LITTÉRATURE JEUNESSE

(romans, nouvelles)

La guerre au bout du couloir, roman jeunesse, aux éditions Thierry Magnier
date de parution octobre 2008


Prix 2009 de
la Nouvelle Revue Pédagogique



Le sujet :

Le mois de juin 1962 est très chaud à Oran.
Ce jour-là Maurice, dit Momo, se retrouve seul à la maison avec son petit frère Alain, un bébé en couche. Ses parents ont disparu, alors Momo part chercher de l’aide (surtout pour changer les couches d’Alain), mais leur tante Rosine non plus n’est pas à la maison. Des Algériens en arme défilent dans les rues. Momo et Alain sont recueillis par le vieil indigène qui leur vend des légumes au marché, il les ramène au bled. Mais il faut retourner en ville, retrouver les parents. Tout a changé et, de la famille, nulle trace.



Oran, 1962. Le jeune Momo se retrouve seul avec son petit frère encore bébé dans les rues de la ville, ignorant pourquoi ses parents lui ont dit d’aller chez sa tante Rosine. Quand, chez elle, il constate que les plantes sont sèches, il s’inquiète et doit improviser des soins pour Alain. Son étonnement et son inquiétude croissent à la vue d’une colonne de gens, les mains en l’air, devant un homme en uniforme. Alors qu’Alain commence à crier famine, un vieil indigène dans une charrette lui ordonne de monter…
C’est par les yeux et la bouche de Momo que nous découvrons l’ambiance particulièrement lourde dans une ville de l’Algérie indépendante. L’enfant alterne la description naïve de faits et l’évocation de souvenirs de la vie familiale. Sans détails sordides, la violence et la haine des indigènes contre les Français d’Algérie qui succèdent à celles des occupants et leur racisme féroce sont palpables. Ce que Momo découvre chez ces gens qu’on lui décrivait comme « barbares » c’est l’humanité, la générosité naturelle d’une mère qui ne choisit pas ceux qu’elle nourrit, l’amitié et l’amour. Mais chez eux aussi, on trouve parfois la haine, une soif de vengeance.
Un roman fort, court et concis, qui suggère la violence de cet épisode historique, et surtout qui montre la sottise des préjugés et de ceux qui les cultivent.




Un récit subtile et complexe. Aucun manichéisme, ici. Nous accompagnons Momo par son seul regard sur les événements et par le jeu de ses souvenirs, parfois tragiques, souvent drôles. Mais les quelques jours passés auprès d’Imrane et de sa famille soulève un voile sur l’autre monde, celui jusqu’alors ignoré : celui de la misère, de la dignité, de la générosité. Le temps présent, le temps passé sont traités dans des aller-retour d’une remarquable efficacité.A recommander vivement pour tous à partir de 12 ans.



Christophe Léon nous entraîne en juillet 1962 en Algérie... Un livre intéressant  sur la tolérance et l'acceptation de l'autre.. (ptites souris 2009)



La langue est soignée et les associations de mots souvent poétiques et imagées. L'auteur a su trouver la forme et les mots précis pour présenter avec talent une guerre souvent oubliée. (Otium, 31 octobre 2009)



... Violence des hommes, intolérance, haine de l'étranger colonisateur, etc. : ces thèmes enrichissent cette histoire sensible, qui touchera les jeunes lecteurs. Un livre poignant avec ses non-dits et son amour du pays. (Revue Lecture Jeune, trimestriel, juin 2009)


Eté 1962, Alger fête sa décolonisation. Momo, un jeune garçon français, et son petit frère Alain sont séparés de leurs parents et recueillis par une famille au bled.
Ce roman qui aurait pu être un énième texte sur la guerre d’Algérie parle de tout autre chose. Bien sûr le contexte historique est important, mais l’essentiel est ailleurs. A l’époque de la colonisation, deux mondes se côtoyaient sans jamais se mêler. Momo traverse cette frontière virtuelle lorsqu’il est recueilli par le maraîcher dans le bled. Il y découvre la liberté, la débrouillardise, l’amitié mais aussi le fait que son père n’avait pas forcément raison sur tout. A la fin du livre, Momo a quitté l’enfance.
Un superbe roman écrit sans concessions comme peut l’être un enfant qui entre de plein fouet dans le monde en guerre des adultes. Un ouvrage à savourer pour les situations parfois cocasses dans lesquelles se trouve Momo et pour ses descriptions colorées de la vie quotidienne à Alger à l’époque des Pieds-noirs.





