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On en parle :

 [...] L'histoire de l'Argentine, dont les mère de la place de Mai font vivre encore le souvenir tous les dimanches à Buenos Aires, m'a toujours bouleversée. Tous ces disparus, ces corps que l'on réclame, ces enfants nés en prison dont on ignore ce qu'ils sont devenus... J'ai donc dévoré ce roman, qui pourrait être une histoire revendicatrice pleine de bons sentiments et qui pourtant évite tous les écueils dans lequel un style trop simple aurait pu l'emmener. Ignacio n'hésite pas à emmener Pascal dans une course folle dans les rues à la rencontre de son passé. Mais le colonel et sa famille ne sont pas les monstres qu'ils devraient être. Clouée dans un fauteuil, la colonelle élève Ignacio à coup de baguette pour lui faire apprendre à lire et à écrire plusieurs langues. Loin d'être une torture, la vie qu'il mène auprès d'eux passerait presque pour une opportunité. Et lorsqu'il essaiera de retrouver sa famille, on ne tombera pas non plus dans les grandes retrouvailles larmoyantes. Rien n'est si simple, et c'est ce qui donne au roman toute sa profondeur. Tout en nuance mais sans s'épargner une grande force, il m'a profondément marqué. ()



Dans ce contexte pour le moins troublé et bouleversant, plusieurs questions et problèmes sont soulevés : le rapport à la famille biologique et d’adoption, l’importance des origines, et par là même la transmission et l’éducation. Ce sont des questions existentielles qui touchent intrinsèquement tout un chacun dans la construction de soi. Mais dans une telle histoire, une telle ambiance, elles prennent une réelle ampleur et deviennent profondément préoccupantes. Car on prend alors conscience que nous sommes bien loin d’être dans un monde manichéen. Les bourreaux peuvent aussi avoir de bons côtés – et on a plus de mal à leur en vouloir. Inversement, même paré des plus belles intentions, on ne parvient pas nécessairement à ses fins. Des sentiments ambivalents cohabitent et les remises en cause de soi sont alors bien douloureuses.

Ce roman au réalisme poignant met en exergue de tels dilemmes dans toute leur violence, et il transmet avec brio les plaies suintantes du pays sud-américain grâce à un témoignage individuel. On ne sort pas indemne de cette œuvre intense et bouleversante à bien des égards. ()
L

Argentina, Argentina...

édition Oskar

coll. Histoire




Le sujet :



C'est une histoire d'amour et de haine, dans l'Argentine  de la dictature.
C'est le récit d'une famille anéantie par l'ordre tortionnaire.
C'est l'enfant Ignacio, arraché à ses parents alors qu'il n'a que six ans, et élevé par le colonel Gutiérrez et sa monstrueuse femme.
Dans le Buenos Aires d'aujourd'hui, l'homme Ignacio se souvient. de tout. Alors il parle. il nous parle.
Écoutez son histoire.





















































Prix littéraires :

Sélection 2012 : 

7 e Prix littéraire départemental des collégiens de l'Hérault


On en parle :

[...] Ce tête à tête est vraiment prenant, les personnages sont bien campés et je trouve intéressant de présenter cet épisode tragique de l’histoire Argentine qui dura de 1976 à 1982. Christophe Léon réussit parfaitement à en présenter l’atrocité sans tomber dans le sordide. ()

[...] Ce roman, témoignage d'une période trouble qu'a vécue l'Argentine dès 1976, est très bien mené et présente un double intérêt : la relation de faits tragiques subis par une famille -comme tant d'autres- et la qualité du personnage d’Ignacio. Son portrait, en constante évolution, est vraiment réussi : très jeune, sa vie rencontre l’Histoire et va en être à jamais bouleversée. Ses sentiments, entre incompréhension et révolte, sont décrits de manière juste, sans tomber dans l'écueil d'une violence vengeresse à laquelle il pourrait prétendre. On est rapidement happé par son récit bouleversant et on découvre à sa suite le pouvoir des mots. Un roman, fort, bien rédigé, qui, en rappelant ce contexte politique complexe, fait réfléchir. Un texte d’une grande intelligence et d'une pudeur remarquable.()



[...] J’ai été touché par ce personnage, par ce qu’il essaye de devenir : médecin, malgré tout ce qu’il a vécu, et à cause de cela. Il nous raconte son histoire petit à petit, nous tenant en haleine jusqu’au bout du roman.
Un très beau roman qui m’a permis de découvrir un peu plus un pays et une partie se son histoire difficile. ()


Parution

Août 2011





On en parle :

Pascal part en Argentine, pour rencontrer Ignacio Guttierez. Il souhaite écrire un article sur les enfants volés par les militaires argentins pendant la dictature. Ignacio fait partie de ces enfants. L’adulte qu’il est aujourd’hui va pendant 3 jours, raconter son histoire, ses deux vies, ses déchirements, ses doutes, ses choix.
Ce tête à tête est vraiment prenant, les personnages sont bien campés et je trouve intéressant de présenter cet épisode tragique de l’histoire Argentine qui dura de 1976 à 1982. Christophe Léon réussit parfaitement à en présenter l’atrocité sans tomber dans le sordide. ()



Pascal Forte prépare un article documenté pour le magazine qui l’emploie. Sujet : les enfants volés par les militaires argentins durant la junte. Il s’envole pour l’Argentine à la rencontre d’un de ces enfants devenu adulte, Ignacio Guttierez. Au cours d’entretiens enregistrés, Ignacio dévoile son histoire au journaliste, la vie avec ses parents et grands-parents, son arrivée à Buenos Aires, comment il a été séparé de sa famille, la disparition du père et de la mère, son placement-adoption chez le colonel Guttierez et les années passées chez eux.
Puis la fin de la junte et la fuite des militaires. S’ensuit pour le jeune garçon-homme une recherche d’identité et la découverte au Paraguay d’un frère, Abel, qu’il va tenter de joindre.

Emeline : 5/5 !

Ce roman témoigne de l’Argentine des années 1976 à 1983 et dépeint avec justesse ce qu’a pu être le destin d’un enfant à qui l’on a arraché son passé.
()



[...] Le rythme est haletant et c’est là, sans doute, l’idée la plus brillante de ce roman : Pablo/Ignacio raconte son histoire dans une interview, avec difficulté et angoisse, ce qui divise le récit en autant d’épisodes, ménageant un suspens quasi policier et amenant le lecteur à éprouver des émotions intenses.
Ce livre est une vraie réussite...
()




Argentina, Argentina... est un roman assez court mais d'une intensité dramatique remarquable. Christophe Léon ne s'attarde pas sur des détails inutiles - comme la vie personnelle de Pascal, le journaliste, ou son projet d'article - et prend le parti de centrer son récit sur un pan de l'histoire de l'Argentine, raconté par un personnage adulte à travers ses souvenirs d'enfant.
J'ai été très émue à la lecture de ce récit, le trouvant à la fois vibrant d'émotion et tout en pudeur. Les deux hommes s'apprivoisent progressivement et aplanissent au fil des heures leurs différences culturelles, personnelles, etc. C'est beau, c'est simple. Pas de fioriture ni de plume aux envolées lyriques. Juste une rencontre entre deux personnages et un lourd passé qui ressurgit. ()