LITTÉRATURE
GÉNÉRALE
(romans,
récits, essais, nouvelles)
Silence, on irradie, roman jeunesse,
aux éditions Thierry Magnier
date de parution octobre 2009
Dans la sélection 2010/2011 du Prix des lycéens allemands
Le sujet :
Un village à l'abri d'une centrale nucléaire qui emploie
les adultes. Sven se baigne en catimini dans le lac qui borde la
centrale, l'eau y est très chaude malgré l'hiver. Un jour
une explosion pétrifie tout. Sven, sa
petite soeur Siloé
et Grégoras, débile
léger survivent. Lorsque des chars, des hommes
vêtus de combinaisons blanches arpentent le village à la
recherche de survivants, les trois enfants se terrent. Ils restent au village, seuls.
Un récit pétrifiant,
un brin d'humour, beaucoup de tendresse pour les personnages.
Une sorte de douceur amère se dégage de ce roman.

Silence, on irradie ! s'infiltre au coeur d'un village baigné de
l'aura protectrice mais aussi très dangereuse d'une centrale
nucléaire. Dépeignant les conditions des villaegeois et
notamment leurs problèmes liés à l'exposition
radioactive : plaques, perte de cheveux... Christophe Léon fait
entrer le tragique dans ce quotidien déjà particulier.
L'explosion, intervient après une assez longue mais
intéressante présentation de la vie des personnages
principaux : Sven , Siloé et Yougor... et fait basculer le roman
dans une histoire plus sinistre et terrible.
Loin d'être un récit mouvementé, Silence, on
irradie ! est une description juste de l'univers autour d'une centrale
nucléaire et on peut percevoir ce roman comme un documentaire
sur l'avant et l'après une explosion, au travers de
l'évolution de trois-quatre personnages dans ce milieu...
C'est saisissant et surtout très provocant, rappelant
Tchernobyl. C'est aussi un message très anti-nucléaire
(il suffit de regarder le titre pour comprendre l'ambition de l'auteur)
et critiquant la volonté des pouvoirs de taire une telle
explosion lorsqu'elle a lieu. La fin est particulièrement
stupédiante sur ce point et nous laisse dans le doute.
Un court récit intéressant sur le sujet, qui
sensibilisera bien le lecteur au nucléaire et à un des
problèmes qu'il pose dans nos sociétés actuelles. (
Lirado, octobre 2009)

Le nucléaire est un sujet délicat rarement expliqué aux enfants.
« Silence, on irradie
»
tend à sensibiliser une génération de futurs adultes aux dangers du
nucléaire... Et à les rappeler aux générations actuelles... (
Hisler-Even)

Un petit village dans un pays russoïde. Une centrale nucléaire posée au
milieu. Un ado, Sven, qui se baigne dans le lac qui borde l’usine à
neutrons. Un matin, Sven perd tous ses cheveux, met un bonnet et trouve
ça plutôt marrant. Le médecin du cru est de bonne volonté, mais il ne
voit pas grand-chose....
voir la note de lecture en entier (
Magazine Terra Eco)

… On s’attache aux enfants livrés à eux-mêmes tout en les sachant
condamnés.
L’action progresse par paragraphes courts, comme autant de petites
scènes dramatiques et intenses. L’écriture fluide et élégante donne une
sorte de douceur bienvenue au texte, de respiration.
A lire, à faire lire, à débattre … (
Chronique de Catherine Gentile sur Ricochet, janvier 2010)

...
Construit en scéquences courtes à la façon
d’un minutage précis, cette polyphonie détaille
l’avant et l’après de l’accident comme ceux
d’une tragédie quasiment programmée. Très
proche de certains romans de genre du domaine fantastique
(l’auteur souhaite manifestement donner une dimension universelle
et intemporelle à son roman), Silence on irradie s’en
détache par son réalisme et par le soin quasi
documentaire apporté aux personnages. Une lecture très
impressionnante et particulièrement édifiante. (
Récréalivre)

