LITTÉRATURE
JEUNESSE
(romans,
récits, essais, nouvelles)
Silence, on irradie,
roman
jeunesse,
aux éditions Thierry Magnier
date de parution octobre 2009
Dans la
sélection 2011 du Prix des lycéens
allemands
(Dossier
pédagogique réalisé à cette occasion par
l'Institut Français à l'intention des enseignants :
versions doc / pdf)
Dans la
sélection 2011 du Prix Ados de la
Médiathèque de Saumur
Le sujet :
Un village à l'abri d'une centrale nucléaire qui
emploie
les adultes. Sven se baigne en catimini dans le lac qui borde la
centrale, l'eau y est très chaude malgré l'hiver.
Un jour
une explosion pétrifie tout. Sven, sa
petite soeur Siloé
et Grégoras, débile
léger survivent. Lorsque des chars, des hommes
vêtus de combinaisons blanches arpentent le village
à la
recherche de survivants, les trois enfants se terrent. Ils restent au
village, seuls.
Un récit pétrifiant,
un brin d'humour, beaucoup de tendresse pour les personnages.
Une sorte de douceur amère se dégage de ce roman.

Silence, on irradie ! s'infiltre au coeur d'un village
baigné de
l'aura protectrice mais aussi très dangereuse d'une centrale
nucléaire. Dépeignant les conditions des
villaegeois et
notamment leurs problèmes liés à
l'exposition
radioactive : plaques, perte de cheveux... Christophe Léon
fait
entrer le tragique dans ce quotidien déjà
particulier.
L'explosion, intervient après une assez longue mais
intéressante présentation de la vie des
personnages
principaux : Sven , Siloé et Yougor... et fait basculer le
roman
dans une histoire plus sinistre et terrible.
Loin d'être un récit mouvementé,
Silence, on
irradie ! est une description juste de l'univers autour d'une centrale
nucléaire et on peut percevoir ce roman comme un
documentaire
sur l'avant et l'après une explosion, au travers de
l'évolution de trois-quatre personnages dans ce milieu...
C'est saisissant et surtout très provocant, rappelant
Tchernobyl. C'est aussi un message très
anti-nucléaire
(il suffit de regarder le titre pour comprendre l'ambition de l'auteur)
et critiquant la volonté des pouvoirs de taire une telle
explosion lorsqu'elle a lieu. La fin est particulièrement
stupédiante sur ce point et nous laisse dans le doute.
Un court récit intéressant sur le sujet, qui
sensibilisera bien le lecteur au nucléaire et à
un des
problèmes qu'il pose dans nos sociétés
actuelles. (
Lirado, octobre 2009)

Le
nucléaire est un sujet délicat rarement
expliqué aux enfants.
« Silence,
on irradie
»
tend à sensibiliser une génération de
futurs adultes aux dangers du
nucléaire... Et à les rappeler aux
générations actuelles... (
Hisler-Even)

Un petit village dans un
pays russoïde. Une centrale nucléaire
posée au
milieu. Un ado, Sven, qui se baigne dans le lac qui borde
l’usine à
neutrons. Un matin, Sven perd tous ses cheveux, met un bonnet et trouve
ça plutôt marrant. Le médecin du cru
est de bonne volonté, mais il ne
voit pas grand-chose....
voir
la note de lecture en entier (
Magazine Terra Eco)

… On
s’attache aux enfants livrés à
eux-mêmes tout en les sachant
condamnés.
L’action progresse par paragraphes courts, comme autant de
petites
scènes dramatiques et intenses.
L’écriture fluide et
élégante donne une
sorte de douceur bienvenue au texte, de respiration.
A lire, à faire lire, à débattre
… (
Chronique de Catherine
Gentile sur Ricochet, janvier 2010)

...
Construit en scéquences courtes à la
façon
d’un minutage précis, cette polyphonie
détaille
l’avant et l’après de
l’accident comme ceux
d’une tragédie quasiment programmée.
Très
proche de certains romans de genre du domaine fantastique
(l’auteur souhaite manifestement donner une dimension
universelle
et intemporelle à son roman), Silence on irradie
s’en
détache par son réalisme et par le soin quasi
documentaire apporté aux personnages. Une lecture
très
impressionnante et particulièrement édifiante. (
Récréalivre)