  Même s'il ne dit pas tout, l'auteur permet de découvrir à travers les yeux de Momo la situation en Algérie avant la guerre, pendant et juste après. Le jeune garçon, de par ce qu'il vit et de par ses souvenirs, est un lien entre le point de vue des français d'Algérie et la réalité de la vie des Algériens.
Loin d'être manichéen, ce point de vue permet de comprendre la résistance à rendre un pays qui n'est pas le sien mais que l'on aime. Pourtant, il n'excuse pas tout, notamment une méconnaissance de la culture algérienne et un racisme primaire.
Il montre aussi que si les Algériens ont été exclus des instances décisionnaires de leur pays, les représailles après l'indépendance ont été violentes.
C'est un roman fort et dur, un roman historique comme en on voit peu. Pour ceux que cette période de l'histoire récente intéresse, c'est un livre à découvrir. ()


























































Dans la sélection du
prix alTerre ado 2009
 



Dans la pré-sélection pour le



Un nouveau roman remarquable de Christophe Léon qui se passe à Alger, juste après le 1er juillet 1962...  (La revue des livres pour enfants, février 2009)


Voici un très beau livre sur la guerre d'Algérie qui a le mérite de présenter ce conflit de façon objective, sans prendre parti pour l'un ou l'autre des camps et qui montre que dans tous les conflits se sont toujours les plus faibles qui payent le prix fort. Une vraie réussite. ()




Livre à Lire : Sélection automne 2008

Ce roman offre une bonne réflexion sur les préjugés de deux peuples qui s’ignorent et fait ressentir le désarroi des Français d’Algérie lorsque la situation politique a changé. Les horreurs sont évoquées de façon allusive, de sorte qu'elles ne sont compréhensibles que par celui qui les connaît déjà. Par exemple, la torture n'est mentionnée que par le segment de phrase "dans un endroit où on les bichonnera". Un livre que nous vous recommandons. (Association Regionale des Documentalistes de l’Enseignement Privé d’Ile de France)



.. J'ai adoré ce livre acheté pour ma fille après qu'elle ait lu un premier de cet auteur (Pas demain la veille).
l'histoire, le style, le sujet et surtout l'humour allié à une certaine gravité font de ce livre une vraie réussite. Je crois qu'il plaira aussi bien aux ados qu'à leurs parents. ()



Une histoire d’enfance réaliste, douloureuse. Une réflexion sur le colonialisme. Belle écriture. (Citédoc)



Un récit subtile et complexe. Aucun manichéisme, ici. Nous accompagnons Momo par son seul regard sur les événements et par le jeu de ses souvenirs, parfois tragiques, souvent drôles...  Le temps présent, le temps passé sont traités dans des aller-retour d’une remarquable efficacité. A recommander vivement pour tous à partir de 12 ans.  (Attac Cévennes) et aussi ici



... un récit souvent cocasse dans lequel la gravité s’installe au fil des pages...  (Lettres d'Aquitaine - Arpel)



Un superbe roman écrit sans concessions comme peut l'être un enfant qui entre de plein fouet  dans le monde en guerre des adultes... (Magazine Page, octobre 2008)



Opalivres "Un livre par jour" : Un beau roman, attachant... à recommander à partir de 13 ans... (Transat F.M. 98,5 MHZ, 9 décembre 2008)



Vallée FM :  "La guerre au bout du couloir" n'est pas un livre ordinaire... Un livre fort... (émission Beth-EP, novembre 2008)



Ecriture poignante et texte en nuance pour un narrateur bousculé, balloté entre l’enfance et le monde des responsabilités : là, il apprend à forger son propre jugement. (Comité Livres au trésor)



C'est un récit qui me touche particulièrement à cause de mes origines. L'histoire est singulière, intéressante et bouleversante. Mais le jeune lecteur ignorant les évènements dramatiques d'Oran après l'indépendance va t'il comprendre le climat de terreur, l'incompréhension des deux communautés, le massacre des français d'Algérie? Néanmoins, bravo pour ce roman qui a le mérite d'éveiller les consciences sur les débordements incontrôlés, qui sont la honte de cette guerre d'Algérie. (Bibliothèque de Salon de Provence, 2009)



Les Coups de Coeur des Ados : Mars/Avril 2009 (Lib. Sauramps)



...très intelligent et bien mené... fourmille de phrases percutantes et drôles (Le blog d'Ulaz, 30/10/09)



... Un roman fort, courts et concis qui montre non seulement la violence de cet épisode historique, mais surtout la sottise des préjugés et de ceux qui les cultiveent (Revue Union pacifiste, Mai 2009)



... bravo pour ce roman qui a le mérite d'éveiller les consciences sur les débordements incontrôlés, qui sont la honte de cette guerre d'Algérie. (, janvier 2010)