LITTÉRATURE
JEUNESSE
(romans, nouvelles)
Dans
l'enfer de Dante, roman jeunesse, collection
Récits, aux éditions La joie de lire
date de parution janvier 2009
Le sujet :
Le
jour de la rentrée scolaire, la vie bien rangée
de Denis, collégien aux
préoccupations toutes adolescentes (amitié
virile, rugby et drague
semi-experte), bascule en enfer, un enfer nommé
Béatrice Dante. D’une
histoire familiale tourmentée, ballottée de foyer
en foyer, Béatrice
est hospitalisée pour une commotion.
Dévoué à la cause de la belle
indifférente, Denis élabore un plan de fuite pour
l’aider à rejoindre
sa mère. Leur cavale ne se terminera pas vraiment comme
prévu… « Dans
l’enfer de Dante » étonne et
séduit d’abord par son style. Utilisant
des tournures argotiques dignes d’Alphonse Boudard,
Léon invente une
langue imagée et truculente. Il compose une histoire forte
avec ces
adolescents aux univers opposés, qui donne lieu à
des esquisses
psychologiques d’une grande finesse.
Il y a Denis, et il y a la malicieusement
nommée
Béatrice. Béatrice Dante, pour le clin
d’oeil
tragique. Dans ce lycée du sud de la France, le jeune homme
frime, pratique la drague semiexpérimentée
et joue du rugby (principalement pour les cocardes sexy qu’on
y
récolte). Béa est moins
légère. Un
père mort avant sa
naissance, une mère devenue folle après sa
naissance,
elle navigue et échoue dans des foyers.
Lorsqu’elle
débarque dans l’école de Denis, elle
est bien plus
vieille que ne l’indique son passeport: 15 ans. Denis se sent
pousser des ailes quand il tombe amoureux de la belle
indifférente fracassée. Avec son pote Driss, il
va
organiser une rencontre entre Béa et sa mère si absente. Récit
à
deux voix, le roman de Christophe Léon bouleverse par le
vécu douloureux de la jeune fille et séduit par
l’inventivité de sa langue. (SONIA BELLEMARE, Le
Nouvelliste, 17/02/2009)
La narration
innove en affichant clairement son système : d'abord
récit
de Denis, puis de Béatrice, et enfin alternance des voix (la
dernière
partie : Paroles & double je), elle propose des extraits du
chapitre à chacun des débuts, une annexe du
voyage en Angleterre de
Denis qu'il annonce lui-même... A
apprécier par de bons lecteurs.(
Ricochet jeunesse, Chronique de Sophie
Pilaire)
La structure même du roman est originale : trois chapitres dont le
dernier fait alterner les voix de Denis et Béatrice, chacune portant
alternativement le récit. Puis à la fin, un pied-de-nez en lieu et
place des remerciements habituels.
Il y a à la lecture de ce livre
un magnifique sentiment de voyage vibrant sur le continent du sentiment
amoureux, ses égarements et ses vertiges. Le poète Dante Alighieri
n’aurait pas été déçu de cette proposition ! (
ActuSF, Valérie, bibliothécaire)
Denis est un collégien qui a des
préoccupations de son âge : rugby,
amitiés viriles, séduire les filles, etc. Tout
change pour lui
lorsqu'il fait la connaissance de Béatrice Dante, une fille
de son âge
à l'histoire familiale tourmentée qui est
ballottée de foyer en foyer.
Alors qu'elle est hospitalisée pour une commotion, Denis
décide
d'élaborer un plan de fuite pour l'aider à
rejoindre sa mère... (
Infos.. Jeunes France)
Sélection J'adore Lire mars-avril
2009
Site internet au service de la
création et des échanges littéraires
en Suisse
Résumé: La vie de Denis, jeune adolescent sans problème
particulier, sauf ceux de son âge, mène une vie plus ou moins
tranquille avec son copain Driss. Mais à la rentrée, apparaît Béatrice,
Béatrice Dante. Et là, la vie de Denis bascule. Il en devient fou
amoureux. Mais Béatrice est du genre farouche. Elle a été abandonnée
par sa mère, qui a fait une dépression à sa naissance. Il faut dire
aussi que son mari venait de mourir, donc pas facile tout cela.
