Parution
Avril 2007
On en parle :
Christophe
Léon montre ici un
caractère de grand joueur, amateur de variations sur les
mots. Il
pratique entre autres le détournement de noms propres et
d’expressions,
l’accumulation – beaucoup –,
l’homophonie complète ou quasi… Ses
connaissances des classiques français, de Baudelaire
à Alain Souchon,
ne sont pas à prouver. Il a une imagination
débordante, créant un monde
loufoque et absurde où les guerres se font avec des bombes
de cocottes
en papier. Son sens de la mise en scène se traduit avec un
narrateur
partie prenante de l’histoire, qui interpelle le lecteur,
souvent
complice : « Je ne sais pas si vous
êtes comme moi, mais quand l’auteur
nous décrit les paysages et les gens, je bâille
[…] », p. 32), qui
digresse volontiers et cite ses grands-parents en fin de chapitre. La
quatrième de couverture de l’ouvrage
présente l’auteur comme un parent
de Goscinny, Vian ou Queneau. J’y rajouterai Pef... (Ricochet)
.La
page "Coups de coeur" présente chaque mois un acteur du
monde de
la littérature pour enfant (éditeurs, auteurs, ou
illustrateurs) et
propose une sélection de livres qu''il a publié. (Mille et un livres, coup de coeur octobre
2008)
Voilà
un drôle de personnage : il parle tout seul et très fort dans la rue en
disant des choses incompréhensibles, des mots bizarres. Il faut dire
que Nénuphar Grigrimaldit (et oui ! c'est son nom !) est atteint d'une
maladie très particulière, la maladie de Gilles de la Tourette. Il ne
peut pas s'empêcher de dire des insultes et des gros mots. Mais rien de
vulgaire dans son vocabulaire. Nénuphar sait fleurir son langage.
l'auteur s'amuse visiblement beaucoup (et nous avec !) des jeux de
mots et des aventures farfelues dont il a truffé son roman. (Librairie Mollat Bordeaux, 2009)