On en parle :
[...] Ce roman est l’occasion de vivre un témoignage. Celui d’un ouvrier, ancien résistant, militant au parti, mais aussi celui d’un père espérant pour son fils une vie meilleure. Ce roman c’est aussi le reflet d’une époque troublée par les événements de la guerre d’Algérie . Christophe Léon a bien choisi ses personnages. Maurice l’ouvrier, s’il n’a pas été longtemps à l’école il n’en est pas pour autant ignorant. Avec lui on découvre la condition ouvrière et l’engagement militant. Daniel qui voue une véritable admiration pour ce père à qui il voudrait ressembler est un adolescent qui regarde pour la première fois la vie et ses difficultés. Avec lui on découvre la vie lycéenne avant 68. Les faits relatés dans leur objectivité ainsi que la chronologie inversée du récit renforcent l’impact de témoignage de ce roman. Depuis la rentrée 2011, films, conférences et témoignages sortent de l’ombre ces événements. A travers  « Le dernier métro » il est possible de donner aux adolescents d’aujourd’hui l’opportunité de questionner et de réfléchir à cette période de l’Histoire contemporaine de la France. Un roman dont il ne faut surtout pas se priver. ()



[...] Un roman sensible et poignant ! Un témoignage retraçant des événements de la guerre d’Algérie à travers les yeux d’un ado; et puis le témoignage d’un ouvrier, militant communiste, mais aussi et surtout d’un père. Un père espérant pour son enfant une vie meilleure !? A lire dès 15 ans et + encore… ()



[...] Cet ouvrage, articulé en trois parties construites autour du 13 février 1962, fait revivre la période tendue de la Guerre d’Algérie. Sans chercher à présenter des faits historiques de façon impartiale, l’auteur relate le drame du métro Charonne en faisant partager au lecteur le point de vue d’un ouvrier et son fils, et nous entraîne ainsi dans le Paris populaire des années 60. Les premiers émois amoureux de Daniel, le machisme de Maurice et son fils -qui considèrent que «l’entretien de la maison [revient] à la femme, il n’y [a] pas à revenir sur ce principe»-, la distribution de «l’huma» sur les marchés le dimanche matin, la ballade dominicale en vélo le long du canal de l’Ourcq : tout contribue à récréer une ambiance authentique, renforcée par des dialogues écrits dans un style enlevé et pittoresque.... ()



Photo de la rencontre à la librairie Comptines à Bordeaux le 11 décembre 2012 à l'occasion des Rencontres Utopia Espaces Marx Aquitaine - Bordeaux - Gironde, en compagnie d'Ahmed Kalouaz et  Isabelle Delorme.



[...] Cinquante ans tout juste après l’affaire de la station de métro Charonne, Christophe Léon nous livre une vision des choses d’autant plus forte que vue à travers un regard innocent qu’il a pris le temps de construire, celui de Daniel dont ce sera la première manifestation. Loin du regard d’un historien qui chercherait à disséquer les comportements de part et d’autre, l’auteur (narrateur externe) prend radicalement position en faveur de ses héros. Tout le long du roman, nous suivons donc le quotidien sage de Daniel dans cette France en mutation, nous voyons grandir ses idéaux influencés par un Maurice galvanisé, par un grand-père retraité des chemins de fer. Comme tout adolescent, Daniel se voir devenir homme, se rêve héros. On ne sait pas trop ce qu’il comprend du communisme, si ce n’est l’idée de suprématie du Peuple, peut-être celle de pacifisme. Peu importe, il ne fait de mal à personne, se forge une personnalité, un avenir. Et puis, à la fin du roman, en l’espace de quelques heures, les choses dérapent, et une implacable machinerie se met en place. Sans déflorer le récit, on peut dire que les sentiments intenses d’un tout jeune homme vont supplanter la loi qui s’applique à tous. Mais où se situe-t-elle exactement, cette loi, au lendemain de la meurtrière manifestation ?… Par la grâce d’une intrigue choquante, avec une langue paradoxalement épurée et visuelle, Christophe Léon exprime tout un panel de nuances et d’émotions qui coupent le souffle, prennent aux tripes. Et on se dit que ce roman-là, ah oui, c’est un superbe pavé de (ou dans ?) notre mémoire collective… ()
L

Dernier métro

édition La joie de lire 

coll. Engrenage



nom de l'image
Le sujet :



Station Charonne, Paris 1962. Daniel Châtelet a 16 ans.
A travers l'histoire de Daniel, un adolescent de 16 ans et celle de son père Maurice, ouvrier communiste, cette fiction évoque un événement tragique de l'histoire. Le 8 février 1962, une manifestation populaire a lieu pour dénoncer les agissements de l'OAS mais l'intervention des forces de l'ordre provoque la mort de huit personnes.
Les événements qui vont suivre bouleverseront sa vie.

