Eté
1962, Alger fête sa décolonisation.
Momo, un
jeune garçon français, et son petit
frère Alain sont séparés de leurs
parents et recueillis par une famille au bled.
Ce roman qui aurait pu être un énième
texte sur la guerre d’Algérie
parle de tout autre chose. Bien sûr le contexte historique
est
important, mais l’essentiel est ailleurs. A
l’époque de la
colonisation, deux mondes se côtoyaient sans jamais se
mêler. Momo
traverse cette frontière virtuelle lorsqu’il est
recueilli par le
maraîcher dans le bled. Il y découvre la
liberté, la débrouillardise,
l’amitié mais aussi le fait que son
père n’avait pas forcément raison
sur tout. A la fin du livre, Momo a quitté
l’enfance.
Un superbe roman écrit sans concessions comme peut
l’être un enfant qui
entre de plein fouet dans le monde en guerre des adultes. Un ouvrage
à
savourer pour les situations parfois cocasses dans lesquelles se trouve
Momo et pour ses descriptions colorées de la vie quotidienne
à Alger à
l’époque des Pieds-noirs.
Les Incorruptibles
Marie-Christine Lhuillery Collège
Arsène Meunier, Nogent le Rotrou
Même s'il ne dit pas tout, l'auteur permet de
découvrir
à travers les yeux de Momo la situation en
Algérie avant
la guerre, pendant et juste après. Le jeune
garçon, de
par ce qu'il vit et de par ses souvenirs, est un lien entre le point de
vue des français d'Algérie et la
réalité de
la vie des Algériens.
Loin d'être manichéen, ce point de vue permet de
comprendre la résistance à rendre un pays qui
n'est pas
le sien mais que l'on aime. Pourtant, il n'excuse pas tout, notamment
une méconnaissance de la culture algérienne et un
racisme
primaire.
Il montre aussi que si les Algériens ont
été
exclus des instances décisionnaires de leur pays, les
représailles après l'indépendance ont
été violentes.
C'est un roman fort et dur, un roman historique comme en on voit peu.
Pour ceux que cette période de l'histoire récente
intéresse, c'est un livre à découvrir.
(Blablas
littéraires d'un bibliothécaire,
février 2010)
...
bravo pour ce roman qui a le mérite d'éveiller
les
consciences sur les débordements
incontrôlés, qui
sont la honte de cette guerre d'Algérie. (Bibliothèque
Municipale de Salon de Provence, janvier 2010)
Oran, 1962. Maurice se retrouve seul avec son petit frère encore
bébé dans les rues de la ville, ne savant pas pourquoi il doit se
rendre chez sa tante Rosine, à la demande de ses parents. Quand, il
arrive chez elle, Momo (Maurice) est inquiet, car personne ne répond
à la porte. Puis, en rentrant chez lui, il voit une file de gens,
les mains sur la tête, suivis de prêt par une jeep avec des
militaires. Alors qu'Alain commence à crier famine, un vieil
indigène dans une charrette lui ordonne de monter…
C'est par
les yeux et la bouche de Momo que nous découvrons la vie d'un
français dans une ville de l'Algérie indépendante. L'enfant
alterne la description de faits et l'évocation de souvenirs de la
vie familiale.
Un roman fort, court, qui parle de la fin de la
guerre d'Algérie. (Les lectures de Joana, avril 2011)