Le Somnambule équivoque — 2008
Beat generation attitude
Naturalisme sanglant
Descente aux enfers
L'acte fondateur
Un peu de brutalité dans un monde sans douceur. Une jeune femme peintre, 12aze, trouve son inspiration en enfonçant son crayon dans l'œil de son modèle. S'ensuit une descente aux enfers.
L'acte initial — le crayon, l'œil, l'inspiration — déclenche une dynamique qui ne s'arrêtera plus. D'un côté, l'affirmation d'un naturalisme de plus en plus sanglant chez la jeune artiste ; de l'autre, la plongée dans l'absurde de l'éclopé. Une anarchie déliquescente qui ne pouvait que produire des monstres — dont les protagonistes ne sont que les plus romanesques avatars.
12aze
La jeune femme peintre
Elle cherche l'inspiration là où personne d'autre ne la cherche — dans la brutalité du geste, dans la violence faite au corps de l'autre. Son naturalisme s'affirme, s'intensifie. Il n'y a pas de retour possible.
L'éclopé
Le modèle — le blessé
Sa plongée dans l'absurde suit sa propre logique. Victime et personnage à part entière. Entre les deux, une relation qui défie toute classification.
Un naturalisme de plus en plus sanglant
Christophe Léon joue ici sur le registre du naturalisme littéraire — ce mouvement qui regardait la réalité sans détourner les yeux — mais le pousse jusqu'à son point de rupture. Ce n'est plus observer la réalité : c'est la produire, la fabriquer par l'acte artistique. 12aze ne représente pas la violence — elle la génère pour peindre. L'art comme territoire sans loi.
Fiche technique
| Éditeur | Le Somnambule équivoque |
| Parution | 2008 |
| Genre | Roman — Beat generation attitude |