...
Ce livre est une véritable petite perle, un diamant noir. Une
fois la peur surmontée, on entre dans un véritable conte
moderne, un texte stupéfiant que vous n'êtes pas
près de lacher une seconde. [...] Son temps est aussi
l'imparfait, le temps des débutants mais aussi la
langue idéale pour celui qui prend son élan et maintient
à un bon
rythme ses effets, le vrai temps du conte. Un diamant noir, vous
dis-je, un conte contemporrain, le roman d'une humanité qui
survit à
l'accident nucléaire... (
Le journal d'un libraire, février 2010)
Difficile sujet que
d'évoquer un accident nucléaire, sa force de destruction
et son horreur, surtout auprès de jeunes lecteurs, pour qui
Tchernobyl n'a pas été vécu comme un "fait divers"
mais relève de l'Histoire avec un grand H, comme Hiroshima et la
bombe de la même lettre. Christophe Léon livre avec brio,
un récit émouvant, saisissant et littéralement
absorbant qu'on ne lâche pas d'une ligne, tant il mêle
suspens, montée dramatique, tendresse et humour. Un livre
à lire sans hésitation. (
Lire-Écouter-Voir, 21/11/2009)

Que
se passe-t-il lorsque trois enfants deviennent les derniers souvenirs
de toute une population? Le nucléaire est un sujet
délicat rarement expliqué aux enfants. « Silence,
on irradie » tend à sensibiliser une
génération de futurs adultes aux dangers du
nucléaire... Et à les rappeler aux
générations actuelles. (
La plume culturelle déc. 2009)
Une description réaliste et terrifiante de ce que pourrait
être les lendemains d'une explosion nucléaire : la survie
des rescapés, le manque d'informations, la mainmise de
l'armée...On pense bien sûr à Tchernobyl. Ce livre
court est plein de suspense, les personnages très attachants et
la fin..(Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous la
raconter ?) (
Blogamoi
: travailler moins pour lire plus ! lectures conseillées par
Hélène Leroy, professeur documentaliste)
Des personnages bien décrits, une situation qui rappelle l'accident de
Tchernobyl et qui traite de thèmes très actuels : le nucléaire,
l'énergie, la sécurité, l'environnement et la protection du vivant, les
relations humaines en cas de crise grave... (
Bleu indigo, le blog de Mireille Disdero)

La centrale décrite rappelle étrangement celle de Tchernobyl. Comme
toujours les autorités minimisent les risques. Si certains médecins
s’inquiètent par la recrudescence de certaines maladies graves la
population continue à vivre comme si rien n’était. Malgré une fin
cauchemardesque où les secours décident de ne pas prendre en charge les
survivants pour cause d’invasion de rats, l’histoire reste tout à fait
crédible. Le roman à le mérite de montrer une fois de plus que le
risque zéro n’existe pas, que la population est laissée à l’écart des
dangers. Que toujours l’homme prend des risques dans la manipulation
technologique à des fins de profit.
- Appréciation : Recommandé (
CRDP Paris)
... Ce roman est un récit simple, beau et poignant, jamais
démonstratif car les effets de la catastrophe nucléaire
ne sont perceptibles qu’à travers le point de vue des
enfants et du jeune homme inquiet et amoureux. La réflexion
écologique est aussi le point de départ d’une
interrogation plus universelle sur les liens familiaux et les relations
humaines en général : les plus jeunes se sentiront
certainement touchés par l’histoire de cet adolescent qui
se retrouve père de famille du jour au lendemain, à
devoir veiller envers et contre tout sur sa petite sœur. (
Archaotine)

...
La force de ce court roman d’anticipation est de ne pas tomber
dans la facilité du livre « à thème »
: même s’il est suffisamment réaliste pour nous
faire froid dans le dos en nous rappelant que ce genre d’accident
est de l’ordre du possible – et s’est
déjà produit – , la justesse de
l’écriture, le suspense, l’humour, la finesse des
relations, la grande tendresse portée aux personnages et
à leurs sentiments (ainsi Siloé qui se demande si elle
n’est pas responsable par ses bêtises et sa bouderie de la
disparition de la nourrice dans un grand éclair
aveuglant…) font que l’on ne peut quitter ce livre une
fois entamée la lecture, qui s’achève sur une fin
ouverte, glaçante… (
Citrouille,Les Librairies Sorcières, Claire Poilroux, Tiers-Temps)

C’est un roman difficile sur un sujet rarement abordé en
littérature jeunesse, les accidents nucléaires. Et
malgré la dureté du récit, j’ai eu un
véritable coup de cœur pour ce roman [...] Et si la fin
est ouverte, aucun espoir n’est permis, la volonté de
l’auteur n’étant manifestement pas de divertir mais
bien de faire réfléchir son lecteur au monde qui
l’entoure dans un récit qui ne relève
malheureusement pas de la science-fiction. Parce que la
littérature, c’est aussi ça. (
Lecture jeunesse 83, blog des bibliothécaires jeunesse du Var, février 2010)