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Un très bon roman, très bien écrit. Dans ce récit sincère,
Christophe Léon observe aujourd’hui avec humour et recul tous ces
moments passés en famille. (Marie Nedellec, Médiathèque départementale de l'éducation du Val d'Oise )
09/10/09
09:00Mi-figue mi raisin
édition La joie de lire coll. Rétroviseur





Fils
unique, espoir de revanche sociale de parents rapatriés
d'Algérie, le jeune Christophe passe son enfance dans les
années 1960 à Saint-Tropez. De quoi se faire une
quantité impressionnante de souvenirs... Le principe de la
collection Rétroviseur étant de faire raconter
son
enfance à un écrivain, on ne met pas en doute le
fond de
véracité du récit à la
première
personne de Christophe Léon. Mais le pays de Pagnol
étant
aussi celui de l'exagération, on ne s'étonnera
pas de la
truculence des instantanés de vie qu'il nous donne
à
lire. Il y a beaucoup d'humour et d'auto-dérision dans ces
petites scènes : père râleur,
mère
sûre de son droit, enfant couvé, gavé,
poussé... les tribulations outrées de la famille
s'apparentent à celles de Bidochon. Et derrière
le rire
grinçant se dessine une souffrance du jeune Christophe,
dévoilée en des phrases plus profondes qu'il n'y
paraît : « Je me souviens de mon père
comme s'il
n'était pas mon père mais le père d'un
autre que
moi. » (p. 156). L'adulte a du tout simplement quitter
Saint-Tropez, pour (sur)vivre, faire la paix avec son passé,
et
être à même de se raconter maintenant.
Une
écriture fine, un roman très intime. (Ricochet Jeunesse, novembre
2009, Ce livre fait partie de la sélection
de Ricochet)
Résumé:
(...) Christophe nous fait revivre des années d'enfance
et d'adolescence. Fuyant l'Algérie en guerre, les parents
s'installent
à Saint-Tropez. Autre mentalité, autres moeurs,
les changements qui
bouleversent, font apprendre à vivre autrement. Une
mère possessive,
battante, batailleuse même, un père ronchon,
travailleur... voilà le
quotidien de Christophe... (Libbylit, n°90,
novembre-décembre 2009)