...
Ce livre est une véritable petite perle, un diamant noir.
Une
fois la peur surmontée, on entre dans un
véritable conte
moderne, un texte stupéfiant que vous n'êtes pas
près de lacher une seconde. [...] Son temps est aussi
l'imparfait, le temps des débutants mais aussi la
langue idéale pour celui qui prend son élan et
maintient
à un bon
rythme ses effets, le vrai temps du conte. Un diamant noir, vous
dis-je, un conte contemporrain, le roman d'une humanité qui
survit à
l'accident nucléaire... (
Le journal d'un libraire,
février 2010)

...
Christophe Léon arrive très bien à
décrire
dans ce texte l’ambiance avant et après la
catastrophe. On
sent bien les négligences qui ont eu lieu et la chape de
silence
imposée par le gouvernement après
l’explosion.
L’effroi que procure ce récit provient du fait
qu’on
se croirait dans un ouvrage de science-fiction (village
isolé,
gouvernement totalitaire), alors qu’il fait
référence à un
évènement dramatique
de notre histoire (Tchernobyl) , qui pourrait encore se produire de nos
jours... (
blabla bibli, le blog d'un
bibliothécaire, 29 mars 2010)

Un roman qui nous interpelle sur le risque nucléaire peut-être à venir
mais déjà survenu. Il fait songer à la catastrophe de Tchernobyl du 26
avril 1986, ses conséquences sanitaires et écologiques.
La
psychologie des personnages est extrêmement bien décrite. Des enfants
et des adultes confrontés à une situation exceptionnelle, mais qui
demeurent avant tout «humains»; c'est à dire fraternels, solidaires et
courageux. C'est un récit sans longueur, d'une écriture ciselée et
dense. Le lecteur reste en haleine jusqu'au dernier mot. (
Médiathèque ouest provence mai 2010)

... Le sujet est grave - la catastrophe ayant des airs de Tchernobyl -
mais il n'est pas traité de manière larmoyante. Le point
de vue des enfants apporte en effet un certain recul naïf sur les
dangers des radiations, puis sur l'accident nucléaire. Le
récit, découpé en plusieurs petites scènes,
est bien rythmé et offre plusieurs points de vue
complémentaires sur la situation, notamment celui du
médecin qui ne se laisse pas manipuler par le discours officiel.
Un roman réflexif et engagé qui captive jusqu'à la
dernière ligne. (
Takalirsa, juillet 2010, Patricia Deschamps)
Difficile sujet
que
d'évoquer un accident nucléaire, sa force de
destruction
et son horreur, surtout auprès de jeunes lecteurs, pour qui
Tchernobyl n'a pas été vécu comme un
"fait divers"
mais relève de l'Histoire avec un grand H, comme Hiroshima
et la
bombe de la même lettre. Christophe Léon livre
avec brio,
un récit émouvant, saisissant et
littéralement
absorbant qu'on ne lâche pas d'une ligne, tant il
mêle
suspens, montée dramatique, tendresse et humour. Un livre
à lire sans hésitation. (
Lire-Écouter-Voir,
21/11/2009)

Que
se passe-t-il lorsque trois enfants deviennent les derniers souvenirs
de toute une population? Le nucléaire est un sujet
délicat rarement expliqué aux enfants.
« Silence,
on irradie » tend à sensibiliser une
génération de futurs adultes aux dangers du
nucléaire... Et à les rappeler aux
générations actuelles. (
La plume culturelle
déc. 2009)
Une description réaliste et terrifiante de ce que pourrait
être les lendemains d'une explosion nucléaire : la
survie
des rescapés, le manque d'informations, la mainmise de
l'armée...On pense bien sûr à
Tchernobyl. Ce livre
court est plein de suspense, les personnages très attachants
et
la fin..(Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous la
raconter ?) (
Blogamoi
: travailler moins pour lire plus ! lectures conseillées par
Hélène Leroy, professeur documentaliste)
Des personnages bien décrits, une situation qui rappelle
l'accident de
Tchernobyl et qui traite de thèmes très actuels :
le nucléaire,
l'énergie, la sécurité,
l'environnement et la protection du vivant, les
relations humaines en cas de crise grave... (
Bleu indigo, le blog de
Mireille Disdero)