Résultat, Béatrice se retrouve balancée de foyer en foyer, car elle n'a
pas un caractère très accommodant. Mais pour Denis, ce n'est rien, il
l'aime... (
Libbylit, n°86, mars-avril 2009)
Outre cette situation somme toute assez banale dans la vie de nos
adolescents, Christophe Léon nous invite à
découvrir un univers
particulier et à partager l’intimité de
ce jeune garçon en proie à son
premier véritable amour.
Cet univers particulier, Christophe Léon nous y fait entrer
par la
petite porte. Par son écriture d’abord. Des
phrases courtes,
percutantes, avec des formules argotiques dignes des meilleures perles
d’Alphonse Boudard. Un style incisif ensuite dans lequel la
révolte le
dispute à l’incompréhension «
les autres, y peuvent pas comprendre
» et à ces émotions diverses et
variées qui submergent Denis au moment
où il s’y attend le moins. N’oublions
pas qu’il joue au rugby, sport
viril s’il en est, et qu’ «
un
homme, un vrai, ne pleure jamais
». Confronté à tous ces
bouleversements, et à ce monde nouveau qu’il
découvre, le jeune garçon ne prendra
peut-être pas les bonnes
décisions. Mais ce qu’il va faire, il le fera avec
tout son cœur. Et
ça, c’est inestimable.
J’ai apprécié ce roman pour
son histoire certes, mais aussi pour
l’analyse psychologique des caractères
qu’il nous propose. On sent que
l’auteur connaît ce monde étrange et
angoissant de l’adolescence, qu’il
en maîtrise les rouages et les codes secrets et
qu’il n’a qu’un souhait
: permettre aux jeunes, nos jeunes, de s’y
reconnaître et de le
traverser sans trop de mal.
Dans l’Enfer de Dante,
une histoire aux résonances tellement vraies
qu’elles en deviennent encore plus belles… (Martine Galati, Culturofil, 1er mars 2009)
Banale rencontre amoureuse ou coup de poing à
l’estomac pour une rencontre incertaine ? L’écriture
de ce texte est cinglante. Phrases courtes, musclées, cherchant
à faire mouche et réussissant parfaitement à
atteindre leur cible. Formules détonantes : le regard
porté sur l’adolescence est inattendu, dans une langue qui
jouit de son pouvoir, celui du mot ou de la formule juste. Ainsi, la
rencontre entre Béatrice et Denis vu par Denis, p 47 : «
C’est
le coup de foudre. Du trois cent quatre-vingt volts. Du
triphasé. Pas de prise de terre pour absorber la
décharge. Ca me tombe sur le ciboulot. Sans prévenir. Ca
me crame les plombs. Noir total. Définitif. Le neurone en
vadrouille. La raison à genou. Me voilà assuré
d’un avenir à gambader dans un pré recouvert de
pâquerettes avec un accompagnement de clochettes tintinnabulant
à mes oreilles. Ah ! L’amour… »
La structure même du roman est originale : trois chapitres dont
le dernier fait alterner les voix de Denis et Béatrice, chacune
portant alternativement le récit. Puis à la fin, un
pied-de-nez en lieu et place des remerciements habituels.
Il y a à la lecture de ce livre un magnifique sentiment de
voyage vibrant sur le continent du sentiment amoureux, ses
égarements et ses vertiges. Le poète Dante Alighieri
n’aurait pas été déçu de cette
proposition ! (
Valérie Beaugier - BM Montreuil, Livre au trésor)
... Dans
un style vivant, nourri de métaphores et d'images telles que les
adolescents en inventent aujourd'hui, cette histoire, proche du roman
d'initiation, dépeint un adolescent capable de se surpasser et de
braver la colère des adultes pour un amour véritable. L'intrigue
nourrie, l'histoire haletante, la psychologie fine des personnages font
de cette histoire un excellent roman. (
La Marmitalire, mars 2009)