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Une course folle en voiture, une personne percutée, une fuite qui commence...
[...]
l’alternance de la narration à la première et à la deuxième personne
renforce le caractère des personnages incarnés par Sébastien et Loïc.
Une réussite pour ce roman qui incontestablement peu faire débat .(Comité de Lecture de Littérature Jeunesse CRDP Paris, 27 décembre 2011)
Délit de fuite
édition La joie de lire, coll. Encrage


[...] Les phrases sont courtes, exprimant le désarroi des deux
personnages principaux qui narrent en alternance l’histoire. Sébastien
parle au « je », alors qu’on suit Loïc au travers d’un « tu », assez
révélateur du fait qu’il n’a pas la maîtrise de ce qui se passe. Le
récit est au présent, ce qui augmente l’idée de tension et d’inconnu,
gardant le lecteur captif du récit malgré l’absence de véritable action.
En
effet, il y a beau avoir plusieurs moments d’introspection et peu
d’action véritable après le délit de fuite, j’ai eu l’impression de
lire un thriller tellement la tension est palpable. Page après page, je
me suis demandé si Sébastien allait parler, lui qui tient entre ses
mains le futur de son père, marchant sur une corde raide entre
responsabilité et loyauté. J’ai d’ailleurs aimé sentir que l’auteur ne
portait pas de jugement, se contentant d’ouvrir la réflexion.
C’est
un chouette livre et il me semble aussi être un bon outil pédagogique
pour l’alternance des narrations et du style, ce dernier caractérisant
chacun des personnages. En plus, c’est une petite plaquette qui se lit
rapidement. À faire découvrir, donc! (Sophie lit , 20 juin 12011)
Et aussi l'entretien pour le site de Sophie Lit, qui commence comme ceci : J'ai lu plusieurs bons commentaires il y a quelques mois à propos de Délit de fuite sur des blogs de lecteurs que je fréquente et, après avoir attendu patiemment que le bouquin soit disponible à ma bibliothèque, je n'ai pas été déçue! C'est le premier roman que je lis de cet auteur, mais ce ne sera pas le dernier tant j'ai aimé son écriture. Délit de fuite a d'ailleurs éveillé ma curiosité et Christophe Léon a été très sympathique en acceptant de répondre à mes questions! Voici notre entretien... LIRE LA SUITE




... Jeune garçon rejeté par ses parents, le personnage
voit en cette amitié un moyen de réparer
l’irréparable et permet à Christophe Léon de
signer une histoire touchante sur la responsabilité et
l’amitié. (Florian M'Lire, 24 janvier 2011)
... Par l’intermédiaire du récit croisé -
chaque chapitre alterne entre l’intériorité de
Sébastien et celle du fils de la victime- Christophe Léon
met à nu bon nombre de failles dans les rapports parents-enfants
et interroge le concept de responsabilité. Délit de fuite
se lit aussi comme un très beau texte sur l’amitié.
(Blog Ados Mollat, 26 janvier 2011)... Le roman de Christophe Léon est une vraie réussite à bien des égards. A la limite du thriller, le récit adopte un rythme soutenu dès les premières pages notamment grâce à une alternance des narrateurs. Mais Délit de Fuite n’est pas qu’un court roman à suspense, c’est avant tout une très jolie histoire d’amitié, d’amour filial et une réflexion sur le sentiment de culpabilité. Ainsi, les questionnements du héros touchent et émeuvent le lecteur, tout comme le récit du fils de la victime. L’auteur, enfin, ne porte aucun jugement et raconte seulement une histoire où personne ne tient le rôle du méchant contre les gentils. C’est à chaque lecteur de se faire son opinion et de se souvenir que souvent la réalité rattrape la fiction. (Les Histoires Sans Fin, Leïla Pelfresne, mai 2011)
Relations
croisées entre un père et son fils et celle entre deux adolescents dont
l’un est le fils de l’agresseur et l’autre le fils de la victime. Pour
l’un comme pour l’autre la question est la même : comment vivre après
un drame de cette sorte ? Chacun recherche une explication pour
l’inexplicable. Dans cette histoire d’amitié et de loyauté entre deux
jeunes gens, de réflexion sur la portée de nos actes et notre
responsabilité personnelle, Christophe Léon ne juge pas, ne condamne
pas. Il raconte. Il ne se sert pas du sujet comme d’une tribune contre
la délinquance routière, mais comme une invitation à y réfléchir un peu
au travers d’une histoire la plus humaine possible. Une histoire
cohérente, sur la culpabilité, le déni, la responsabilité et l'amitié
qui est écrite à deux voix : Sébastien à la première personne, et Loïc
à la deuxième personne. Ce parti pris d’écriture renforce les
différences des deux jeunes gens : un qui peut interagir sur la
situation et l’autre qui ne peut que la subir.
