Il y a Denis, et il y a la malicieusement nommée Béatrice. Béatrice Dante, pour le clin d’oeil tragique. Dans ce lycée du sud de la France, le jeune homme frime, pratique la drague semiexpérimentée
et joue du rugby (principalement pour les cocardes sexy qu’on y récolte). Béa est moins légère. Un père mort avant sa
naissance, une mère devenue folle après sa naissance, elle navigue et échoue dans des foyers. Lorsqu’elle débarque dans l’école de Denis, elle est bien plus vieille que ne l’indique son passeport: 15 ans. Denis se sent pousser des ailes quand il tombe amoureux de la belle indifférente fracassée. Avec son pote Driss, il va organiser une rencontre entre Béa et sa mère si absente. Récit à deux voix, le roman de Christophe Léon bouleverse par le vécu douloureux de la jeune fille et séduit par l’inventivité de sa langue. (SONIA BELLEMARE, Le Nouvelliste, 17/02/2009)



La narration innove en affichant clairement son système : d'abord récit de Denis, puis de Béatrice, et enfin alternance des voix (la dernière partie : Paroles & double je), elle propose des extraits du chapitre à chacun des débuts, une annexe du voyage en Angleterre de Denis qu'il annonce lui-même... A apprécier par de bons lecteurs.(Ricochet jeunesse, Chronique de Sophie Pilaire)



Banale rencontre amoureuse ou coup de poing à l’estomac pour une rencontre incertaine ? L’écriture de ce texte est cinglante. Phrases courtes, musclées, cherchant à faire mouche et réussissant parfaitement à atteindre leur cible. Formules détonantes : le regard porté sur l’adolescence est inattendu, dans une langue qui jouit de son pouvoir, celui du mot ou de la formule juste. Ainsi, la rencontre entre Béatrice et Denis vu par Denis, p 47 : « C’est le coup de foudre. Du trois cent quatre-vingt volts. Du triphasé. Pas de prise de terre pour absorber la décharge. Ca me tombe sur le ciboulot. Sans prévenir. Ca me crame les plombs. Noir total. Définitif. Le neurone en vadrouille. La raison à genou. Me voilà assuré d’un avenir à gambader dans un pré recouvert de pâquerettes avec un accompagnement de clochettes tintinnabulant à mes oreilles. Ah ! L’amour… »
La structure même du roman est originale : trois chapitres dont le dernier fait alterner les voix de Denis et Béatrice, chacune portant alternativement le récit. Puis à la fin, un pied-de-nez en lieu et place des remerciements habituels.
Il y a à la lecture de ce livre un magnifique sentiment de voyage vibrant sur le continent du sentiment amoureux, ses égarements et ses vertiges. Le poète Dante Alighieri n’aurait pas été déçu de cette proposition ! ()
Outre cette situation somme toute assez banale dans la vie de nos adolescents, Christophe Léon nous invite à découvrir un univers particulier et à partager l’intimité de ce jeune garçon en proie à son premier véritable amour.
Cet univers particulier, Christophe Léon nous y fait entrer par la petite porte. Par son écriture d’abord. Des phrases courtes, percutantes, avec des formules argotiques dignes des meilleures perles d’Alphonse Boudard. Un style incisif ensuite dans lequel la révolte le dispute à l’incompréhension « les autres, y peuvent pas comprendre » et à ces émotions diverses et variées qui submergent Denis au moment où il s’y attend le moins. N’oublions pas qu’il joue au rugby, sport viril s’il en est, et qu’ « un homme, un vrai, ne pleure jamais ». Confronté à tous ces bouleversements, et à ce monde nouveau qu’il découvre, le jeune garçon ne prendra peut-être pas les bonnes décisions. Mais ce qu’il va faire, il le fera avec tout son cœur. Et ça, c’est inestimable.
J’ai apprécié ce roman pour son histoire certes, mais aussi pour l’analyse psychologique des caractères qu’il nous propose. On sent que l’auteur connaît ce monde étrange et angoissant de l’adolescence, qu’il en maîtrise les rouages et les codes secrets et qu’il n’a qu’un souhait : permettre aux jeunes, nos jeunes, de s’y reconnaître et de le traverser sans trop de mal.
Dans l’Enfer de Dante, une histoire aux résonances tellement vraies qu’elles en deviennent encore plus belles… (Martine Galati, Culturofil, 1er mars 2009)



La structure même du roman est originale : trois chapitres dont le dernier fait alterner les voix de Denis et Béatrice, chacune portant alternativement le récit. Puis à la fin, un pied-de-nez en lieu et place des remerciements habituels.
Il y a à la lecture de ce livre un magnifique sentiment de voyage vibrant sur le continent du sentiment amoureux, ses égarements et ses vertiges. Le poète Dante Alighieri n’aurait pas été déçu de cette proposition ! (ActuSF, Valérie, bibliothécaire)

Denis est un collégien qui a des préoccupations de son âge : rugby, amitiés viriles, séduire les filles, etc. Tout change pour lui lorsqu'il fait la connaissance de Béatrice Dante, une fille de son âge à l'histoire familiale tourmentée qui est ballottée de foyer en foyer. Alors qu'elle est hospitalisée pour une commotion, Denis décide d'élaborer un plan de fuite pour l'aider à rejoindre sa mère... (Infos.. Jeunes France)



Sélection J'adore Lire mars-avril 2009



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... Une écriture incisive, percutante et très drôle au service d’une histoire d’amour entre deux ados, pas tout à fait comme les autres. «Monsieur Padovani est une institution dans le collège. En poste bien avant le Big Bang, il fait partie des meubles. On ne lui donne pas d’âge. S’y risquer, c’est s’approcher de l’infini et de la physique quantique. Nous l’aimons tous, sans exception. Padovani est une légende vivante. Une star momifiée. L’empereur des CPE » ()


Résumé: La vie de Denis, jeune adolescent sans problème particulier, sauf ceux de son âge, mène une vie plus ou moins tranquille avec son copain Driss. Mais à la rentrée, apparaît Béatrice, Béatrice Dante. Et là, la vie de Denis bascule. Il en devient fou amoureux. Mais Béatrice est du genre farouche. Elle a été abandonnée par sa mère, qui a fait une dépression à sa naissance. Il faut dire aussi que son mari venait de mourir, donc pas facile tout cela. Résultat, Béatrice se retrouve balancée de foyer en foyer, car elle n'a pas un caractère très accommodant. Mais pour Denis, ce n'est rien, il l'aime... ()



... Dans un style vivant, nourri de métaphores et d'images telles que les adolescents en inventent aujourd'hui, cette histoire, proche du roman d'initiation, dépeint un adolescent capable de se surpasser et de braver la colère des adultes pour un amour véritable. L'intrigue nourrie, l'histoire haletante, la psychologie fine des personnages font de cette histoire un excellent roman. (La Marmitalire, mars 2009)