Sur le chemin où l'on s'enferme

Christophe Léon

Roman noir — Littérature générale

De Deauville à Chiang Maï, un homme qui n'a jamais eu qu'un seul vrai talent : mentir. Jusqu'au jour où le mensonge se retourne contre lui.
Couverture Sur le chemin où l'on s'enferme – Christophe Léon

Cairn éditions, collection « Du Noir au Sud » — septembre 2026

ISBN à paraître
Cairn éditions — septembre 2026 Roman noir Imposture Deauville / Chiang Maï

Pierre Chevalier, quarante ans de vie cabossée sur le dos, baraqué comme un chien battu, est un gigolo devenu rentier, paria tordu par un passé de violence familiale, d'abandon, de dépendance au sexe et à la survie à crédit. Sa vie, éclatée, branlante, s'accroche malgré tout à ses illusions et ruses, avec le goût amer d'un homme qui sait qu'il a déjà perdu.

Madee Kamdee, jeune Thaïlandaise cramée par la rue, l'addiction, les promesses trahies, est son ombre fragile et sauvage, son secret aussi brutal que tendre. Sauvée des griffes d'un dealer, Boon-mee, qu'elle a trahi pour survivre, elle devient la secrétaire et complice silencieuse de Pierre, dans cette villa à Chiang Maï où la douceur n'est qu'un leurre.

Entre Paris, Deauville et Bangkok, les non-dits s'accumulent, les loyautés vacillent, jusqu'au crime qui scellera leur destin. Pierre, enfermé dans un fauteuil roulant depuis une chute mystérieuse, perd peu à peu son empire d'illusions ; Madee trace sur toile une haine qu'elle ne peut dire, et l'ombre de Boon-mee rôde, prête à frapper.

Dans ce roman noir la frontière entre victime et bourreau s'efface : deux âmes cabossées tissent une fresque où le mensonge est roi, la solitude un abri, et la disparition la seule issue. Un dernier casse-tête existentiel où s'entremêle la complicité destructrice, le jeu des identités et la recherche vaincue d'un peu de lumière dans la nuit.

Personnages principaux

Pierre Chevalier / Victor Kpotchie / Gabriel Apsara Le narrateur — écrivain, imposteur, manipulateur Figure centrale du roman, dont l'identité varie selon les masques qu'il porte au fil du récit.
Madee Kamdee Jeune femme thaïlandaise D'abord proche du narrateur, elle devient partenaire ambiguë et personnage-clé de la seconde partie.
Boon-mee Dealer — ancien amant / oppresseur de Madee Victime majeure autour de laquelle se noue l'intrigue.
Eugénie Veuve française — Deauville Cible de l'escroquerie sentimentale initiale du narrateur.
Shabanou Cavalier King Charles du narrateur Complice récurrente du stratagème.
Franz Cocker d'Eugénie Partenaire canin de Shabanou.

Lieux de l'intrigue

  • Deauville — cœur de la première partie, lieu de chasse du narrateur, des planches, du casino, des hôtels et du dîner chez Hellio.
  • Trouville — base arrière du narrateur, appartement-refuge et lieu de repli.
  • Bangkok — point d'origine de Madee, avec le condo familial à Sathorn.
  • Chiang Maï — la villa-refuge où se noue le drame.
  • Lieux plus allusifs : New York, l'Europe, la Belgique, Anguilla, la Malaisie, la Birmanie et l'Amérique.

Structure du récit

La chasse à Deauville

Le narrateur, sous un premier masque, traque Eugénie sur les planches, au casino, dans les hôtels — une escroquerie sentimentale bien rodée.

La confession thaïlandaise

Chiang Maï. Madee, la villa, le passé qui remonte, Boon-mee qui rôde. Un autre visage du narrateur se révèle.

La reprise du cahier

Tout ce qui précède est remis en question. Le roman fonctionne comme un récit emboîté, où chaque partie « ré-éclaire » la précédente, brouillant la frontière entre souvenir, fiction et aveu.

Autres éléments importants

  • L'imposture — le narrateur change sans cesse d'identité, de rôle et de masque.
  • La manipulation affective — l'amour, l'amitié et la confiance utilisés comme leviers.
  • La solitude — elle revient partout, chez Eugénie, Madee, Pierre et le narrateur lui-même.
  • La dépendance — à l'argent, à la drogue, au sexe, au confort, à la reconnaissance.
  • La vieillesse et le déclin — très présents dans la partie Deauville, avec le corps, le désir et le temps qui s'usent.
  • La corruption morale — une logique du faux assumée, sans vrai remords.
  • Le pouvoir des récits — raconter sert à tromper, survivre, séduire et se justifier.
La fin, en une phrase Le mensonge gagne, mais la peau du type reste sur le carreau : à la fin, il n'a plus que le goût froid de sa propre victoire.

Fiche technique

ÉditeurCairn éditions
CollectionDu Noir au Sud
ParutionSeptembre 2026
ISBNà paraître
GenreRoman noir — Littérature générale
imposturemanipulation DeauvilleChiang Maï Bangkokaddiction solitudeidentités roman noirhuis clos
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