[...]
Les chapitres mettent en scène, tour à tour chacun des narrateurs.
Sébastien s'exprimant à la 1ère personne, Loïc à la seconde personne.
Cela donne un ton particulier à ce roman (le lecteur se sentant
concerné par le "tu") et facilite l'attachement aux 2 narrateurs qui
est immédiat.
[...]
Ce livre emprunte le chemin direct de la question d'éthique et de la
crise de conscience. Les personnages sont attachants. On est pris
d'empathie pour eux. J'ai dévoré ce livre, je n'arrivais plus à
m'arrêter, je voulais connaître la suite. Le sujet difficile, et qui
peut être dérangeant, un père fait un délit de fuite après avoir heurté
violemment quelqu'un, est vraiment bien mené. L'écriture est fluide. (Kallirrohe, 13 novembre 2011)
Les points de vue alternent entre Sébastien et Loïc : l'un,
fils du coupable ; l'autre, fils de la victime. Christophe Léon
parvient à parfaitement retranscrire les émotions
potentielles ressenties lors de tels événements.
L'écriture, fluide et rythmée, est en accord avec les
actions décrites : lors des faits rapides, les mots
s'enchaînent et la lecture est haletante ; lors des
réflexions des personnages, les phrases sont plus longues et
interrogent le lecteur. Grâce à un style travaillé
et une histoire bien dynamisée, le roman se lit d'une traite et
reste longtemps à l'esprit. (Ricochet, Déborah Mirabel, février 2011)
Le soir où son père a renversé une femme, avant d'accélérer tous feux
éteints, Sébastien était installé sur le siège passager. Ce même soir,
Loïc était, lui, le passager de la voiture de sa mère, qui au moment de
sortir de l'habitacle a été happée par le bolide. Les deux garçons
vivent le même cauchemar, mais pas à la même place. La culpabilité du
premier le poussera vers la peine de l'autre, la vie se chargera
d'essayer de transformer tout ce maelstrôm en un beau sentiment,
l'amitié.... Délit de fuite, de Christophe Léon, est un roman qui prend littéralement aux tripes. Le drame survient tel un coup de poing dès les premières pages. Alors que Sébastien et son père se rendent à leur maison de campagne, la voiture heurte une femme sortant de son véhicule. Une fois la violence de l'évènement assimilée, l'horreur réelle nous apparaît: le conducteur décide de ne pas s'arrêter et oblige son fils au secret. La narration se partage alors entre le fils du conducteur et le fils de la victime. Un roman exemplaire qui ne donne ni dans le pathos, ni dans le moralisme, mais qui ose aborder un sujet inusité : la lâcheté des adultes. Certes le sujet est difficile, mais on sort de cette lecture profondément bouleversé et plus à même de réfléchir sur nos actes et leurs conséquences. (Tania Massault, librairie Pantout, 2 mai 2011)
[...] Un roman intéressant sur l’image qu’on peut avoir d’un père, et qui se trouve chamboulée du jour au lendemain, et si le roman aborde la question de la sécurité routière, il n’est absolument pas moralisateur, il évoque des faits, et les réactions des personnages qui doivent « faire avec ». Car même avec une idée arrêtée sur la question, on ne peut s’empêcher de se dire « et moi, qui sait ce que j’aurais fait dans un moment de panique ? »
Le roman aborde aussi la question d’une amitié improbable qui néanmoins triomphe, quand l’autre est peut-être avant tout une bouée de secours.
[...} Pour conclure, un roman inhabituel et vraiment prenant, qui mérite largement qu’on s’y arrête ! (Les jardins d'Hélène, 5 octobre 2011)
Salon du livre jeunesse, rencontre avec un auteur...Délit de fuite, rencontre avec Christophe Léon