Une histoire dans l'Histoire.










































































On en parle :


Le courrier des auteurs : 20/01/2012 :
1) Qui êtes-vous ? !
Le mieux est de poser la question à mère, elle détient le copyright.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'histoire en 1962 à Paris d'un adolescent et de son père, ouvrier communiste, pris dans l'engrenage d'un événement tragique de l'histoire - la manifestation du 18 février et la mort de huit personnes à la station de métro Charonne.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Ce n'est pas vraiment un choix mais une pioche : Ce 13 février 1962, Daniel Châtelet ne put se retenir. Il vida sa vessie dans son pantalon, sous les acclamations de la foule et sur les dernières paroles de l'Internationale.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le temps des cerises, de Jean-Baptiste Clément et Antoine Renard, revisité par Philippe Katerine (s'il ne l'a pas encore fait, qu'il ne tarde pas).

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La solidarité, la désobéissance et la résistance.

()



Daniel, adolescent réservé de 16 ans, vit seul avec son père dans le Paris du début des années 60. Entre son père syndicaliste et militant communiste qui travaille à l'usine, sa soeur qui vient de quitter la maison et les questions quil se pose sur les filles, Daniel a de quoi avoir le vertige.
D'autant qu'il vient de faire son premier choix d'adulte, il a rejoint le parti communiste et s'apprête à manifester coude à coude avec son père pour la première fois. Et c'est là que l'histoire de Daniel va croiser celle des heures sombres de l'histoire car ce 08 février 1962, la répression policière va dépasser tout ce qu'ils auraient pu imaginer.
Un roman poignant pour les (grands) ados et les adultes sur un épisode mal connu dont on parle encore peu cinquante ans plus tard. )










Parution

Janvier 2012








































































On en parle :

Février 1962. L’Algérie est encore française, mais, à l’appel du parti communiste, des manifestations
contre l’Organisation armée secrète (0AS) ont lieu à Paris. La conscience politique de Daniel, lycéen et fils d’un ouvrier communiste, s’éveille. La tradition
familiale et son propre cheminement intellectuel conduisent le jeune homme au coeur des « événements », et il assiste, horrifié, à la brutalité policière et au massacre des manifestants à la station de métro Charonne. Son père, son mentor,
figure parmi les blessés… Maladroitement, entre enfance et âge adulte, peur et violence, mesure et excès, destin personnel et genre humain, Daniel se cherche, au risque de se perdre. ()



Le roman de Christophe Léon raconte avec précision les événements qui ont mené, le 8 février 1962, à la morts de neuf personnes en plein cœur de Paris, un peu plus d’un mois avant la signature des Accords d’Evian qui mettront fin à ce qu’on appelle pas encore une guerre mais «les événements d’Algérie». Plus encore qu’un livre sur la Guerre d’Algérie, c’est un formidable portrait d’un père et de son fils dans le milieu ouvrier de la France des Trente Glorieuse. À quelques années seulement des bouleversements sociaux et économiques qui modifieront le visage de la France, Christophe Léon brosse le portrait d’un monde en train de disparaître. Dans son récit, des familles d’ouvriers peuvent encore vivre dans la capitale, les dimanches (après la distribution de l’Huma sur le marché) sont consacrés à de longues promenades à vélo avec pause casse-croûte au bord du canal de l’Ourcq, les femmes sont assignées aux tâches domestiques et le père est le chef de famille tout puissant. Déjà, dans le regard de Daniel – où se mêlent admiration pour la ténacité et les engagements de son père et honte devant sa gouaille et sa rusticité moulée dans une tenue de cycliste amateur vieillissant – ce monde, celui de l’après Seconde Guerre mondiale, est en train de vaciller.

La fin du roman donne de multiple sens à son titre Dernier métro : il entre en résonance avec la Résistance à l'occupant allemand du film de François Truffaut, évoque les grilles baissées de la station Charonne contre lesquelles sont venus s’écraser les manifestants du 8 février mais aussi la fin, brutale, de l’adolescence de Daniel, qui se heurte à la violence de l’Histoire et annonce des lendemains qui, s’ils verront la fin des «événements d’Algérie», ne seront pas que chansons. )