La
centrale décrite rappelle étrangement celle de
Tchernobyl. Comme
toujours les autorités minimisent les risques. Si certains
médecins
s’inquiètent par la recrudescence de certaines
maladies graves la
population continue à vivre comme si rien
n’était. Malgré une fin
cauchemardesque où les secours décident de ne pas
prendre en charge les
survivants pour cause d’invasion de rats,
l’histoire reste tout à fait
crédible. Le roman à le mérite de
montrer une fois de plus que le
risque zéro n’existe pas, que la population est
laissée à l’écart des
dangers. Que toujours l’homme prend des risques dans la
manipulation
technologique à des fins de profit.
-
Appréciation : Recommandé (
CRDP Paris)
... Ce roman est un récit simple, beau et poignant, jamais
démonstratif car les effets de la catastrophe
nucléaire
ne sont perceptibles qu’à travers le point de vue
des
enfants et du jeune homme inquiet et amoureux. La réflexion
écologique est aussi le point de départ
d’une
interrogation plus universelle sur les liens familiaux et les relations
humaines en général : les plus jeunes se
sentiront
certainement touchés par l’histoire de cet
adolescent qui
se retrouve père de famille du jour au lendemain,
à
devoir veiller envers et contre tout sur sa petite sœur. (
Archaotine)

...
La force de ce court roman d’anticipation est de ne pas
tomber
dans la facilité du livre « à
thème »
: même s’il est suffisamment réaliste
pour nous
faire froid dans le dos en nous rappelant que ce genre
d’accident
est de l’ordre du possible – et s’est
déjà produit – , la justesse de
l’écriture, le suspense, l’humour, la
finesse des
relations, la grande tendresse portée aux personnages et
à leurs sentiments (ainsi Siloé qui se demande si
elle
n’est pas responsable par ses bêtises et sa
bouderie de la
disparition de la nourrice dans un grand éclair
aveuglant…) font que l’on ne peut quitter ce livre
une
fois entamée la lecture, qui s’achève
sur une fin
ouverte, glaçante… (
Citrouille,Les Librairies
Sorcières, Claire Poilroux, Tiers-Temps)

C’est un roman difficile sur un sujet rarement
abordé en
littérature jeunesse, les accidents nucléaires.
Et
malgré la dureté du récit,
j’ai eu un
véritable coup de cœur pour ce roman [...] Et si
la fin
est ouverte, aucun espoir n’est permis, la volonté
de
l’auteur n’étant manifestement pas de
divertir mais
bien de faire réfléchir son lecteur au monde qui
l’entoure dans un récit qui ne relève
malheureusement pas de la science-fiction. Parce que la
littérature, c’est aussi ça. (
Lecture jeunesse 83, blog
des bibliothécaires jeunesse du Var, février 2010)

En lisant ce court roman de Christophe Léon, on se retrouve
plongé dans un univers particulier, familier et
étranger
à la fois. Le sentiment de se retrouver dans un
décor
type ex-URSS ou Ukraine (toute ressemblance avec des faits
ayant…), dans un monde dans lequel la catastrophe va avoir
lieu.
La description de l’accident au travers de trois enfants
survivants et de quelques adultes partis à la rescousse
(comme
le dermatologue de la ville voisine Youri Sidaref parti à la
recherche de la femme qu'il aime) est saisissante, sans effets de
manche, un monde perdu qui n’est plus le notre dans lequel
Benjamin le Rat parle à Siloé la fillette dans
ses
rêves, dans ses délires ?
Mais chut, le danger n’existait pas et la
télévision bientôt ne parle plus de
rien, comme si
tout avait été effacé, comme le dit
Sven en
parlant de ses parents avant l’accident, on a
l’impression
que ses parents sont « consumés » par la
centrale.
Glaçant et réussi !
(
khimairaworld, 19 mars 2010)

MARIA a choisi de parler d'un livre que tout le monde devrait lire ...
MARIA est originaire des pays de l'Est, c'est peut-être pour cela
qu'elle a choisi de vous parler de ce livre.
Il fait partie des valeurs sûres de la Bibliothèque de
LAEKEN (Belgique). Il s'adresse aux plus grands voire aux adultes ... (
Écouter sur la web radio de la RTBF CTOP, le comentaire de Maria en date du 20/04/2010)
... Voici un récit fort, époustouflant de
réalisme, grave et juste. Un récit qui m'a
bouleversé, qui m'a remué, qui m'a questionné
[...] L'histoire est bien ficelée. On nous laisse le temps de
s'attacher aux personnages, à leurs états d'âme,
leurs préoccupations quotidienne, quand soudain tout explose,
dérape et chavire. C'est terrible, on se prend à vouloir
s'acharner à les sauver, les aider dans leur survie.
La fin est terriblement poignante, révoltante [...] Ce livre ne laisse pas indemne. (
Les lectures de Milou, 7 juin 2010)

Froid dans le dos... Des personnes qui vivent et meurent du
nucléaire. L'ambiance de secret... Un danger latent. Mais
l'envie de vivre malgré tout... (
La mer pour horizon, 9 juin 2010)