisation.
- La langue de Molière est une chance pour ces pauvres gens. Ils amé­lio­re­ront leur race. Disait-il avec la convic­tion de celui qui ne peut, ou n’avouera jamais, se tromper.
Recueilli par Imran et sa famille, Momo va décou­vrir le monde inter­dit. La pau­vreté certes, mais aussi le tra­vail et la débrouillar­dise, la géné­ro­sité d’une mère qui nour­rit Alain avec le même amour que son propre fils, l’amitié d’un ado­les­cent, d’abord méfiant mais qui va fina­le­ment aider Momo à cher­cher sa famille. Le dan­ger aussi et toute la com­plexité des sen­ti­ments humains.
Débutant par des pages pleine d’humour, le ton du roman devient de plus en plus grave et la fin du livre est bouleversante.
En 2003 Chris­tophe Léon avait abordé l’exil des Pieds-Noirs dans un roman pour adultes Pala­vas la Blanche, publié par les Edi­tions du Rouergue. Racon­tée aussi par les yeux d’un enfant, on a le sen­ti­ment étrange que ce roman débute là où se ter­mine La guerre au bout du couloir.
)


Livre à Lire : Sélection automne 2008


Ce roman offre une bonne réflexion sur les préjugés de deux peuples qui s’ignorent et fait ressentir le désarroi des Français d’Algérie lorsque la situation politique a changé. Les horreurs sont évoquées de façon allusive, de sorte qu'elles ne sont compréhensibles que par celui qui les connaît déjà. Par exemple, la torture n'est mentionnée que par le segment de phrase "dans un endroit où on les bichonnera". Un livre que nous vous recommandons. (Association Regionale des Documentalistes de l’Enseignement Privé d’Ile de France)




Un superbe roman écrit sans concessions comme peut l'être un enfant qui entre de plein fouet  dans le monde en guerre des adultes... (Magazine Page, octobre 2008)



Opalivres "Un livre par jour" : Un beau roman, attachant... à recommander à partir de 13 ans... (Transat F.M. 98,5 MHZ, 9 décembre 2008)




Vallée FM :  "La guerre au bout du couloir" n'est pas un livre ordinaire... Un livre fort... (émission Beth-EP, novembre 2008)




Eté 1962, Alger fête sa décolonisation. Momo, un jeune garçon français, et son petit frère Alain sont séparés de leurs parents et recueillis par une famille au bled.
Ce roman qui aurait pu être un énième texte sur la guerre d’Algérie parle de tout autre chose. Bien sûr le contexte historique est important, mais l’essentiel est ailleurs. A l’époque de la colonisation, deux mondes se côtoyaient sans jamais se mêler. Momo traverse cette frontière virtuelle lorsqu’il est recueilli par le maraîcher dans le bled. Il y découvre la liberté, la débrouillardise, l’amitié mais aussi le fait que son père n’avait pas forcément raison sur tout. A la fin du livre, Momo a quitté l’enfance.
Un superbe roman écrit sans concessions comme peut l’être un enfant qui entre de plein fouet dans le monde en guerre des adultes. Un ouvrage à savourer pour les situations parfois cocasses dans lesquelles se trouve Momo et pour ses descriptions colorées de la vie quotidienne à Alger à l’époque des Pieds-noirs.





  Même s'il ne dit pas tout, l'auteur permet de découvrir à travers les yeux de Momo la situation en Algérie avant la guerre, pendant et juste après. Le jeune garçon, de par ce qu'il vit et de par ses souvenirs, est un lien entre le point de vue des français d'Algérie et la réalité de la vie des Algériens.
Loin d'être manichéen, ce point de vue permet de comprendre la résistance à rendre un pays qui n'est pas le sien mais que l'on aime. Pourtant, il n'excuse pas tout, notamment une méconnaissance de la culture algérienne et un racisme primaire.
Il montre aussi que si les Algériens ont été exclus des instances décisionnaires de leur pays, les représailles après l'indépendance ont été violentes.
C'est un roman fort et dur, un roman historique comme en on voit peu. Pour ceux que cette période de l'histoire récente intéresse, c'est un livre à découvrir. ()



... bravo pour ce roman qui a le mérite d'éveiller les consciences sur les débordements incontrôlés, qui sont la honte de cette guerre d'Algérie. (, janvier 2010)



Oran, 1962. Maurice se retrouve seul avec son petit frère encore bébé dans les rues de la ville, ne savant pas pourquoi il doit se rendre chez sa tante Rosine, à la demande de ses parents. Quand, il arrive chez elle, Momo (Maurice) est inquiet, car personne ne répond à la porte. Puis, en rentrant chez lui, il voit une file de gens, les mains sur la tête, suivis de prêt par une jeep avec des militaires. Alors qu'Alain commence à crier famine, un vieil indigène dans une charrette lui ordonne de monter…
C'est par les yeux et la bouche de Momo que nous découvrons la vie d'un français dans une ville de l'Algérie indépendante. L'enfant alterne la description de faits et l'évocation de souvenirs de la vie familiale.
Un roman fort, court, qui parle de la fin de la guerre d'Algérie. ()





Dans son roman La Guerre au bout du couloir, Christophe Léon aborde ce qu'on appelle "les évènements" d'Algérie, c'est-à-dire la guerre d'Algérie et ici, plus précisément, la fin de ce conflit et l'indépendance du pays proclamée le 5 juillet 1962. Le jeune Maurice, dit Momo (nous ne connaissons pas son âge) est le narrateur du récit. A travers ses yeux, nous vivons ces évènements, le bouleversement de la vie quotidienne pour les Français d'Algérie comme lui et la reprise en mains du pays par les Algériens. Alors que les deux communautés parvenaient à vivre côte-à-côte depuis de nombreuses années, sans toutefois trop se mêler, celles-ci se déchirent dorénavant et les Algériens aspirent clairement à la vengeance.

Outre la description des faits, Momo revient aussi en alternance sur des souvenirs du passé. Il rappelle les discours de ses parents et surtout de son père qui avait de nombreux préjugés concernant ceux qu'ils appellent les "indigènes". Ce sont immanquablement des attitudes comme celles-ci qui poussent à la révolte de ceux qui les subissent. Mais Momo tempère beaucoup ces discours car il est véritablement sauvé par le vieil Imran et sa famille et il découvre alors que ces gens ne sont pas du tout comme son père les décrivait. Cette famille est généreuse, accueillante, aimante. Momo se fait même un ami, Zakaria.

Roman avec des touches d'humour au début, il glisse doucement vers des moments beaucoup plus tragiques. Malgré tout, Christophe Léon a fait le choix judicieux de suggérer la haine et la violence, sans jamais la décrire en détails. Pour le lecteur, ces passages sont beaucoup plus forts. ()